Fonction publiqueUne autre crise est en perspective en République de Guinée ! Le salaire de près de 11 000 (Onze mille) enseignants non postés sont bloqués à la source à compter de ce mois de septembre 2018 sur instruction du président Alpha Condé qui engage ainsi une vaste campagne d’assainissement du fichier de la fonction publique, vient d’apprendre Guineematin.com d’une source généralement bien informée.

Il semble que les derniers recensements organisés par le gouvernement à travers le Ministère de la Fonction Publique ont permis de repérer près de 11 000 enseignants qui ont quitté clandestinement l’Education tout en continuant à domicilier leurs salaires dans leurs départements d’origines.

Les intéressés ont souvent utilisé leurs proches hauts placés ou la carte du parti au pouvoir pour abandonner la classe et fuir la poussière de craie au profit d’autres départements. Mais, convaincus que l’Education paye mieux avec d’autres avantages qui ne se trouvent pas ailleurs, les déserteurs ont pris le malin plaisir d’y laisser leurs salaires.

Cependant, des cas inexpliqués sont déjà signalés dans plusieurs préfectures de l’intérieur du pays où des enseignants effectivement en situation de classes n’ont pas vu leurs salaires. Même certains responsables de ressources humaines qui ont l’habitude d’aider les fonctionnaires à faire cette transhumance sont concernés par cette nouvelle situation.

Selon certaines indiscrétions, plusieurs enseignants responsables et militants du RPG Arc-en-ciel, actuellement au pouvoir n’ont aussi pas échappé à cette mesure.

Il est à rappelé que cette mesure tombe au moment où les enseignants ont épuisé leurs économies pour avoir déjà consommé leurs salaires de 2 mois de vacances. Ils attendaient de pieds ferme le salaire de septembre pour respirer un peu, préparer la rentrée des classes pour les enfants, payer des dettes, libérer des vacanciers pour sauver l’honneur, payer l’ordonnance de la maman au village.

Reste à savoir si les erreurs, anomalies et éventuels règlements de compte pourront être corrigé à temps. Toujours est-il que le risque de connexion entre ces nouvelles victimes et le mouvement de grève préconisé par le SLECG du redoutable Aboubacar Soumah est très élevé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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