Les enseignants arrêtés hier jeudi, 22 novembre 2018 à Labé ont été jugés ce vendredi. Le TPI de Labé les a reconnus coupables de délit d’attroupement et les a condamnés à 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Ils sont en tout 16 enseignants membres du SLECG dont 5 femmes concernés par cette affaire. Ils ont été interpellés lors du sit-in organisé hier jeudi par l’antenne du SLECG à Labé pour protester contre le gel des salaires des enseignants et ont comparu ce vendredi devant le Tribunal de Première Instance de la ville pour attroupement illégal sur la voie publique.

A la barre, les prévenus ont tous plaidé non coupables, expliquant qu’ils ne faisaient qu’exercer un droit reconnu par la Constitution guinéenne. Un argument bouté en touche par le ministère public. Le procureur a estimé que les prévenus se sont effectivement rendus coupables d’attroupement illégal sur la voie publique. Il a requis un an d’emprisonnement assorti de sursis et 500 000 francs d’amende à leur encontre.

Après les débats, le tribunal a reconnu les enseignants dont une femme enceinte coupables des faits qui leur sont reprochés et les a condamnés à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et au payement d’une amende de 500 000 francs chacun. Une peine jugée injuste par les responsables du SLECG à Labé qui crient à l’intimidation. Ils annoncent qu’ils vont remonter l’information au niveau du bureau national du SLECG et préviennent déjà qu’ils ne vont pas céder jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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