Dans le souci de sauvegarder le fleuve Sénégal dont les têtes de sources sont aujourd’hui caractérisées par une dégradation de l’environnement, le réseau des journalistes guinéens pour les activités de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (REJAO-Guinée) a organisé du 21 au 24 novembre 2018, un atelier d’échange et de visite des têtes de sources dudit fleuve à Mamou. La rencontre a réuni une douzaine de participants venus des médias et de la société civile, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Cet atelier a commencé par une visite de terrain qui a conduit les participants à Salamayoh, Morodè et Gouba (dans la sous-préfecture de Tolo) où ils ont touché du doigt les réalités liées surtout à la dégradation de l’environnement au niveau des têtes de sources du fleuve Sénégal. Un fleuve qui arrose la Guinée, le Mali, le Sénégal et la Mauritanie et dont le bassin s’étend sur une grande superficie de la Guinée.

De ce fleuve, proviennent « les substances de plusieurs millions de populations ». Et, c’est pourquoi, explique Lansana Camara, le président du REJAO-Guinée, la sauvegarde du fleuve Sénégal interpelle tout un chacun, notamment les autorités, l’OMVS et les médias dans le cadre de la sensibilisation.

« Ce fleuve ne doit pas disparaître d’autant plus que la vie des millions de populations en dépend. L’atelier que nous sommes en train de clôturer aujourd’hui a adressé des recommandations aux autorités au plus haut niveau et aux décideurs pour prendre en compte les problématiques que nous avons constatées sur le site (où se trouvent les têtes de sources du fleuve Sénégal) et surtout envisager des actions concrètes et urgentes pour sauvegarder le fleuve », a indiqué Lansana Camara.

Pour sa part, madame Diaye Madeleine Cissé, la représentante du Haut Commissariat de l’OMVS, a rassuré que les constats et les recommandations qui ont été formulés lors de cet atelier seront pris en compte dès son arrivée en terre sénégalaise. « Nous sommes conscients des défis auxquels nos populations cibles du bassin du fleuve Sénégal sont confrontées. Et, ceci a été étayé par ce qu’on a vu lors de cette visite de terrain.

Mais sachez et soyez assurés que des actions seront faites pour parer, trouver des solutions idoines qui vont permettre à l’OMVS de mieux rendre compte de ses actions au niveau des populations du bassin du fleuve Sénégal », a dit madame Diaye Madeleine Cissé qui dit être satisfaite « des résultats atteints » lors de cet atelier d’échange et de visite des têtes de sources du fleuve Sénégal.

Au nom du préfet Mory Diallo, le sous-préfet de Dounet, Jean Oularé, qui a présidé cet atelier, a exprimé sa gratitude à l’OMVS avant de faire part de sa satisfaction pour la tenue du présent atelier dans la préfecture de Mamou. « Nous sommes satisfaits par les échanges. (…) les visites à Dounet, à Tolo et les échanges qui y ont eu lieu vont nous servir de tremplin pour changer de mentalité et de comportement à travers les activités que l’OMVS réalise pour nos collectivités.

Nous allons nous impliquer en tant qu’autorités administratives et représentants de l’Etat, pour que tous les travaux que vous avez faits, les résultats et les recommandations soient respectés à la base. Parce que le plus grand mal que nous avons, c’est la non pérennisation des acquis. Le peu qui est fait sur le terrain, madame je vous rassure pour les sous-préfectures de Tolo et de Dounet, seront bien pérennisés pour l’avenir », a rassuré le sous-préfet Jean Oularé.

A noter que les participants à l’atelier de Mamou ont aussi effectué une visite de terrain à Dalaba pour voir les réalisations de l’OMVS dans cette préfecture qui relève de la région administrative de Mamou.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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