Le bureau exécutif du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) de N’zérékoré s’est entretenu avec la base ce lundi, 5 novembre 2018. La démarche visait à faire la restitution de la réunion du bureau exécutif national tenu ce weekend à Conakry, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée Forestière.

La presque totalité des enseignants de N’zérékoré, grévistes ou pas, ont pris part à cette rencontre. C’est Fayala Doumbouya, coordinateur régional du SLECG de N’zérékoré, qui s’est adressé à l’assistance pour faire le compte-rendu. Selon lui, « cette réunion porte sur la restitution de la réunion du grand SLECG de Conakry le samedi dernier. Et, c’est juste pour les galvaniser, leur donner le courage, de ne pas avoir peur des intimidations, du licenciement et de continuer le combat. Parce que, ce que nous sommes entrain de faire, c’est légal et c’est la loi qui nous permet de demander l’amélioration de nos conditions de vie ».

Très remonté contre la dernière sortie du Ministre de l’Education Nationale, Fayala Doumbouya se dit choqué de la violation des conventions ratifiées par l’État guinéen. « Nos lois sont contraires à ça. C’est une violation manifeste des lois de penser qu’on peut remplacer les enseignants grévistes. On avait même dit qu’ils vont suspendre les prêts bancaires. C’est ce que le Directeur des Ressources humaines Diané, avait écrit la fois dernière, qui vont demander aux chefs d’établissements de ne plus remonter les dossiers pour les prêts bancaires. Donc, nous avons dit aussi que ça, c’est une violation de toutes nos conventions. Quand on prend par exemple la convention n•95 de l’Organisation Internationale du Travail et même l’article 242.1, il est dit là-bas qu’il est interdit à l’employeur de restreindre de quelques quelque manière que ce soit, la liberté pour le travailleur de disposer de son salaire à son gré. Donc, vouloir dire on va vous virer ou dévirer, c’est une violation de nos textes de loi. Le travailleur doit disposer de son salaire à son gré », martèle-t-il.

Au terme de la rencontre, deux importantes décisions ont été prises, a dit Fayala Doumbouya. « Aller expliquer nos inquiétudes au directeur préfectoral de l’éducation de cesser les intimidations et au delà même de la grève nous avons constaté que les enseignants sont considérés ici comme les parias de cette société. Quand un enseignant meurt, on l’enterre comme un poussin. Donc, on a dit si y’a un décès, on souhaite qu’on arrête les cours et que l’enseignant soit enterré sous le drapeau guinéen, parce qu’il servait sous le drapeau. C’est la décision prise par le SLECG de N’Nzérékoré ».

À noter qu’une délégation du SLECG s’est rendue au bureau du directeur préfectoral de l’éducation pour faire la restitution de ladite réunion tout en l’invitant à cesser les intimidations.

En réponse, le DPE leur a dit de mettre balle à terre et de reprendre le chemin de l’école. Ce qui n’a pas été du goût des enseignants grévistes qui tiennent mordicus à rester à la maison tout en restant à l’écoute de Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineématin.com

Tél (00224) 620166816

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