Amara Balato Kéita

La grève du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) pour réclamer une augmentation des salaires est loin de connaître son épilogue. Dans ce bras de fer qui oppose l’équipe d’Aboubacar Soumah au gouvernement du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, on continue à se demander qui aura le dernier mot…

En attendant, certaines écoles publiques de la capitale commencent à faire le plein d’élèves et d’enseignants, a constaté Guineematin.com sur le terrain. Au lycée Kipé par exemple, l’affluence était de taille dans la journée de ce lundi, 10 décembre 2018.

Même si les enseignants grévistes respectent toujours le mot d’ordre de grève, la donne commence à changer sur le terrain. Au lycée public Kipé, dans la commune de Ratoma, les cours se déroulent normalement avec une forte affluence d’élèves et d’enseignants.

Une situation qui enchante le proviseur Amara Balato Keïta qui n’a pas manqué de tacler ses détracteurs. « J’avoue que depuis le 03 octobre 2018, nous étudions. Qu’à cela ne tienne, mes détracteurs ne font que me chanter sur tous les toits de Conakry pour dire que ça n’étudie pas au lycée Kipé. Cela fait belle lurette que j’ai plus de mille élèves présents sur les 1 890. Et puis, ça, c’est des effectifs prévisionnels. Je remercie Dieu, les élèves viennent massivement et les professeurs viennent régulièrement. Les cours se tiennent comme cela se doit », a indiqué Amara Balato Keïta.

Concernant les statistiques de la journée de ce lundi, 10 décembre 2018, le proviseur du lycée Kipé a expliqué que « sur les 23 professeurs titulaires programmés, 19 sont venus aujourd’hui. Sur les 23 contractuels programmés, 12 sont là ; et en ce qui concerne l’encadrement, sur les 19, moins les malades, les 17 sont là. Au niveau des élèves, aujourd’hui, j’ai 1 086 sur 1 890 comme effectif prévisionnel. Donc, je peux m’en féliciter ».

Enfin, s’adressant aux enseignants et élèves qui n’ont pas encore repris le chemin de l’école, Amara Balato Keïta reste catégorique sur la non reprise des cours. « J’ai toujours dit au mât que le programme ne sera pas repris par un professeur. Quand les cours sont donnés, on ne revient plus et le programme n’attend personne. Les examens nationaux se passeront comme cela se doit, l’État n’attendra pas. Dire non, il y avait ceci ou il y avait cela, tant pis. Les parents qui continuent à garder leurs enfants à la maison, je crois que c’est à leur risque et péril », a insisté Amara Balato Keita, le proviseur du lycée Kipé, en rappelant que les cours sont déjà exécutés à 12%.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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