Éviction de Kéléfa Sall : « il y a des mains occultes dernière cette situation », dit le PADES

L’assemblée générale hebdomadaire du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) de ce samedi, 6 octobre 2018, a porté essentiellement sur l’actualité sociopolitique guinéenne. La rencontre, qui a regroupé de nombreux militants et cadres du parti, a été pilotée par Mohamed Kaba, coordinateur national du PADES, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les crises, tant à la Cour Constitutionnelle que dans le système éducatif, tout comme l’installation des conseils communaux ont été les points débattus au cour de cette rencontre.

Parlant de la crise à la Cour Constitutionnelle, Mohamed Kaba a dénoncé cet état de fait. « Aujourd’hui, nous sommes tous en Guinée et nous savons que la Guinée est en panne. La Guinée est en panne sur tous les plans, tout est paralysé. Mais, certaines actions doivent nous interpeller. Pour cela, je vais m’attarder sur la Cour Constitutionnelle. Sur cette question, la position du PADES n’a toujours pas changé. Le parti ne s’intéresse pas à des questions de personnes, mais nous avons le devoir, en tant que guinéens, de sauvegarder l’intégrité et la survie des institutions de notre pays. C’est un devoir sacré. Aujourd’hui, toutes les institutions du pays sont paralysées, en l’occurrence la Cour Constitutionnelle. Nous avons vu l’accélération d’un certain nombre de phénomènes, notamment l’éviction du président Kéléfa Sall, la nomination d’un nouveau président et d’un vice-président. Et surtout, un décret présidentiel qui confirme cela. Nous avons dit que cet acte n’est pas légal. La loi prévoit le mode de remplacement des éléments de la Cour Constitutionnelle. Puisqu’on ne peut pas être à la fois juge et partie, nous avons dit que la procédure a été violée. La procédure est violée en ce sens qu’il reviendrait à la Cour Suprême de constater effectivement l’impossibilité d’assurer la présidence et d’en tirer les conséquences. Mais, tel n’a pas été le cas », a-t-il déploré.

Poursuivant, le coordinateur national du PADES accuse des mains occultes d’être derrière cet imbroglio. « Quand on voit la vitesse à laquelle tout cela s’est fait, on est amené à se poser des questions réellement. Et nous n’avons pas de doute, qu’il y a des mains occultes dernière cette situation, et nous sommes vigilants. Nous devons rester vigilants pour défendre la Constitution. La Constitution ne doit pas être violée, la Constitution ne doit pas être changée au gré des situations ou aux desiderata de certaines personnes ou de groupe de personnes », soutient monsieur Kaba.

Parlant de la crise qui mine le système éducatif avec la grève des enseignants, Mohamed Kaba affirme que c’est une honte pour la Guinée. « Aujourd’hui, ce qui se passe semble normal pour tout le monde. Toutes les écoles sont fermées. C’est une catastrophe. Vous voyez dans la sous région, les enfants sont à l’école. C’est un droit pour les enfants d’aller à l’école. C’est un devoir pour le gouvernement de les envoyer à l’école. Et je pense que le gouvernement est responsable de cette situation. Lorsqu’on va gouverner, on doit pouvoir prévoir. On n’attend pas que les problèmes arrivent pour trouver des solutions. Cette situation interpelle tout le monde. Les enfants ont un programme établi dans le temps, si le programme n’est pas respecté, on va encore bâcler les programmes, comme on l’a fait l’année passée et avoir le résultat qu’on a eu à la même année. Vous avez vu les résultats de l’année passée ? C’était les résultats les plus mauvais de la sous-région. Il faut que nous nous réveillions puisqu’il s’agit de l’avenir de nos enfants. Il faut que nous nous levions puisqu’il s’agit de l’avenir de notre nation. Nous ne pouvons pas laisser cette situation de chienlit s’étaler et continuer dans notre pays. C’est une honte pour la Guinée », s’est-il indigné.

En ce qui concerne l’installation des conseils communaux, monsieur Mohamed Kaba a déploré le fait que ce programme n’ait pas eu lieu à partir de la date indiquée, c’est-à-dire à partir du vendredi 05 octobre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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