Les enseignantes et enseignants de Mali ont organisé, ce lundi, 05 novembre 2018, un sit-in devant les locaux de la DPE pour protester contre le gèle des salaires pour fait de grève et les manœuvres d’intimidation orchestrées par les autorités locales de l’éducation, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La manifestation devant les locaux de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Mali a commencé à 8h.00. Les enseignantes et enseignants de la commune urbaine, massivement mobilisés, scandaient des slogans hostiles aux autorités locales de l’éducation : « A bas la démagogie », « A bas les traitres », « Non au gèle des salaires des fonctionnaires », « Non à l’intimidation », « Nous voulons nos salaire ».

Alerté par ces cris, le maire de la commune urbaine de Mali, Abdoulaye Fily Diallo est venu aux nouvelles et a fini par demander aux manifestants de ne pas violenter. Après ces sages conseils, l’autorité communale est remontée vers le siège de la préfecture pour revenir quelques instants avec le préfet de la localité, Elhadj Harouna Souaré, le commissaire de police, Kandet Bangoura et le directeur préfectoral de l’éducation, Djibril Niakasso.

Prenant la parole, le premier, le maire de la commune urbaine de Mali, Abdoulaye Fily Diallo a planté le décor de la crise en remerciant les enseignantes et enseignants d’avoir organisé une manifestation sans violence.

Devant ces autorités locales, le porte-parole des manifestants, Aliou Diallo, professeur de français au Lycée de Mali a vigoureusement dénoncé et condamné le gèle des salaires pour fait de grève, les manœuvres d’intimidation et la remontée sélective et discriminatoire de liste d’enseignants grévistes.

Après avoir écouté la revendication des enseignants de Mali, le préfet de la localité, Elhadj Harouna Souaré a annoncé que le gouvernement a presque accédé à la réclamation liée aux salaires gelés. Il a expliqué avoir grand espoir que dans 72 heures, les victimes de cette mesure vont entrer en possession de leurs salaires. En attendant, il a invité les uns et les autres à reprendre le chemin de l’école.

A la suite du préfet, le directeur préfectoral de l’éducation, Djibril Niakasso a tenu à prendre la parole pour présenter ses excuses d’avoir remonté des listes à Conakry, tout en précisant qu’il était obligé de le faire.

En réaction, les manifestants ont prévenu les autorités locales qu’ils ne vont pas reprendre les cours tant que le bureau national du SLECG dirigé par le camarade Aboubacar Soumah ne lève pas le mot d’ordre de grève.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin