Après son installation à la tête de la commune rurale de Samoe, située à huit (8) kilomètres de la commune urbaine de N’zérékoré, le maire déborde d’ambitions pour sa localité. Koly Daniel Théa a envie de s’attaquer à divers défis qui assaillent sa juridiction, allant de la reconstruction des marchés de à la construction d’ouvrages de franchissement en passant par les pistes rurales, les postes de santé, les écoles et autres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée Forestière.

Le maire de Samoe, Koly Daniel Théa, ingénieur en aménagement du territoire a eu un échange avec notre reporter. Selon lui, il a un vaste programme de société qui s’articule sur plusieurs points. « Nous avons la formation des élus locaux, dans le cadre de la définition de leurs rôles et de la réalisation des plans d’actions et en même temps élaborer un guide de conduite à tenir vis-à-vis du village. Nous avons également la mobilisation des ressources internes en vue de créer un environnement économique fiable, qui consistera à rendre opérationnels les marchés de la commune, en l’occurrence le marché de Boma II, qui dépasse d’ailleurs le marché de N’zérékoré. Ce marché reste de nos jours inexploité et constitue pour nous un véritable défi économique pour la commune rurale de Samoe ».

Par ailleurs, Koly Daniel Théa a fait savoir que ses priorités sont également liées aux infrastructures sociales de base et à la lutte contre les travers sociaux. « Nous avons l’ambition de construire des écoles, des postes de santé, des routes, non seulement pour le centre mais aussi pour tous les districts et secteurs de Samoe. Il y a aussi la relance des activités de recensement (les bars, hôtels, garages, les boîtes de nuit, les points de vente implantés sur le territoire de la commune rurale). Nous comptons aussi nous impliquer dans la lutte contre la déperdition scolaire à travers les campagnes de sensibilisation avec l’implication des APEAE. II y a aussi la lutte contre le vol, le banditisme, la drogue, le viol. Pour ce qui des conflits domaniaux, nous allons privilégier la résolution à l’amiable. Il en est de même pour les actes de violence isolés dans la commune ».

En outre, le maire n’a pas occulté d’autres actions qu’il compte entreprendre pour assurer le bien être des citoyens de sa commune : « la lutte contre la déforestation, à travers le reboisement des sources en voie de disparition, le développement du partenariat avec certaines communes du Nord, la création d’une police communale, l’appui à l’organisation des producteurs, le soutien aux femmes et jeunes filles dans la lutte contre la pauvreté, la collaboration avec l’État et les partenaires au développement pour la réalisation des forages, des terrains de foot, des puits améliorés dans les secteurs et districts de Samoe ».

Face à ce programme pour le moins ambitieux, la question de la mobilisation des moyens pour y arriver se pose avec acuité. Le maire de Samoe, Koly Daniel Théa, en est conscient. « Pour l’atteinte des objectifs, il faut les moyens. Et, pour le moment, il est difficile à trouver ces moyens. C’est pourquoi, nous essayons d’abord de créer un environnement économique fiable. Parce que, les subventions que l’État donne aux collectivités ne peuvent pas permettre aux maires d’être financièrement autonomes pour répondre aux attentes des populations. Il faudrait qu’on mobilise nos propres ressources, à travers les marchés, et qu’on développe des partenariats pour pouvoir répondre aux attentes de nos populations », a expliqué le maire.

Pour ce qui est de la lutte contre certaines mauvaises pratiques, Koly Théa promet de sévir contre les cadres indélicats. « Nous allons collaborer avec les services de l’impôt de N’zérékoré pour définir clairement la clé de répartition des ressources financières. Car, la plupart de nos recettes sont collectées par les agents des impôts qui viennent au terrain dans la commune rurale et quelques fois, ils ne se représentent pas à nous. Donc, nous nous sommes dits, ces deux communes ont bel et bien des limites. Si les gens doivent travailler chez nous, on ne le leur interdit pas, mais il faudrait que le travail se passe de façon collégiale et transparente, pour ne pas que les gens puisent nos recettes…Mais on voudrait travailler ensemble pour qu’on sache quelle est la part qui doit leur revenir et quelle est la part qui doit nous revenir, pour ne pas que les gens disent que le maire qui est là, il n’a pas pu travailler, ou il n’a pas pu faire ceci ou cela ».

Pour terminer, Koly Daniel Théa a remercié la population de Samoe pour la confiance placée sur sa personne en le portant à la tête de la commune rurale. Il a sollicité à celle-ci et aux autres partis politiques de l’accompagner pour la réalisation de son programme de société.

Il faut noter que le conseil exécutif de Samoe organisera le lundi, 12 novembre 2018, sa première session avec les 23 conseillers, dès après sa prise de fonction.

De Samoe, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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