Alpha Condé, président de la République de Guinée

Au moment où c’est la démission du ministre en charge de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby, qui fait jaser à Conakry et à l’intérieur du pays, la Guinée fait parler d’elle à l’extérieur du pays, en mal ! Après l’assassinat de deux jeunes (Mamadou Alimou Baldé et Mamadou Bella Baldé) à Wanindra le mercredi dernier, 07 novembre 2018, le débat le plus animé par les autorités guinéennes ne concerne actuellement ni la compassion pour les familles des victimes, ni le niveau des enquêtes pour identifier et éventuellement punir les assassins ; mais, un article de presse du correspondant de RFI et de l’AFP en Guinée.

Mouctar Bah, qui a cité des proches des victimes qu’il dit pouvoir présenter physiquement à la HAC, si besoin était, a finalement été suspendu (puisque son accréditation retirée) jusqu’en fin février 2019.

Et, sans tarder, son employeur (la direction de RFI) a publié un communiqué pour réaffirmer « son plein soutien à Mouctar Bah qui, avec plus de trente ans de carrière, est l’un des journalistes les plus chevronnés de Guinée »…

Communiqué de la Direction de RFI

La direction de RFI déplore l’annulation de l’accréditation de son correspondant à Conakry, Mouctar Bah, sanction prise après une démarche engagée par le ministère de la Défense.

Mouctar Bah n’a fait que son travail, rapportant des témoignages collectés dans la nuit du 7 novembre 2018 sur les circonstances de la mort de deux jeunes gens. Il a également tenté, dès le lendemain matin, de joindre les autorités civiles et militaires pour obtenir leur commentaire sur ces témoignages. Les autorités concernées n’ont pas donné suite à ses appels et messages répétés.

Radio France Internationale s’étonne de la mise en demeure lancée par la Haute Autorité de la Communication lui demandant d’accorder un droit de réponse au ministère de la Défense, cette réaction ayant été sollicitée par Mouctar Bah tout au long de la journée du 8 novembre. La rédaction parisienne de RFI avait fini par obtenir, le lundi 12 novembre, l’accord du directeur régional de la police de Conakry, également porte-parole du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, pour réagir à cette affaire. Réaction de Boubacar Kassé diffusée sur notre antenne le jour même dans les éditions de 18h30 et 22h30 en temps universel. RFI rappelle que son antenne a toujours été ouverte à tous et qu’elle le demeure.

La direction de RFI réaffirme son plein soutien à Mouctar Bah qui, avec plus de trente ans de carrière, est l’un des journalistes les plus chevronnés de Guinée.

Fin

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