Le commissariat central de Siguiri a procédé à l’interpellation de cinq responsables locaux de l’UFR dont le secrétaire fédéral du parti, ce vendredi, 23 novembre 2018.

Ces responsables politiques ont été arrêtés pour leur rôle présumé dans les violences survenues à Kinièbakoura, et pour lesquelles un des leurs est détenu à la prison civile de Siguiri. Ils ont été remis en liberté après leur audition mais font objet d’une enquête, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sale temps pour les responsables de l’UFR à Siguiri ! Après l’arrestation de Malick Keïta, ex maire de Kinièbakoura et élu conseiller de l’UFR dans la commune rurale, arrêté le mardi, 20 novembre, c’est au tour de 5 autres responsables du parti de Sidya Touré d’être interpellés.

Siaka Traoré, secrétaire fédéral de l’UFR à Siguiri, Abou Billy Keïta, tête de liste du parti à Siguiri lors des dernières élections locales, élu à la mairie de Siguiri, Abdoulaye Traoré, secrétaire administratif du bureau fédéral, Namory Traoré, secrétaire à l’organisation du bureau fédéral et Abdoulaye Traoré, secrétaire général de la section 1 de l’UFR à Siguiri, ont été interpellés ce vendredi, 23 novembre 2018 et conduits au commissariat central de Siguiri.

Selon Baba, le coordinateur de l’UFR à Siguiri, ces responsables ont été arrêtés tout simplement parce qu’ils sont allés rendre visite à leur collègue Malick Keïta, détenu à la prison civile de Siguiri. « Suite à l’arrestation de Malick Keïta, militant et élu du parti à Kinièbakoura, nous avons constitué une délégation pour aller rencontrer Malick en prison et lui apporter le soutien moral du parti.

La délégation a rempli toutes les formalités avant de rencontrer Malick en prison. Mais, alors qu’ils étaient assis, un pick-up de la police est venu brusquement sur les lieux. Les agents les ont arrêtés pour les conduire au commissariat central de Siguiri », a expliqué Baba Fofana.

Mais, selon d’autres sources, ces cinq responsables de l’UFR ont été interpellés pour leur rôle présumé dans les violences à Kinièbakoura pour lesquelles leur collègue Malick Keïta est détenu. Après leur audition, ils ont été remis en liberté. La police a ouvert une enquête pour tenter de savoir s’ils ont effectivement joué un rôle dans les violences enregistrées dans la sous-préfecture de Kinièbakoura.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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