L’actualité sociopolitique nationale a été au centre des débats de l’assemblée générale du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) de ce samedi, 22 septembre 2018. La concession du Port Autonome de Conakry à la société Albayrak, la question des huit millions de francs guinéens réclamés par le SELCG au gouvernement ainsi que la crise à la Cour Constitutionnelle, ont fait l’objet des échanges, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour ce qui est de la situation au Port, c’est Diallo Alpha Ousmane, membre de la coordination du parti, qui a annoncé le PADES soutient le combat que mènent les travailleurs. Selon lui, « au PADES, nous ne sommes pas contre le partenariat public-privé. Par ce que dans tous les pays du monde, c’est ce qui développe. L’Etat seul ne peut pas faire face aux infrastructures. Mais allez jusqu’à céder totalement notre patrimoine, là je pense qu’il y a lieu de réfléchir. Mais, ça a été un contrat entre copains, signé dans des couloirs confus et personne ne sait le contenu de ce contrat. Vous demandez au ministre (Aboubacar Sylla), il va vous dire que c’est bon. Mais, tout ce qui est bon doit être dévoilé publiquement. Vous demandez aux députés, ils diront qu’on attend voir ce qu’il y a dedans. Personne ne peut nous dire aujourd’hui concrètement il y a quoi dans ce contrat. Mais, on sait quand même qu’il y a une volonté à un niveau très élevé de l’Etat… Mais, un petit clan restreint se réuni et puis décide à la place du peuple, ce n’est pas normal ».

Le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) menace de boycotter l’ouverture des classes du 03 octobre 2018 si l’on ne relance pas les négociations autour d’un salaire de huit millions de francs guinéens pour chaque enseignant. « Ce qui se passe aujourd’hui, c’est le SLECG même qui est demandeur de dialogue maintenant. Et, l’Etat refuse catégoriquement. Ça veut dire aujourd’hui, la crise qui mine le secteur émane de la volonté et du refus de l’Etat guinéen. Le SLECG a lancé un préavis de négociation s’il ne revient pas à table de négociation, ils iront en grève générale et illimitée. Ce qui peut retarder les cours. Le PADES dit non cette mauvaise gouvernance », martèle Diallo Alpha Ousmane.

Suite à la « destitution » de Kéléfa Sall au poste de président de la Cour Constitutionnelle, le PADES dénonce le régime en place. « Les 8 conseillers, à travers un arrêt, ont remercié leur président. Mais, du point de vue des juristes constitutionnalistes, cet arrêt n’a pas respecté la forme et le fond. Il fallait tout d’abord que le président fasse le parjure, et deuxièmement, il faut qu’il soit condamné par une juridiction Guinéenne. Et, qui peut condamner le président de la Cour Constitutionnelle ? C’est seule la Cour Suprême et avec l’approbation de l’Assemblée Nationale. Le PADES est pour le respect des textes », assure ce proche de Dr Ousmane Kaba.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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