Le Centre Culturel Franco Guinéen (CCFG) a servi de cadre  mercredi 21 novembre, à une conférence liée au lancement de la première édition du festival de théâtre ‘’Bouche d’Air’’ de Dubréka. Cette activité, initiée en collaboration avec la préfecture de Dubréka et l’ISAG (Institut Supérieur des Arts de Guinée) de Dubréka, a pour thème « le théâtre au service du département pour la promotion de l’emploi jeunes et du tourisme ».

La conférence a été animée par Hassan Hilal Sylla, directeur dudit festival, a replacé l’événement dans son contexte, avant d’interpeller les participants sur le triste sort que connait aujourd’hui le théâtre en Guinée. « Nous avons commencé aujourd’hui le lancement de nos activités de communication. Le projet, il est très simple. Il s’agit du festival de théâtre de Dubréka. L’idée pour ce théâtre, c’était de sortir de Conakry, organiser un évènement au sein même de l’ISAG, si on peut dire, là où on forme le plus d’artistes. La démarche artistique que nous avons voulu, au delà des simples représentations, c’est interpeller l’opinion sur le fait que le théâtre est en train de se mourir, le fait qu’il est aussi important, qu’ensemble, qu’on se donne les mains, pour pouvoir relancer le théâtre. C’est pourquoi, vous allez voir des spectacles, des formations, des panels, des tables rondes, vous allez avoir des panneaux, plus d’activités qui tournent autour du festival, qui dans leur objectif, c’est de vraiment lancer l’activité, l’art dramatique dans le pays », a-t-il dit.

Par ailleurs, Hassan Hilal Sylla est revenu en détails sur ce qui est prévu pour ce festival et l’objectif visé à long terme. « Il va y avoir beaucoup de dramaturges, il va y avoir des compagnies de théâtre qui vont intervenir, mais pas qu’eux. Ce que nous avons voulu, ce n’est pas un évènement dans une chambre, c’est à dire avoir un évènement qui sera axé essentiellement sur une seule discipline. Notre spécialité, c’est l’art dramatique, à côté, nous tendons la main aux musiciens… Il va y avoir également des conférences sur l’entrepreneuriat culturel, et là, on est dans le business. C’est comment amener ces étudiants à comprendre qu’ils ne sont pas là, juste pour étudier, ensuite aller travailler dans l’administration. Parce que ce ne sont pas des métiers de l’administration, ce sont des métiers libéraux, ce sont des métiers qui, tout simplement, veulent que les uns et les autres se lancent dans l’activité, dans l’entrepreneuriat, dans les initiatives personnelles. C’est pourquoi on a travaillé avec l’APIP (Agence pour la Promotion des Investissements Privés), qui prend en charge tous ces volets, pour conscientiser les étudiants sur le fait qu’ils aillent vers l’entrepreneuriat culturel, vers des initiatives qui sont porteuses de revenus ».

En outre, après avoir fait un rappel historique, le directeur du festival a expliqué sa finalité. « Ce festival a commencé depuis 2008. Et, j’ai toujours caressé l’idée d’avoir un évènement qui tourne autour du théâtre. Mais mon problème, c’était de ne pas avoir un évènement à Conakry, parce que Conakry, c’est pleins. Mais pour Conakry, il y a de belles initiatives qui sont là. Ceux qui sont privés de spectacles, ce sont les populations à l’intérieur du pays. J’ai commencé au mois d’Avril avec un spectacle que j’ai eu à faire, qui s’appelle Satè, c’était le premier jet. Notre vision, c’est d’avoir un centre incubateur des arts à Dubréka. Quand il s’agit de théâtre, les gens ne s’intéressent pas, ils se disent, c’est trop intellectuel. C’est pourquoi, on part dans les familles, on envoi les artistes dans les familles, on les loges dans les familles, on essaie de faire en sorte qu’il y ait cette confraternité, cette relation où les gens vont apprendre à aimer le théâtre ».

Pour sa part, Nicolas Doyard, directeur général du CCFG, a apprécié l’initiative d’avoir inclus le volet Tourisme et Environnement dans ce festival de théâtre.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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