La commune rurale de Fello Koundouwa, située à près de 130 kilomètres de la préfecture Tougué, manque de tout. En plus de son enclavement, Fello Koundouwa n’a ni eau potable, ni postes de santé ou de nombre suffisant d’enseignants, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters qui séjourne dans la préfecture.

La localité de Fello Koundouwa fait partie de ces communes rurales oubliées par l’administration guinéenne. Très difficile d’accès, cette localité à vocation agro-pastorale fait frontière avec la République du Mali, la préfecture de Koubia, Kouratongo et Dinguiraye.

Interrogé sur les difficultés que connait Fello Koundouwa sur le plan éducatif, Madiou Diallo a d’abord fait l’état des lieux. « La direction sous-préfectorale de l’éducation de Fello Koundouwa compte treize écoles, dont dix fonctionnelles, avec douze enseignants. Parmi ces douze enseignants, deux sont des contractuels communautaires. Pour l’année scolaire écoulée, nous avions 489 élèves, dont 231 filles, répartis dans 16 groupes pédagogiques. Nous avons besoin de dix enseignants pour couvrir le manque. C’est pourquoi nous demandons aux acteurs de l’éducation de nous aider à avoir des enseignants pour qualifier l’éducation à Fello ».

Parlant de la documentation, le directeur sous-préfectoral de l’éducation de Fello Koundouwa affirme rencontrer de sérieux problèmes. « Si on regarde la répartition, on dira que 40 élèves partagent un seul livre. Nous n’avons pas de livres. La pauvreté extrême affecte négativement la formation des enfants, d’ailleurs c’est ce qui les pousse à abandonner les cours au profit des champs ou des zones minières. Nous demandons aux personnes de bonne volonté, à l’État de nous venir en aide. Aujourd’hui, je n’ai aucun moyen de déplacement pour naviguer entre les écoles », se plaint-il.

Quant à Boubacar Sonnoron Baldé, sous-préfet de Fello Koundouwa, il demande au gouvernement guinéen de penser à sa juridiction qui souffre tant depuis la période coloniale. « Depuis la période coloniale, Fello Koundouwa et ses habitants rencontrent d’énormes difficultés qui méritent d’être éradiquées pour le bien être de cette population : deux postes de santé avec deux agents de santé pour toute la sous préfecture. Et, il y a des districts qui sont frontaliers avec le Mali Bamako, de 60 à 70 kilomètres du chef lieu de la sous-préfecture. Nous lançons un appel à l’État de nous faire au moins la route Tougué-Fello Koundouwa, car tout est priorité ici. Une carte de recharge est revendue à 5 500 FG et un sachet d’eau à 1 000 FG. La route est impraticable, il nous faut des jours pour arriver ici. Vraiment, nous souffrons », a fait remarquer le sous-préfet.

De Fello Koundouwa, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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