Plus d’un mois après la rentrée scolaire, les cours tardent toujours à reprendre normalement dans la plupart des écoles du pays. C’est le cas notamment de l’école primaire du centre située dans la commune de Kaloum à Conakry.

Selon les statistiques fournies à un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place, un seul enseignant sur les 20 programmés à répondu présent dans cette école ce lundi, 05 novembre 2018.

Jusqu’à quand la crise qui secoue le secteur éducatif guinéen va-t-elle durer ? C’est la question que se posent les responsables de l’école primaire du centre dans la commune de Kaloum. Ces derniers assistent avec impuissance à l’absence systématique des enseignants qui sont en grève depuis le 03 octobre (jour de la rentrée scolaire).

Ce lundi encore, 1 seul enseignant titulaire était présent dans cette école élémentaire sur les 20 qui étaient programmés. Les contractuels, eux, étaient au nombre de 5 présents sur 5. Chez les élèves, 368 ont répondu présent sur 900 programmés.

Térèse Pogba Soropogui

Au Collège 2 Boulbinet, 7 enseignants titulaires ont répondu présent sur les 8 qui étaient programmés ; 3 enseignants contractuels sur 5 ; et 173 élèves sur les 601 programmés.

Au Collège Hadja Mariama Traoré toujours dans la commune de Kaloum, les statistiques fournies par les responsables de l’école font état de de 5 enseignants titulaires présents sur 9 ; 1 contractuel sur 2 programmés ; et 344 élèves présents sur 401.

Face à l’absence de certains enseignants dans les classes, beaucoup redoutent des manifestations comme celles enregistrées la semaine dernière à Kaloum. C’est ce qui pourrait expliquer d’ailleurs la forte absence des élèves dans les écoles. Mais, pour madame Thérèse Pogba Soropogui, la principale du collège Hadja Mariama Traoré, les manifestations de rue ne sont pas la solution au problème.

« Les manifestations de rue ne sont pas bonnes pour les enfants, ça traumatise les enfants, ça les effraie. Donc, si les parents veulent aider leurs enfants, il faut qu’ils passent par la sensibilisation. Sortir dans la rue, faire du tapage et crier, ce n’est pas ce qui va ramener les enfants à l’école. Vaut mieux sensibiliser les enfants, sensibiliser les enseignants et le gouvernement, sensibiliser de tous les côtés pour que chacun revienne à de meilleurs sentiments et que l’on reprenne les choses à la normale », soutient-elle.

Sekou Facely Dualité

Un avis partagé par le directeur adjoint de l’école primaire du centre, Sékou Facély Diakité. Il pense aussi que les manifestations de rue ne permettront pas de résoudre cette crise : « C’est que nous devons comprendre en tant que patronat, que les parents d’élèves doivent comprendre, et que les enseignants eux-mêmes doivent comprendre, ce qu’on doit faire en sorte que les élèves reviennent à l’école et que les enseignants eux-mêmes viennent donner les cours aux enfants », indique cet autre responsable éducatif.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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