Les usagers de la route reliant les quartiers Cimenterie et Fofomèrè, dans la préfecture de Dubréka, vivent un véritable calvaire. Actuellement, leur principale préoccupation, c’est la poussière, devenue leur compagnon au quotidien. Une situation qui ne reste pas sans conséquences pour ces citoyens, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Que ça soit en saison sèche ou en saison pluvieuse, le souci est toujours là pour les usagers du tronçon Cimenterie-Fofomèrè et les riverains de cette route. La boue en saison hivernale et la poussière en saison, sont les soucis quotidiens de ces citoyens de la préfecture de Dubréka. Actuellement, la poussière est la chose la plus remarquable sur les lieux. Pas besoin d’aller loin pour le constater. A voir seulement l’état dans lequel se trouvent les motos et leurs conducteurs stationnés au niveau du rond-point de la Cimenterie, on se rend compte de cette triste réalité.

Thierno Boubacar Diallo

Une réalité que connait parfaitement Thierno Boubacar Diallo, conducteur de taxi moto sur cette route. « Quand on a commencé les travaux de cette route, tout le monde était content. On se disait qu’on allait en finir avec les problèmes de circulation sur ce tronçon. Mais depuis un certain, avec la circulation dense des véhicules gros porteurs, des motos et autres engins, ajoutée aux effets de la pluie, la piste s’est beaucoup dégradée.

Maintenant, nos motos tombent régulièrement en panne sur cette route. En plus, nous sommes envahis par la poussière. Actuellement, quand on fait un tour ici, on devient tellement sale qu’on donne l’impression qu’on rentre d’un voyage à Koundara », explique le jeune homme.

Ce conducteur de taxi moto ajoute qu’en roulant sur ce tronçon, ses collègues et lui s’exposent à d’énormes risques, notamment d’ordre sanitaire : « Ici, nous sommes toujours enrhumés ou grippés, il y a aussi d’autres maladies liées à la poussière dont les gens souffrent ici. Nous demandons donc au gouvernement de nous aider en mettant du goudron sur cette route, ou à défaut de l’arroser au moins tous les jours pour diminuer les risques de maladies », a lancé Thierno Boubacar Diallo.

Mamadou Bhoye Sow

Pour se protéger contre la poussière, les conducteurs de taxi motos cherchent des écharpes et autres foulards dont ils se servent pour couvrir le nez et la bouche. Mais, malgré tout, ils ne sont pas épargnés de la souffrance, témoigne Mamadou Bhoye Sow : « Nous souffrons énormément sur cette route. Il y a trop de poussière. On utilise des foulards pour chercher à nous protéger, mais on est malgré tout confronté régulièrement à des maladies comme le rhume et la toux.

Pendant la journée, on est obligé de changer trois fois de vêtements. Quand on te voit, on a l’impression que tu viens de sortir de terre. Surtout après le passage des véhicules, la poussière s’élève en grande quantité », déplore-t-il.

Outre les usagers de cette route, les riverains vivent aussi ce calvaire. Ceux qui habitent le long de ce tronçon mènent une vie assez compliquée. Car la poussière va jusque dans leurs maisons. « Dans notre quartier ici, quand tu fais la lessive, tu n’oses pas accrocher tes habits dehors, sinon tout devient automatiquement rouge. On ne peut pas déposer aussi des aliments sans les couvrir sinon ils deviennent inconsommables », a dit Mamadou Bhoye Sow.

Usagers de la route et riverains, tous souhaitent aujourd’hui de tous leurs vœux, que ce tronçon, très pratiqué, soit bitumé pour leur permettre de sortir de ce calvaire.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin