Le volontariat continue d’inspirer les décideurs engagés dans la résolution des immenses défis qui se dressent devant la nation. C’est pour promouvoir l’engagement des jeunes dans le dévouement citoyen, dans le développement, que le ministre de la Jeunesse a animé une conférence ce lundi, 03 décembre 2018, dans une université de la place. Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Volontaires 2018, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans sa communication, Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a rappelé le contexte de l’organisation de cette conférence. « Nous sommes content d’être dans le milieu universitaire, nous sommes aujourd’hui à l’UNC, pour animer une conférence sur le volontariat, justement pour donner un éclairage sur ce fait, pouvant permettre aux jeunes de s’engager de le cadre du dévouement citoyen dans l’intérêt de la nation tout en bénéficiant d’une insertion socioéconomique. Cette conférence était un rendez-vous du donner et du recevoir. Les étudiants ont bien compris le concept du volontariat, et aussi la différence entre volontariat et bénévolat. Je pense qu’ils sont engagés à exploiter cet outil citoyen, qui est aussi une possibilité d’insertion socioprofessionnelle, socioéconomique ».

Par ailleurs, Mouctar Diallo a laissé entendre que « le gouvernement est conscient de l’importance du volontariat. C’est pour cela, d’ailleurs, j’ai présenté une communication en conseil ministériel. A l’occasion du dernier conseil interministériel, cela a été adopté par le conseil des ministres pour compléter le dispositif juridique de l’agence Nationale du Volontariat Jeunes (ANVJ) par deux projets de décret instituant, les statuts de l’ANVJ et un projet d’application de la loi, pourtant création de l’ANVJ qui date de 2015. C’est pour vous dire que le gouvernement est dans les meilleures dispositions pour accompagner le volontariat en vue de multiplier ce nombre, pour permettre aux jeunes de s’impliquer activement dans la résolution des problèmes communautaire… Nous avons élaboré un projet que nous allons soumettre au gouvernement, à l’Etat et aux partenaires, en vue de mobiliser des fonds pour répondre à des problèmes concrets qui ont été identifiés par nos structures déconcentrées au niveau des régions, des préfectures… et dans les domaines variés, la santé, l’éducation, l’environnement ».

Pour sa part, Youmba Sagno, directeur général de l’ANVJ (Agence Nationale du Volontariat Jeunes) a expliqué que « le volontariat est le fait de consentir à un travail d’intérêt général, sans attente d’une contrepartie matérielle ou financière équivalent. Le bénévolat n’a pas de rémunération, il ne s’attend à rien. Le volontariat a une prime, un volontaire est régi par un contrat, par une convention, une prime. C’est pourquoi, on a ajouté le mot équivalent. Mais, la prime qu’il reçoit n’est pas l’équivalent à sa qualification académique ou de sa qualification professionnelle ».

Fatoumata Koumba Djingué, Analyste des programmes volontaire des Nations Unies, a rappelé que cette Journée Internationale des Volontaires est célébrée pour rendre hommage aux efforts des volontaires. « La journée internationale des volontaires a été instituée en 1985 par l’Assemblée générale des Nations Unies. C’est une occasion pour rendre hommage aux efforts des volontaires qui se sont engagés dans la paix, le développement de l’action humanitaire, partout dans le monde. Cette journée est célébrée tout simplement parce que l’engagement volontaire y compte parce que beaucoup d’entre eux dorment à ciel ouvert pour venir en aide à des communautés ».

Plus loin, Koumba Djingué a précisé que les personnes qui se portent volontaires ont un avantage en termes de formation, d’amélioration des capacités, mais aussi un enrichissement du carnet d’adresses et, le deuxième avantage, c’est la communauté qui en bénéficie…

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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