Les femmes de l’opposition républicaine promettent de manifester demain mardi, 27 novembre 2018, à différents endroits de la commune de Ratoma. La démarche vise à protester contre les tueries non élucidées des manifestants de l’opposition de 2011 à nos jours. L’annonce en a été faite ce lundi à l’occasion d’une assemblée plénière desdites femmes au quartier général du principal parti de l’opposition, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes de l’opposition républicaine ne désarment pas et continuent de réclamer justice pour la centaine de morts enregistrée depuis 2011.

Selon madame Bah Maimouna Diallo, porte-parole des femmes de l’opposition républicaine, « c’est par rapport aux tueries des jeunes de ce pays, je vous informe qu’on est déjà à 103 morts, quand on a commencé ces activités, on était à 94 morts, c’est juste pour dire jusqu’à présent on n’a pas été entendu. Donc, on est obligé de continuer nos manifestations, jusqu’à ce qu’on atteigne notre objectif, qui est celui non seulement d’arrêter les tuéries de la jeunesse guinéenne, mais aussi, il y a 103 qui sont morts, jamais une enquête n’a été ouverte. Nous, nous disons qu’en tant que mère, ce n’est pas normal ».

Pour ce qui est du programme, madame Bah Maimouna Diallo a dit, sans plus de précisions, que « demain, nous faisons une manifestation dans la commune de Ratoma. Les femmes vont manifester dans la commune de Ratoma à différents endroits ».

A la fin de la plénière, les femmes de l’opposition républicaines se sont rendues à la mosquée Fayçal pour rencontrer les religieux. Interrogée à l’issue de cette rencontre, madame Bah Maimouna Diallo a confié aux médias que les sages ont compris leur message. « Ils ont accepté de nous voir et de nous écouter. Ce qui est fondamental. Et, selon la façon dont ils nous ont répondu, ils ont indiqué qu’ils ont compris notre message, qu’ils ont été touchés par tout ce qu’on leur a déposé comme preuves ici, précisément les photos des victimes qu’on leur a donné. Ils ont promis de s’ajouter à nous et de continuer le combat. Ils sont d’accord avec nous que ce qui ce passe en Guinée, en ce moment, n’est pas acceptable.

Ils sont d’accord avec nous que le guinéen est malade, parce que quand le guinéen peut tuer le guinéen, ça veut dire que c’est devenu très grave. Donc, ils ont dénoncé cela avec nous. Comme ils représentent quelque chose dans la société guinéenne, ils ont promis d’utiliser ce poids pour agir avec, pour qu’on arrête de tuer les enfants de ce pays gratuitement et qu’on apprenne à ouvrir des enquêtes quand il y a meurtre et déterminer qui a tué, au lieu de s’asseoir dans un bureau, pour dire que ce n’est pas la police, ce n’est pas la gendarmerie, c’est les bandits. Moi, je crois que c’est la justice qui peut nous départager et c’est la volonté de ce gouvernement là qui peut amener la justice à départager. S’ils ne font pas leur travail, on tournera en rond et c’est ce que nous ne souhaitons pas ».

Pour sa part, le premier imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mohamed Saliou Camara, dira que les sages ne sont pas assis et qu’ils font des démarches à divers endroits pour qu’il y ait la paix dans notre pays.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guinéematin.com

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