Fodé Bangoura sur la fête du 02 octobre : « nous n’avons pas gagné le pari de l’unité nationale »

L’actualité sociopolitique guinéenne a été au centre des débats à l’occasion de l’assemblée générale du PUP (Parti de l’Unité et du Progrès) de ce samedi, 6 octobre 2018. Il a été question de la célébration des soixante ans de l’accession de la Guinée à l’indépendance, de l’ouverture manquée des classes, de la crise à la Cour Constitutionnelle et de la mise en place des conseils communaux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La rencontre, tenue au siège du PUP à Cameroun, dans la commune de Dixinn, a été dirigée par le président du parti, Elhadj Fodé Bangoura, entouré de ses principaux collaborateurs.

Parlant de la fête des 60 ans d’indépendance de la Guinée, l’ancien bras droit du président Lansana Conté a laissé entendre que cette fête devrait être une occasion pour unir davantage les guinéens. Mais, déplore Elhadj Fodé Bangoura, cela n’a pas été le cas. « Au cours de cette fête, nous avons gagné le pari de la mobilisation. Mais malheureusement, nous n’avons pas gagné le pari de l’unité nationale. On est rentré au stade avec nos problèmes et nous sommes ressortis avec nos problèmes. On devrait profiter de cette fête, pour unir davantage les guinéens, mais tel n’a pas été le cas. On devrait tout faire pour que l’unité nationale soit renforcée. Cette fête n’est pas une fête d’un parti politique, ni de la société civile, mais une fête de tous les guinéens, de tous les bords. Donc, tout ce qui devrait frustrer une partie de la population devrait être évité. Quand on veut construire une nation, on ne joue pas avec la haine comme agrégat », conseille Fodé Bangoura.

Par ailleurs, pour ce qui est de la crise qui mine la Cour Constitutionnelle, le président de l’ancien parti au pouvoir dira que cette crise n’est pas finie. « J’avais dis que la crise qui se passe à la Cour Constitutionnelle est très grave. C’est le fondement de la République. Et la seule personne à éviter à notre pays une énième crise, c’est monsieur le président de la République. Dommage! Il a pris un décret en ce sens. Mais la crise n’est pas finie. Cela veut dire que la crise continue. Je pense que c’est une question de confiance. Quand les citoyens du pays n’ont pas confiance en leurs institutions, c’est grave. Et nous sommes dans un tel cas de figure. Aujourd’hui, il y a crise et elle perdure. Ça ne devrait pas l’être, car c’est le recours. Et quand c’est le recours même qui est menacé, c’est grave » a-t-il martelé.

Pour ce qui est de l’installation des conseils communaux, le président de la séance a rappelé aux militants que ça fait huit mois qu’on n’arrive pas à installer les exécutifs dans les communes. Selon lui, ce retard s’explique par le fait qu’il y a eu « mauvaise préparation des élections, mauvaise élection, tricherie, crise postélectorale. Tout cela, parce qu’on ne résout pas les problèmes, on les repousse et ça nous rattrape».

En outre, le président du PUP a fait savoir à ses militants son inquiétude face à la crise qui mine actuellement le système éducatif guinéen. « On ne repousse pas les problèmes, on les gère. On est au pouvoir pour gérer les problèmes des guinéens. Quand on a un problème de ce genre, on ne le repousse pas, on ne le renvoie pas, on le gère. Il vaut mieux les convaincre que de les vaincre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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