Les réunions se multiplient à Mamou au sujet de la grève des enseignants qui paralyse les écoles de la ville depuis la rentrée scolaire de cette année. L’IRE et la DPE ont convoqué deux nouvelles rencontres avant-hier, jeudi 25 octobre 2018, avec les responsables d’écoles pour plancher autour de cette situation. Ils ont invité encore une fois les chefs d’établissements à se battre pour permettre la reprise des cours dans les écoles, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Malgré une grande rencontre tenue récemment dans la commune urbaine de Mamou et qui a connu la présence du Gouverneur de la région, le préfet et les autorités éducatives, les cours tardent encore à démarrer dans la ville. La plupart des enseignants mais aussi des élèves se font toujours attendre dans les écoles. C’est pourquoi, les autorités éducatives locales se bougent encore pour tenter de permettre la reprise des cours.

C’est d’abord Mamady Magassouba, le directeur préfectoral de l’éducation, qui a rencontré les directeurs d’écoles élémentaires. Il a rappelé les mauvais résultats de la région de Mamou, arrivée dernière du pays lors des examens nationaux de l’année dernière, avant de demander aux directeurs de jouer leur partition en utilisant toutes les méthodes légales pour faire revenir les élèves dans les écoles.

« Ce sont ces directeurs qui gèrent directement les écoles, donc ils sont dans l’obligation d’assumer leurs responsabilités de gérer les écoles, utiliser toutes les stratégies pour faire revenir les enfants à l’école dans les jours avenir. Pas de fatigue, pas de découragement ! On ne devrait même pas aller en grève parce que nous sommes derniers dans le pays. Mais, jusqu’à présent, rien ne bouge au primaire, au moins au secondaire, il y a certaines écoles qui fonctionnent surtout les écoles privées. Comment 6 enseignants peuvent venir à l’école et qu’il n’y ait aucun élève présent ? C’est inadmissible », a-t-il dit.

Pour Mamady Magassouba, tous les responsables du secteur éducatif doivent, chacun jouer son rôle pour fin à cette crise. Il ajoute que « tous ceux qui veulent démissionner, n’ont qu’à démissionner et aucune sanction ne sera prise contre eux. Mais, on ne peut pas vouloir d’une fonction et faire dos aux contraintes qui sont liées à cette fonction-là.

C’est comme quelqu’un qui dit qu’il n’aime pas le poisson et il ne quitte pas le marigot. Donc, battez-vous pour éviter des résultats lamentables et catastrophiques. On ne doit pas frapper un aveugle deux fois dans un même coin, s’il n’a pas d’yeux pour voir, il peut avoir l’esprit pour éviter ce coin », a lancé le DPE à l’endroit des directeurs d’écoles primaires.

De son côté, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou a réuni les principaux et les proviseurs des différentes écoles secondaires. Elhadj Kerfala Mansaré a tout d’abord remercié les chefs d’établissements qui ont consenti des efforts pour faire fonctionner certains groupes pédagogiques à l’image du lycée Amilcal Cabral. Il a appelé à la poursuite des efforts de tout le monde pour que les cours puissent enfin reprendre normalement dans toutes les écoles

« Merci pour tout ce qui a été fait, merci pour tout ce qui reste à faire. Mais nous ne cesserons de compte sur vous, de vous exhorter à la tâche pour que l’école ne meure pas. Parce qu’on va croire que Mamou ne regorge que des cadres inefficaces. Aidez à démontrer que si nous voulons nous pouvons, malgré les difficultés que nous rencontrons sur le terrain », a exhorté le l’IRE.

Il faut attendre lundi prochain pour savoir si ces différents appels et exhortations ont eu un effet positif sur le terrain.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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