« Nous étions au nombre de six. Nous sommes venus vandaliser la boutique. Chacun de nous a pris quelque chose dans la boutique. En repartant, il y a eu une dispute entre nous au moment du partage du butin. Mohamed Camara, dit Caster, qui avait pris l’argent, n’a pas voulu le faire sortir. On l’a fouillé pour faire sortir l’argent. Et, au moment du partage, des militaires sont venus nous trouver et on s’est dispersé. Mais, ils m’ont mis aux arrêts alors que les autres ont pris la fuite… » a expliqué Karamoko Kéita.

Un groupe de présumés bandits, mis hors d’état de nuire il y a plus de huit ans, a comparu ce mardi, 17 octobre 2018, devant le tribunal criminel de Dixinn. Karamoko Keita et ses co-accusés sont poursuivis pour des cas de vol à main armée, d’association de malfaiteurs, de coups et blessures volontaires, a appris un reporter de Guineematin.com qui était au tribunal.

Les accusés ont été arrêtés le 14 août 2010 et placés sous mandat depuis cette date. Une arrestation consécutive à une attaque à main armée, perpétrée nuitamment au quartier Belle vue, dans la commune de Dixinn. Ils sont accusés d’avoir braqué Mamadou Kana et Alpha Oumar Diallo, gérants d’une boutique d’alimentation générale.

Les accusés dans cette affaire ont été transférés ce mardi, 16 octobre 2018, au Tribunal criminel de Dixinn où ils ont commencé à expliquer la scène de cette attaque.

L’accusé Karamoko Keita, appelé en premier lieu par le président du tribunal, a dit que c’est au niveau des rails de Kénien qu’ils se sont réunis pour définir le plan de l’attaque. Selon lui, après avoir planifié la descente, ils sont venus à 2 heures du matin à la Bellevue pour vandaliser la boutique à l’aide d’un pied de biche.

« Nous étions au nombre de six. Nous sommes venus vandaliser la boutique. Chacun de nous a pris quelque chose dans la boutique. En repartant, il y a eu une dispute entre nous au moment du partage du butin. Mohamed Camara, dit Caster, qui avait pris l’argent, n’a pas voulu le faire sortir. On l’a fouillé pour faire sortir l’argent. Et, au moment du partage, des militaires sont venus nous trouver et on s’est dispersé. Mais, ils m’ont mis aux arrêts alors que les autres ont pris la fuite. Le lendemain, je suis allé avec les policiers pour montrer le domicile des mes amis. Ils ont arrêté certains d’entre eux, d’autres ont pris la fuite » a expliqué Karamoko Kéita.

Après cette explication, c’est fut au tour de Sékou Camara de livrer sa part de vérité dans cette attaque. Il n’a pas nié les faits mis à sa charge. Il dit avoir participé à l’opération, mais « aucune arme de guerre n’a été utilisée » par le groupe. « C’est seulement le pied de biche que le groupe a utilisé pour arracher la porte. Aucun parmi nous ne détenait un fusil » a-t-il insisté.

Cependant, les victimes disent bien avoir été menacées par des armes de guerre avant d’être dépossédés de leurs biens.

Le dossier a été renvoyé au mardi, 23 octobre 2018, pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 654 416 922/664 413 227

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