Dans son bras de fer avec le gouvernement, le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) n’entend pas reculer d’un iota. Après la tentative de renouer le fil du dialogue de cette semaine, le SLECG n’est pas satisfait et appelle à la mobilisation lundi à Kaloum, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le siège du SLECG à Donka a été pris d’assaut par de nombreux enseignants ce samedi 17 novembre 2018. Le secrétaire général du mouvement était entouré d’autres membres du bureau exécutif national. La rencontre a tourné au tour des contacts initiés récemment par le gouverneur de la Banque centrale en vue de résoudre la crise qui mine le système éducatif guinéen.

Dans le compte rendu qu’il a fait à ses camarades, le secrétaire général, Aboubacar Soumah a expliqué les démarches faites par le gouverneur Louceny Nabé. Selon lui, « le gouverneur est allé rencontrer en personne le président Alpha Condé pour poser notre problème. Mais, selon lui, le président lui aurait dit de rencontrer d’abord le Premier ministre, Kassory Fofana. Donc, quand le gouverneur m’a appelé hier vendredi, il m’a dit qu’il n’a pas pu rencontrer le PM parce que ce dernier se rendait en Côte d’Ivoire ».

Devant ce blocage, Aboubacar Soumah a donné de nouvelles dates de manifestations des enseignants qui réclament un salaire individuel de 8 millions de francs guinéens négociables. « Mais, bien que les 8 millions de francs guinéens comme soient négociables, nous n’acceptons jamais un montant dérisoire », a martelé le syndicaliste qui donne des insomnies au chef du gouvernement. Pour ce qui est des manifestations, le SLECG compte tenir un sit-in le lundi à Kaloum, sans préciser à quel endroit. « C’est stratégique », a-t-il dit laconiquement.

Par la suite, les enseignants vont organiser le jeudi prochain des sit-in devant toutes les DCE (Direction Communale de l’Education) et DPE (Direction Préfectorale de l’Education) de la Guinée. Il en sera de même pour le lendemain, vendredi.

Enfin, Aboubacar Soumah a dénoncé toutes les « manœuvres d’intimidation » en cours, précisant que cela ne fera que renforcer les grévistes dans leur élan. Pour le sit-in du lundi, Aboubacar Soumah conseille les enseignants à s’habiller en blanc, symbole de la paix, et se munir de feuilles de patate, l’antidote du gaz lacrymogène.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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