La grève générale et illimitée déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), déclenchée depuis le 03 octobre 2018, continue de paralyser les écoles. Dans la commune de Kaloum, les écoles publiques sont ouvertes même si le nombre de présent est minime, rapporte un journaliste de Guineematin.com déployé sur place.

Malgré l’appel lancé par le gouvernement pour une reprise effective des cours ce lundi, 22 octobre 2018, le constat n’est pas reluisant dans les écoles publiques de Kaloum. Très tôt ce matin, des jeunes gens ont brièvement interrompu la circulation entre Tombo et Coronthie en jetant des ordures sur la chaussée. L’intervention des forces de l’ordre a permis de rétablir la circulation.

Au lycée du 02 octobre, les cours se tiennent dans certaines salles de classe. Selon le proviseur, Mahamadou Diallo, la grève n’est que peu suivie dans son établissement. Pourtant, au regard du nombre de présents, on peut bien s’en douter. « Ce matin, nous avons 345 élèves présents sur un effectif de plus de 1200. Nous avons 7 salles de classes qui fonctionnent où on a regroupé les élèves par promotions. Pour ce qui est des enseignants, sur les 21 programmés, 6 titulaires sont venus, plus les suppléants », a dit le proviseur.
Dans les salles de classes, les terminales Sciences Sociales suivent un cours de français, dispensé par un contractuel qui était à son premier cours au public, mais qui dit avoir évolué au privé par le passé. Un cours de Mathématiques est également dispensé au bénéfice des élèves de terminale Sciences Maths.

Aux écoles primaires Frederico Mayor et du Centre, devant l’absence de certains instituteurs, les écoliers sont regroupés dans une même salle pour suivre les cours : les CP 1 et CP2, les CE 1 et CE 2, tout comme les CM 1 et CM2.

Devant chaque école, policiers et gendarmes sont présents et veillent aux grains.

Pour rappel, les enseignants demandent une augmentation salariale à hauteur de 8 millions de francs guinéens comme par mois pour chaque. Jusqu’à présent, c’est à un dialogue de sourd qu’on assiste entre le SLECG et le gouvernement… Pendant ce temps, c’est l’école guinéenne qui prend un sérieux coup par la faute de nos dirigeants.

Alpha Mamadou Diallo depuis Kaloum pour Guineematin.com

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