Le cortège de Cellou Dalein pris pour cible par les forces de l’ordre à la Belle Vue

Une semaine après les faits, le tir sur le véhicule de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, continue de susciter des réactions. Le secrétaire fédéral de l’UFDG à Faranah qui vient de se prononcer sur le sujet, dénonce « une barbarie inacceptable », rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis quelques semaines, Elhadj Boubacar Barry, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Faranah, suit avec une attention particulière ce qui se passe à Conakry. Il s’agit particulièrement de la situation politique du pays, marquée par une série de mouvements de protestation contre les conditions dans lesquelles se déroule le processus d’installation des conseils communaux.

C’est dans cette protestation, on le sait, que le véhicule de Cellou Dalein Diallo a reçu un tir le 23 octobre dernier alors que le chef de file de l’opposition guinéenne était à l’intérieur avec d’autres opposants. Un acte qui irrite le responsable du principal parti d’opposition du pays à Faranah. « Quand on entend qu’une marche pacifique a été réprimée de cette façon, c’est regrettable et ça n’honore pas notre pays.

Elhadj Boubacar Barry

Nous condamnons fermement cette barbarie parce que la vie humaine est sacrée, et l’Etat a le devoir de sécuriser tous les citoyens guinéens, qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition. Normalement, les autorités ne doivent même pas interdire une manifestation pacifique parce que c’est quelque chose qui est constitutionnel.

Quand on n’est pas d’accord avec les agissements du gouvernement, on a le droit de sortir exprimer notre mécontentement dans la rue de façon pacifique. Mais, l’Etat est en train de piétiner nos lois, violer les accords politiques, cela est inacceptable. Donc, nous condamnons la tentative d’assassinat de notre président et nous le remercions pour son courage », a réagi l’opposant.

Comme les leaders de l’opposition républicaine, Elhadj Boubacar Barry s’insurge aussi contre le non-respect de l’accord politique du 08 août 2018 qui avait permis de mettre fin à la crise liée au contentieux électoral et ouvrir la voie à l’installation des conseils communaux. Il dénonce « la mauvaise foi » du régime en place « qui refuse de respecter ses engagements.

Quoi qu’on dise de cet accord, il permettait au moins de préserver la paix. Mais, comme à ses habitudes, le pouvoir a décidé de le violer et d’installer les maires qu’il veut et comme il veut », a-t-il dit, appelant le pouvoir à plus de sagesse, responsabilité et au respect des lois de la République. Car, pour lui, la solution aux problèmes de la Guinée, c’est de respecter la loi pour éviter de signer des accords qui ne seront pas respectés.

A rappeler que l’UFDG est arrivée troisième aux élections locales du 04 février 2018 à Faranah avec 5 sièges derrière la liste indépendante et le RPG Arc-en-ciel.

De Faranah , Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 24 15 13

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