Ibrahima Sow était réputé être « un sérieux homme d’affaires », âgé d’une quarantaine. Jusqu’au vendredi passé, 21 septembre 2018, il vivait dans la commune rurale de Banankoro (préfecture de Kérouané) où il avait organisé une tontine qui permettait aux femmes marchandes d’épargner de l’argent. Mais, après avoir enregistré un nombre important de clients, monsieur Sow a d’abord fait quitter sa femme avant de prendre la poudre d’escampette.

Selon les explications confiées à Guineematin.com par certaines victimes, « l’homme d’affaires » avait un minimum de deux mille (2 000) clients qui versaient par jour en des groupes de 15 000 GNF, de 20 000 GNF et de 100 000 GNF. Ainsi, avec 700 personnes qui versaient 15 000 GNF, 900 qui déposaient 20 000 GNF et 400 autres qui épargnaient 100 000 GNF par jour et par personne, Ibrahima Sow gagnerait un intérêt mensuel de soixante-huit millions (68 000 000 GNF), soit 10 500 000 GNF pour le groupe de 15 000, 18 000 000 GNF pour le groupe de 20 000 et 40 000 000 GNF pour le troisième groupe qui dépose 100 000 GNF.

A préciser que pour la garde de l’argent, monsieur Sow prélevait un bénéficie du montant équivalent à un jour sur trente avec chaque client. Ce qui donnerait, si tous les deux mille clients versent normalement, 15 000 multiplié par les 700 clients, plus 20 000 fois les 900 clients, plus 100 000 fois les 400 autres clients, a indiqué madame Djomba Mara, l’une des clientes victimes.

Mais, au fil du temps et de la pratique, l’homme s’est dit qu’il pouvait encore mieux gagner s’il investissait ces montants autrement avant la fin de chaque mois. Ainsi, cette ambition démesurée a poussé le réputé « homme d’affaires » à fuir sa mine…

Pourtant, certains citoyens de Banankoro disent n’avoir pas été surpris. « Il y a des rumeurs qui circulaient depuis plusieurs semaines que monsieur Sow a investi l’argent de ses clients dans un chantier d’extraction de diamant dans la zone de Sineria, située à quelques kilomètres du centre rural. Il a mis l’argent dans ça ; mais, il semblerait qu’il a perdu. C’est pourquoi, après lui avoir réclamé l’argent sans succès, certaines femmes sont allées à son logement prendre ses effets puisqu’elles avaient commencé à douter », a indiqué un citoyen, ajoutant qu’habituellement, « Sow ne retardait pas l’argent de ses clients ».

A rappeler que le secrétaire de la mairie de Banankoro, Monsieur Kamano, interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, dit être saisi par un groupe de femmes victimes qui ont parlé de cinq cent millions (500 000 000 GNF). Mais, ce responsable local estime que la mairie ne peut pas régler ce problème parce qu’elle n’avait pas été informée de la relation entre ces femmes et Ibrahima Sow.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Tél : 621 357 966

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