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La lueur d’espoir apparue ce lundi, 05 novembre 2018, sur une sortie heureuse de crise dans le secteur de l’éducation s’est estompée quelques instants après le début de la rencontre parce que les syndicalistes ont rejeté systématiquement la proposition de la partie gouvernementale, a appris Guineematin.com d’une source proche du Camarade Aboubacar Soumah.

Selon Mohamed Bangoura de la Cellule de communication du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), la rencontre de ce lundi, 05 novembre 2018, s’est soldée par un échec total.

« La partie gouvernementale nous a simplement demandé de suspendre le mot d’ordre de grève pour mettre en place une commission paritaire de recensement biométrique à l’issu duquel le gouvernement pourra dire combien il peut payer. Ce que nous n’avons pas accepté, parce que nous avons vu qu’ils veulent nous prendre comme des taureaux. Nous leur avons dit qu’ils ne peuvent pas nous demander comme ça de suspendre la grève. Si nous le faisons, la grève aura été inutile. Pour nous la grève continue tant que le gouvernement ne fait pas des propositions concrètes » a expliqué le chargé de la communication du SLECG.

« Tellement que le général Aboubacar Soumah était remonté, il a demandé aux représentants du gouvernement de libérer les locaux du SLECG, en précisant que trop, c’est trop. Sur ce, ils ont rebroussé chemin, en faisant comprendre au général Soumah qu’ils reviendront le moment venu » précise Kandet Camara, un autre membre de la Cellule de communication du SLECG.

Immédiatement après cet incident, le bureau national du SLECG a demandé à ses démembrements dans les 5 communes de Conakry et à l’intérieur du pays d’organiser des assemblées générales le mercredi, 07 novembre 2018, en vu de remobiliser les enseignantes et enseignants pour la tenue de sit-in devant les Directions Communales et Directions Préfectorales de l’Education.

« Les encadreurs de l’éducation veulent utiliser le gèle des salaires pour obliger les enseignants à reprendre les cours. Or, le président de la République a ordonné le dégèle des salaires des enseignants » ajoute le camarade Mohamed Bangoura de la cellule de communication du SLECG.

Cette nouvelle orientation du SLECG intervient au moment où, malgré les dispositions prises par les autorités de l’éducation, en collaboration avec les coordinations locales des associations des parents d’élèves et amis de l’école, les cours peinent à reprendre effectivement dans plusieurs localités de la Guinée.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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