L’installation des conseils communaux et les « incohérences » du code électoral révisé ont polarisé les débats hier, samedi 3 novembre 2018, à l’UFR. C’était à l’occasion de l’assemblée générale du parti républicain, tenue à son siège à Matam. La rencontre, qui a regroupé beaucoup de militants, a été présidée par le député Bakary Goyo Zoumanigui, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

D’entrée de jeu, l’Union des Forces républicaines a dénoncé la manière dont se déroule l’installation des conseils communaux à travers la Guinée. La présidente nationale des femmes de l’UFR, Hadja Aissata Daffé, accuse le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, de retarder à dessein cette installation. « On a constaté que, certainement partout où un parti est majoritaire face au parti au pouvoir, on cherche à retarder les choses pour pouvoir faire des tractations. Donc, c’est pourquoi plusieurs dates ont été données dans plusieurs communes, que ça soit rurales ou urbaines. Jusqu’à présent, on n’a pas pu les mettre en place. Donc, nous dénonçons cela et nous les reprochons cela ».

Devant cet état de fait, l’UFR demande à ce que les parties prenantes à la constitution des conseils communaux soient informées à temps. « Il faut donner un programme aux partis politiques puisqu’il peut se trouver qu’un conseiller se soit déplacé et qu’il n’ait même pas laissé une procuration. Donc, il faut donner un programme réel aux partis politiques, qu’on leur dise tel jour à telle heure, nous allons passer dans telle mairie pour pouvoir mettre l’exécutif en place », suggère l’honorable Hadja Aissata Daffé.

Revenant sur le code électoral révisé, Hadja Tamar Thiam, membre du bureau exécutif de l’UFR, accuse le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG, principal parti d’opposition, d’être à l’origine de la cacophonie actuelle pour avoir voté ledit code. « Ça a été un vote, une loi taillée sur mesure, en faveur de ces deux partis majoritaires, pour monopoliser le pays, pour créer le bipartisme et puis instaurer l’ethno-stratégie en Guinée, qui ne fera que nous déverser dans l’affrontement civil. Parce que, qui dit RPG, qui dit UFDG, aucun guinéen, même les non guinéens le savent, c’est deux ethnies. Et au moins, s’il y a d’autres partis qui ne sont pas ethniques dans le combat, ça va atténuer l’affrontement entre les deux ethnies majoritaires. Ça, c’est d’un. De deux, dire que les quartiers et les districts sont des sous-sections, et que quiconque gagne dans une commune, c’est lui qui va installer le maire et le reste se passera proportionnellement au résultat de chaque candidat, c’est un problème. La politisation jusqu’à la base profonde dans un pays mène à la guerre civile », a dit la chargée du processus électoral à l’UFR.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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