Pour répondre à l’appel du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), les enseignants de Télimélé ont organisé un sit-in, ce lundi 26 novembre 2018. C’est le siège de la direction préfectorale de l’éducation qui servi de cadre à cette rencontre qui vise, entre-autres, à dénoncer le gel du salaire des enseignants, en grève depuis bientôt deux mois, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Du carrefour Nonkohi, point de départ du mouvement, les syndicalistes ont marché jusqu’à la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) où ils ont tenu leur sit-in. L’occasion a été mise à profit pour dénoncer le manque de volonté du gouvernement pour résoudre ce problème.

Les enseignants, fortement mobilisés, ont ténu à exprimer leur mécontentement. Ils étaient munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « à bas l’intimidation ! A bas les traîtres! A bas les arrestations arbitraires ! A bas Kassory! A bas Kasmir Diaora! Vive le SLECG et les enseignants de Guinée! ».

Eugene Maomy, secrétaire général chargé de la mobilisation du SLECG préfectoral, a rappelé les raisons de cette manifestation. « La motivation de la journée de ce lundi, c’est par rapport à la situation de l’enseignant guinéen qui tire le diable par la queue depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. La première grève des enseignants, il y a eu des protocoles qui ont été signés, qui tournaient autour d’un salaire de base de 8 millions de FG.

Aujourd’hui, on ne parle plus de ces protocoles d’accord, mais plutôt d’arrestations arbitraires et d’intimidations. On ne peut pas rester sans savoir que le SLECG n’est pas l’ennemi de l’État, mais un partenaire. Ils doivent obligatoirement travailler ensemble. Jusqu’à présent, les 8 millions de FG sont négociables. Le SLECG de Télimélé demande au gouvernement l’ouverture d’un couloir de négociations dans un bref délai pour une sortie de crise. Télimélé a fait la grève la plus civilisée de la Guinée, tant qu’on nous demande de faire des sit-in, nous les ferons ».

Pour sa part, Amadou Sylla, chargé de conflits et négociations du SLECG au niveau préfectoral, a laissé entendre que « tant que le gouvernement n’accède pas à nos revendications, les manifestations vont périodiquement continuer et la grève restera maintenue. Le président est prêt à acheter des concerts au lieu de satisfaire les enseignants. Nous ne reculerons jamais ».

A rappeler que le jeudi prochain, les enseignants prévoient une assemblée générale qui définira les prochaines étapes des manifestations.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel : 622525250

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