Mouctar Bah

L’assassinat de deux jeunes de Wanindra continue de faire jaser à Conakry et dans la diaspora guinéenne. Mais, la polémique ne concerne ni la cause de ce double crime, ni même éventuelle enquête pour chercher à retrouver les assassins de ces jeunes !

Le débat est plutôt mené et entretenu par la Haute Autorité de la communication qui, avant d’annoncer l’annulation de l’accréditation (qui équivaut à une suspension) du correspondant de Radio France internationale (RFI) et de l’Agence France Presse (AFP) en Guinée jusqu’en fin février 2019, l’a convoqué pour l’auditionné sur un de ses articles portant sur les crimes de Wanindra.

Et, justement, après son audition, une autre polémique a été créée ! La présidente de la HAC aurait dit à certains journalistes que Mouctar Bah lui aurait avoué n’avoir pas de preuves.

Seulement, à un reporter de Guineematin.com, le journaliste de RFI/AFP jure du contraire : « j’ai dit à madame Martine Condé que j’ai des preuves et que si elle le souhaite, je peux aller à son bureau avec les proches des victimes que j’ai cités dans mon article… », a démenti Mouctar Bah.

Ci-dessous, l’essentiel de l’entretien que Mouctar Bah a accordé à un de nos reporters : « Je ne veux pas et pas du tout engager une polémique avec la présidente de la HAC (Haute autorité de la communication), mais je vais repréciser ce que je lui ai dit, ce sont les proches des victimes qui m’ont dit au téléphone que ce sont des militaires en uniformes portant des bérets rouges qui ont tiré sur leurs frères.

Dans mon reportage qui fait jaser aujourd’hui j’ai dit selon les proches des victimes. Et ces proches des victimes dont j’ai fait allusion sont là, bien visibles et connus.

La présidente de la HAC m’a demandé si j’ai les preuves de ce que j’ai dit, je lui ai dit oui et que si elle veut je vais le produire de nuit comme de jour puis que les parents des victimes souhaitent eux-mêmes être interrogés par la justice pour apporter leur contribution pour que la vérité éclate dans cette affaire.

Alors, si par voie de presse, j’apprends que j’ai reconnu que je n’ai pas de preuve, je suis vraiment désolé. Ici je peux vous dire que si Mme Martine Condé Iboudo (que j’ai connue depuis la fin des années 90 lorsqu’elle était chargée de communication au PNUD dont le siège était en face de la DPJ au centre-ville de Conakry) souhaite que je vienne avec ces proches des victimes que j’ai cités dans mon papier, je le ferai avec facilité ».

Propos recueillis et décryptés par Gadirou Baldé pour Guineematin.com

Décision de suspension de Mouctar Bah

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