Le bureau préfectoral du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) de Boké a mobilisé ses membres ce mercredi, 7 novembre 2018. C’est à travers un sit-in que les enseignants, en grève depuis le 03 octobre dernier, se sont retrouvés au stade du 1er mai, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Comme le suggère un communiqué du bureau exécutif national du SLECG adressé à ses démembrements dans les trente trois préfectures de notre pays, les enseignants de Boké se sont massivement mobilisés autour de leurs responsables syndicaux. Cette réunion visait à partager des informations et de renforcer les positions pour la poursuite de la grève jusqu’à l’obtention des huit millions de francs guinéens de salaire mensuel pour chaque enseignant.

Selon les responsables locaux du SLECG, certains enseignants, se disant grévistes, continuent de donner cours dans les écoles privées de la ville de Boké. Face à cette situation, il leur a été demandé sur le champ de cesser cette activité.

En outre, il a été révélé que d’autres enseignants grévistes sont entrain de passer dans leurs écoles pour se faire enregistrer. A ceux-là, il a été également intimé l’ordre d’arrêter ce genre de manœuvres pour ne pas compromettre l’aboutissement du combat des enseignants.

Interrogés par notre reporter, de nombreux enseignants ont dit qu’il n’est pas question de reprendre les cours à Boké, tant que le général Aboubacar Soumah ne prononce pas la suspension ou la levée de la grève générale et illimitée.

Parlant du gel de salaire de quelques enseignants et de la suspension de certains cadres de l’éducation de Boké, les enseignants prévoient un autre sit-in les jours à venir pour exprimer leur ras-le-bol.

De Boké, Diouldé Koïn Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 662 40 40 50

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