« Informer les acteurs sur les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts ainsi que d’échanger sur le processus de réforme foncière engagé par le gouvernement Guinéen. Il s’agira également de mettre en place un plan d’action pertinent pour la dissémination et l’opérationnalisation des Directives volontaires au niveau local ».

Tel est l’objectif d’un atelier de 2 jours qui s’est tenu cette semaine dans la ville carrefour Mamou, située à 270 kilomètres de la capitale Guinéenne.

L’atelier a regroupé des participants venus de l’intérieur du pays mais aussi des pays comme le Sénégal et la France. Ces acteurs ont planché sur plusieurs sujets dont « le processus de réforme foncière actuellement en cours en Guinée ; la cartographie sur les initiatives en cours à travers des outils et instruments de sécurisation foncière, les enjeux et défis de la gouvernance foncière au niveau local… ».

Une rencontre rendue possible grâce à l’appui technique et financier du Ministère Guinéen de l’Agriculture, de la FAO, IPAR.

Selon le Coordinateur de ACORD Guinée, Association de Coopération et de Recherche pour le Développement initiatrice de la rencontre, Macky BAH, cet atelier vise à mobiliser les différents acteurs autour d’une question aussi pertinente et, à la fois préoccupante que le foncier.

Justement dans son intervention, le Professeur Ibrahima Amadou DIALLO coordinateur du projet sur la gouvernance foncière dans le bassin du fleuve Sénégal, fera remarquer que « …cet atelier se situe dans un contexte particulier car visant à améliorer la gouvernance foncière dans le bassin du fleuve Sénégal. Paradoxalement, en dépit de l’existence de ce grand fleuve et de son potentiel, les populations des pays membres que sont le Sénégal, la Guinée, le Mali et la Mauritanie, subissent la pauvreté et l’insécurité alimentaire. C’est donc pour faire face à la situation et surtout de trouver des solutions idoines que cette rencontre se tient… ».

Pour se faire, les acteurs étatiques et non étatiques de ces pays doivent se retrouver et discuter de cette situation a ajouté l’intervenant. Il souhaite aussi que les dirigeants mais aussi les populations de ces pays concernés, puissent lutter contre les agressions dans cet espace.

Il s’agit des activités des riverains comme l’agriculture, la fabrication de briques, les feux de brousse non maitrisés, la déforestation ou encore l’agression du littoral. Des situations qui dégradent l’environnement avec les effets du changement climatique qu’on connait.

Une rencontre dont se réjouissent les participants interrogés. Mamadou Alpa DIALLO un des participants dira ceci. « Nous allons discuter de tout ce qui concerne le foncier, comment protéger l’environnement et éviter de le dégrader, parce que notre survie en dépend. Nous constatons qu’on coupe abusivement les bois, on met du feu de manière incontrôlée à la brousse, conséquence, il fait de plus en plus chaud, la pluie se fait rare ce qui n’était pas le cas il y’a des années en arrière. Lorsque nous étions jeunes la nature se portait beaucoup mieux, il y’a beaucoup de comportements en nous que nous devons changer. Je pense qu’on doit arrêter cela pour notre survie et celle des générations futures surtout ».

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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