Dans la matinée de ce jeudi, 8 novembre 2018, les populations de Wanindra- endeuillées par la mort de deux jeunes tués par balles hier, dans la soirée d’une journée déclarée « ville morte » par l’opposition- ont été réveillées par des tirs provenant des agents de la sécurité postés visiblement pour empêcher la marche annoncée par l’opposition.

Au-delà donc de cette opposition entre des agents des forces de l’ordre et des jeunes opposants, le vrombissement des armes ajoutait à l’agacement des citoyens qui s’estiment victimes d’injustice et de terreur.

Dans ce contexte, des jeunes gens auraient réussi à encercler un agent de la police isolé qu’ils auraient sévèrement bastonné. Certains témoins ont décrit au reporter de Guineematin.com dépêché sur place un policier souffrant au moment où ses collègues sont venus le faire évacuer.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Alpha Ibrahima Kéira, le ministre de la Sécurité et de la protection civile a dit n’avoir encore pas reçu de rapport sur ce cas.

Pour sa part, Sékou Koundouno de la Cellule du Balai Citoyen a précisé que le policier a été gravement blessé ; mais, en vie. « Il a été évacué à l’hôpital du camp Samory Touré », a ajouté ce responsable de la société civile qui se trouvait Wanindra au moment où il échangeait avec Guineematin.

Bref, la tension est actuellement vive à Wanindra et les populations apeurée dans cette autre journée de manifestation annoncée par l’opposition républicaine.

A suivre !

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