Les débats dans le dossier pour diffamation contre notre consœur de la radio Espace FM. Aussitôt appelé par le juge Thierno Souleymane Barry, le dossier a connu une « exception d’inconstitutionnalité » soulevée par les avocats de la défense. Selon maîtres Salifou Béavogui, Alseny Aissata Diallo et Sonomou, le dossier porte sur la liberté de la presse. « L’article 7 de la Constitution guinéenne relatif à la liberté de la presse garanti la recherche et la diffusion des informations ».

Pour maître Salifou Béavogui, la journaliste Moussa Yéro Bah n’a fait que recueillir les opinions de Diaraye qui déclare avoir été abusée par son oncle et tuteur dès l’âge de 15 ans.

Par contre, la partie civile conteste vigoureusement cette demande. « C’est une fuite en avant destinée à soustraire dame Moussa Yéro Bah de la justice. Cette exception est inappropriée, incohérente et sans objet. On veut vous faire croire que la liberté de la presse est synonyme de libertinage. Il n’y a aucune motivation qui pourrait faire droit à cette demande. Il faut la rejeter », a dit maître Pépé Antoine Lamah.

Le procureur, Daouda Diomandé va abonder dans le même sens. « On est dans un dossier portant sur la liberté de la presse dont les conditions sont définies en terme d’éthique et de déontologie ».

Le dossier est mis en délibéré pour décision être rendue le 11 octobre sur l’exception d’inconstitutionnalité…

Alpha Mamadou Diallo depuis le TPI de Dixinn pour Guineematin.com

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