La revue sectorielle à mi-parcours du portefeuille portant sur la « transformation économique et gestion durable du capital naturel » du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) a fait l’objet d’un atelier ce mercredi, 17 octobre 2018, à Conakry. Cette rencontre vise à jeter un regard sur le programme signé dans le cadre de la coopération entre le PNUD et le gouvernement guinéen pour la période 2018-2022, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Cette revue sectorielle permettra d’apprécier le niveau de la mise en œuvre du Plan du Travail Annuel (PTA) 2018, les progrès réalisés, les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives de 2019.

Eloi Koidio IV

Dans son discours, le directeur adjoint pays du PNUD, Eloi Koidio IV, a rappelé que « le programme de transformation économique traite des problématiques d’emploi et d’insertion socio-économique des jeunes, d’entreprenariat, de l’autonomisation des femmes et du développement des chaines de valeur. Le Programme Environnement et Gestion Durable du Capital Naturel traite du renforcement de la résilience des communautés et l’adaptation au changement climatique ; de l’élaboration d’outils et politiques stratégiques, la promotion des villes et villages, la gestion durable des déchets le développement des énergies renouvelables ».

Par ailleurs, Eloi Koidio IV a fait remarquer que le plan de coopération de l’institution qu’il représente est aligné sur le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Plus loin, il dira que le PNUD a deux axes principaux d’intervention en Guinée. « Un axe sur la Gouvernance et l’Etat de Droit, avec toute la palette des interventions en matière d’accompagnement des institutions républicaines pour l’instauration et la consolidation de la démocratie et de la paix ; mais aussi des actions sur la justice et de la citoyenneté. Le deuxième axe concerne la transformation économique et le développement durable. C’est lui qui fait l’objet de la présente assise en terme de revue, où nous sommes en train de faire l’examen, avec la partie nationale et les acteurs impliqués, notamment la société civile et les bénéficiaires, le niveau d’exécution de nos activités planifiées pour l’exercice 2018 », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne les difficultés observées dans le cadre de l’exécution de ce portefeuille, le diplomate onusien dira qu’elles se situent à trois niveaux :

« -Premièrement, sur la mise à disposition à temps des ressources planifiés pour certains projets qui sont arrivés avec un certain retard dû aux modalités de finalisation des conventions assignées avec les partenaires donateurs.

-Deuxième élément, c’est au niveau de la mise en place des élus locaux qui a connu un certain retard. Cela n’a pas permis d’avoir un dialogue direct avec les autorités sur place, même si celles qui ont assuré l’intérim ont été des interfaces avec lesquels nous avons pu communiquer et faire en sorte que la majorité des activités puissent être lancée.

-Le troisième niveau est lié au contexte et aux difficultés de mouvement en terme de mobilité sur certains sites où nos équipes ont eu quelques difficultés d’accès aux sites d’intervention ».

Au cours de son intervention, Eloi Koidio IV a laissé entendre que des recommandations seront faites pendant cet atelier en vue de rectifier le tir. « Des recommandations qui vont permettre d’améliorer le niveau d’exécution des activités telles qu’elles sont faites, à la lumière des difficultés et des contraintes observées, mais aussi avec des outils de réponses que nous mettrons en place avec nos équipes qui sont sur le terrain »

Bah Sékou Condé

De son côté, le directeur national du Plan et de la prospective, Bah Sékou Condé a dit que cet atelier a touché deux aspects qui lui vont droit au cœur. « Il s’agit d’abord de la gouvernance et la transformation économique et gestion durable du capital naturel. Ensuite, au niveau du développement durable, ce projet touche 10 éléments sur 17. Cela est très important. Ce qui me permet de dire que notre atelier, grâce à sa base culturelle qui est transversale, atteindra son objectif », pense-t-il.

Marc Wajnsztok

Pour sa part Marc Wajnsztok, leader Cluster transformation économique, a rappelé que pour ce qui est de l’environnement, il y a sept projets liés aux problèmes d’adaptation au changement climatique et d’atténuation. Et sur ces sept projets, précise –t-il, trois sont en phase de clôtures et quatre en phase de démarrage.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 4163 227

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