Comme annoncé précédemment, le passage des membres du gouvernement devant l’Assemblée nationale, dans le cadre de la session budgétaire, a démarré hier, mardi, 04 décembre 2018. Pour cette première journée, ce sont les ministres de la Justice, maître Cheick Sacko et le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé, qui ont été entendus par les députés. Ils sont venus défendre leurs budgets sectoriels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Premier à passer au parloir, le ministre de la Justice a commencé par rappeler les quatre principaux axes de son département qui sont :

L’accès au droit et à la justice, l’indépendance d’une magistrature responsable, le renforcement et la valorisation des ressources humaines et la lutte contre l’impunité.

Des axes qui ont enregistré, dit-il, des avancées notoires. C’est notamment l’adoption des Codes militaire, pénal et de procédure pénale, l’achèvement du siège du département de la justice et son équipement, la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature, le recrutement d’auditeurs de justice, la formation des formateurs, la dotation des maisons centrales de Conakry, Kindia et Kankan de fourgons cellulaires pour le transfèrement des détenus, la signature du décret portant statut des gardes pénitentiaires, le recensement biométrique des gardes pénitentiaires,…

S’inscrivant dans la poursuite de l’atteinte de ses objectifs, Maître Cheick Sacko a présenté un projet de budget de 150 milliards 385 millions 607 mille francs guinéens pour l’exercice 2018, contre 90 milliards 701 millions 543 mille pour 2018. Soit un accroissement de 60%. Une première pour ce département.

Malgré cette hausse, le garde des sceaux a déploré l’inscription de 20 milliards GNF du gouvernement guinéen pour l’organisation du procès du 28 septembre 2009, contre une enveloppe initiale de 60 milliards. Les USA eux, appuient la Guinée dans ce dossier à hauteur de plus de 13 milliards et l’Union Européenne à hauteur de 4,513 milliards.

De son côté, le Gnééral Bouréma Condé, de côté a réitéré l’engagement de son département à restaurer l’autorité de l’Etat, consolider la décentralisation et le développement. Ce fut l’occasion pour le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de présenter l’Agence nationale de financement pour le développement local (ANAFIC) financée par le Fonds de développement local (FODEL). Un fonds qui sera alimenté de 15% des revenus miniers.
Ce département, parrain des formations politiques et partenaire spécial de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a bénéficié d’un budget de 494 milliards 268 millions 898 mille pour l’année à venir contre un montant de 328 milliards 463 millions 436 mille francs guinéens en 2018.

Après ces présentations, les députés ont soumis aux deux ministres une batterie de questions liées particulièrement au contentieux électoral, aux problèmes frontaliers, au retard dans la mise en place des exécutifs communaux, aux violations de droits de l’Homme, à l’impunité, à l’interdiction des manifestations, et une cascade de récriminations aux personnels de justice.

En somme, les députés ont demandé des comptes aux deux chefs de départements qui ont réussi à se tirer d’affaire en abordant dans les détails les nombreuses interrogations des députés.
Ce mercredi, 08 décembre 2018, ce sont les ministres des travaux publics, des mines et de la géologie, des affaires étrangères et le secrétaire général des affaires religieuses qui sont attendus à l’hémicycle.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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