Militarisation de l’Axe : « on ne doit pas restreindre les libertés des citoyens »

Hon. Ibrahima Bangoura

Le gouvernement guinéen a décidé de déployer d’unités mixtes composées de policiers, de gendarmes et de militaires, notamment sur la route Le Prince, dans la ville de Conakry. La démarche vise, selon lui, d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

Une mesure qui ne doit pas « contribuer à restreindre la liberté des citoyens », soutient-on du côté de l’Union des Forces Républicaines (UFR). C’est le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, qui l’a dit à un reporter de Guineematin.com, ce mardi 20 novembre 2018.

A partir d’hier, lundi 19 novembre 2018, des unités mixtes d’agents de sécurité et de l’armée, dans des véhicules non immatriculés, sont postés à certains endroits de la ville de Conakry. Une situation qui suscite de nombreuses réactions. De nombreux acteurs craignent une restriction des libertés des citoyens et mettent en garde le gouvernement.

Selon le député, « les manifestations sont garanties par la Loi pour les citoyens, qu’ils soient des individus, qui peuvent faire des cortèges, ou des associations, comme les partis politiques. Partant de ça, il appartient à l’Etat, au gouvernement, de sécuriser les manifestations. Si la mise en place des ces unités mixtes, composée de policiers, de gendarmes et de militaires, ne dérange pas ou n’entrave pas les libertés individuelles et collectives, je ne pense que ça ne va pas être un problème. Maintenant, cette mesure ne doit pas restreindre les libertés des citoyens. Si non, si elle entrave ces libertés, ce sera contraire à la Constitution ».

En outre, le vice président de l’UFR pense qu’au regard « de la situation sociopolitique dans laquelle nous vivons actuellement, il ne faut pas fragiliser davantage le tissu social ».

Cette mesure intervient au moment où l’on assiste à de multiples manifestations sociales et politiques, qui ont entraîné, comme toujours, des pertes en vies humaines, notamment sur l’Axe Hamdallaye-Kagbélen. Plusieurs civils et un policier y ont perdu la vie récemment. Un béret rouge a été sérieusement roué de coups par une foule en colère.

Et, l’opposition républicaine appelle à une journée ville-morte demain, mercredi 21 novembre, suivi d’une marche pacifique le lendemain, sur le tronçon Bambéto-Wanindara. Les enseignants avaient appelé le samedi dernier à des sit-in devant les DCE (Directions Communales de l’Education) de Conakry et les DPE (Directions Préfectorales de l’Education) de l’intérieur du pays pour réclamer le dégel de leurs salaires.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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