Education : la FSPE « demande aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison »

La Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) a fait le point sur la grève lancée il y a 72 heures en dénonçant une campagne d’intimidation à son encontre. C’était à l’occasion d’une assemblée générale organisée ce samedi, 13 octobre 2018, à la bourse du travail, a constaté de Guineematin.com sur place.

Après un huit clos qui a réuni l’ensemble de ses membres, c’est Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE, qui a porté la voie de ses collègues. Selon lui, malgré la campagne d’intimidation lancée par les autorités contre certains de ses membres, son mot d’ordre de grève a été largement suivi.

« A l’issue de l’Assemblée générale d’aujourd’hui, la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education se félicite des trois (3) jours de mot de d’ordre de grève, largement suivis sur toute l’étendue du territoire national. A cet effet, la FSPE demande aux braves enseignantes et enseignants de resserrer les rangs. Elle condamne avec la dernière énergie les tentatives d’arrestation et d’intimidation des syndicalistes, notamment à Coyah, Mamou et N’Zérékoré. La FSPE demande aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications », a dit monsieur Camara.

Par ailleurs, le secrétaire général de la FSPE a dénoncé le comportement l’inspecteur général du travail. Selon lui, Docteur Alia Camara, au lieu de tenter de résoudre le problème, essaye de l’envenimer en disant ne pas les reconnaitre. « L’inspecteur général du travail pense que nous, en tant que jeunes syndicalistes, il pense que nous nous sommes venus du ciel pour tomber dans le bureau national de la FSPE. Il oublie que nous avons passé d’abord dans les écoles, syndiqués à la base, commune, après le bureau national. Il pense que nous, nous n’avons aucune notion du syndicat. Qu’il se détrompe. Nous sommes des syndicalistes avertis ».

Devant cette attitude, la FSPE avertit Dr Alia Camara sur la conséquence qui peut découler de tels agissements. « La loi L028, dans ses articles 34, 35,41, nous l’autorise plein droit. Donc, il n’a rien à nous apprendre. S’il veut connaitre nos compétences, qu’il nous invite au tour de la table. (…) Je voudrai dire aux enseignants de ne pas céder à des intimidations, de ne pas relâcher. Si on doit bloquer le salaire de tous les enseignants, nous sommes prêts, c’est tout le monde. Mais, aucun enseignant n’ira à l’école, de tenir bon. Si on veut que la crise là finisse, il faut qu’on règle ce qu’on a demandé », a-t-il dit avec insistance.

Pour rappel, la FESPE a lancé une grève générale depuis trois jours et réclame un certain nombre de choses : « conforment à l’Article 100 du statut particulier de l’Education, les différentes primes et indemnités indiquées dans le dit statut doivent être multipliées par trois, sauf la prime de craie qui doit être revalorisée à 200% sur le salaire indiciaire ; l’amélioration de la prime des élèves-maîtres et étudiants des institutions d’enseignement à 200%, l’octroi des bourses d’étude… »

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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