Depuis 2010, notre pays a amélioré considérablement son rang dans le classement Doing Business. Au cours des 8 dernières années, notre pays a gagné 30 places dans cet important classement mondial. Une situation qui résulte de l’amélioration du climat des affaires en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est avec une grande fierté que Khader Y. Barry, conseiller spécial du Premier ministre guinéen, parle des performances enregistrées par la Guinée dans le classement Doing Business au cours des dernières années. Selon lui, cette progression de notre pays s’explique par les vastes réformes engagées dans la quasi-totalité des secteurs, notamment au niveau de la gouvernance économique et financière pour rétablir les principaux équilibres macro-économiques, mais également la justice, la sécurité, la défense et la gouvernance politique et administrative. « Depuis la venue au pouvoir du Président Alpha Condé en 2010, d’importantes réformes ont été menées plus spécifiquement en matière de facilitation des affaires.

Il est évident que l’enjeu du développement du secteur privé est étroitement lié à notre volonté d’apporter des réponses à l’amélioration des conditions de vie de nos populations et à faire reculer la pauvreté dans notre pays. La transformation structurelle de notre économie, passera par l’essor du secteur privé. Nous avons beaucoup progressé depuis 2010 et nous avons gagné près d’une trentaine de places dans le classement Doing Business qui est aujourd’hui le principal référentiel pour apprécier le climat des affaires », a-t-il indiqué.

Il rappelle d’ailleurs que depuis quelques années, la Guinée s’est toujours classée parmi les pays les plus réformateurs au monde. « Au-delà de la capacité à faire des affaires, nous continuons à poursuivre un vaste chantier d’investissement dans les infrastructures pour réduire le coût des facteurs de production, notamment dans l’énergie. Aujourd’hui, la Guinée aura une capacité de production d’environ 1000 MGW à l’horizon 2020, soit 10 fois plus que ce qu’elle produisait en 2010. Ce sont des avancées notoires de ce type qui permettront au pays de pleinement exploiter son potentiel minier, agricole, halieutique, animal, etc.

Notamment, en développant des chaines de valeur et en construisant un tissu économique composé de PME dynamiques, compétitives, qui pourront s’intégrer progressivement dans le flux des échanges internationaux », souligne Khader Y. Barry. Et, c’est grâce à ces réformes justement, dit-il, que la Guinée a pu obtenir récemment des engagements financiers à hauteur de 21 milliards de dollars de la part de la communauté internationale pour financer son développement. Un montant qui vient s’ajouter à l’accord stratégique signé avec la Chine et qui porte sur 20 milliards de dollars.

Pour Khader Y. Barry, la question fondamentale aujourd’hui, c’est comment faire en sorte que ces capitaux étrangers puissent pleinement profiter aux PME locales. « Nous sommes engagés dans une promotion active du contenu local pour que la main d’œuvre et les entreprises locales en soient les premiers bénéficiaires. Il s’agit de réformer la formation professionnelle, de prendre des mesures incitatives pour amener des investisseurs à travailler et à sous-traiter avec des entreprises locales ; mais également, d’accompagner des PME en matière de financement, de renforcement des capacités pour qu’elles puissent répondre aux exigences de la demande notamment des miniers », a-t-il expliqué entre autres.

Revenant sur la visite, en 2017, d’une mission économique du patronat ivoirien en Guinée, pour explorer les voies et moyens pour investir dans notre pays, Khader Y. Barry s’est dit heureux que cette mission soit venue à Conakry et surtout le fait qu’il y ait eu un accord cadre créant un « levier » pour le renforcement de la coopération économique entre les deux pays. « Nous pensons que des partenariats fructueux se noueront pour nous permettre ensemble d’être plus forts et plus compétitifs et de mieux affronter la compétition internationale sur nos marchés respectifs », a-t-il espéré.

S’agissant de l’accord stratégique signé en 2017 avec la Chine et qui porte sur un montant estimé à 20 milliards de dollars, le conseiller spécial du Premier ministre a expliqué c’est un montant qui servira à investir dans le développement des infrastructures. « C’est une manière de répondre à la problématique de financement des infrastructures dans un contexte où nous avons un potentiel minier qui est très important et qui n’est pas exploité et que nous avons des besoins urgents en infrastructures. Cet accord stratégique permet d’apporter une solution à cette problématique », insiste Khader Y. Barry, précisant que cet accord n’aura aucun inconvénient sur l’endettement de notre pays comme le pensent certains.

« Les engagements financiers seront couverts par les revenus miniers futurs des projets issus de l’accord. Aujourd’hui, la Guinée à un niveau d’endettement considéré comme à risque modéré par le FMI avec un ratio d’endettement global sur le PIB inférieur à 40%, bien en deçà des niveaux d’endettement observés dans la zone UEMOA ou CEMAC. La Guinée est par ailleurs soucieuse de préserver la stabilité de son cadre macro-économique et est engagée dans un programme économique avec l’appui du FMI pour consolider les importants acquis depuis 2010 en matière de gouvernance économique et financière ».

Enfin, Khader Y. Barry invite les Etats africains à prendre le leadership de leurs politiques et de leurs réformes. Car, dit-il, il revient aux Etats d’inscrire leur action sur un horizon à long terme, de définir leurs priorités et d’assurer la mise en cohérence de l’ensemble des réformes qui sous-tendent leurs politiques publiques.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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