L’humanité a célébré le 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée le 10 décembre 1948, par les Nations Unies. En Guinée, c’est le palais du peuple qui a servi de cadre à cette célébration au cours de laquelle les défenseurs des droits humains ont tiré la sonnette d’alarme.

C’était en présence de certains membres du gouvernement, des représentants d’organisations internationales, des diplomates et de nombreux défenseurs des Droits de l’Homme, a constaté sur place Guineemtin.com à travers un de ses reporters.

La célébration des 70 ans de cette déclaration vise à jeter un regard sur ce qui a été accompli en termes de respect des droits de l’Homme, mais aussi sur les défis qui restent à relever. Un accent particulier est mis sur la place des jeunes dans la promotion de la paix et de la quiétude sociale.

N’diaye Fatou Diallo

Selon madame N’diaye Fatou Diallo, cheffe de mission de l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), « cette commémoration, riche en couleurs, sera un moment de réflexion à la fois sur les progrès accomplis en Guinée et sur les défis présents et futurs en matière de Droits de l’Homme, de développement, de paix et de sécurité. Ainsi, chaque composante de cette journée commémorative reflétera un aspect ou un autre de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en Guinée… Vous conviendrez avec moi qu’aujourd’hui, plus qu’hier, le rôle de la jeunesse dans la paix et la cohésion sociale est plus que déterminante. A travers elle, engageons la jeunesse guinéenne à être des agents de la concorde sociale ».

Elhadj Mamadou Malal Diallo

Pour sa part, Elhadj Mamadou Malal Diallo, président par intérim de l’Organisation Guinéenne pour la défense des Droits de l’Homme (OGDH), est revenu sur les multiples violations de droits humains enregistrées dans notre pays. « Cette année 2018, au moins 15 personnes ont perdu la vie lors des manifestations liées aux contestations des élections locales et à la crise qui secoue l’éducation. Il y a aussi la mesure prise par les autorités d’interdire toute manifestation politique ou sociale, et le fait d’impliquer l’armée dans le maintien de l’ordre en violation de la Constitution ; le retard pris pour l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de Code Civil qui contient des avances importantes en matière de protection des Droits de l’Homme, en particulier du droit des femmes ; les conditions de détention parfois inhumaines dans les maisons centrales et d’arrêt, causes de plusieurs décès des détenus, et les retards excessifs pris pour le jugement de certaines des personnes détenues illégalement depuis plusieurs années.. »

Devant ce sombre tableau, le président par intérim de l’OGDH a fait des recommandations allant dans le sens d’inverser cette tendance. Elhadj Mamadou Malal Diallo s’est particulièrement appesanti sur la tenue du procès du massacre du 28 septembre, qu’il souhaite pour le 1er trimestre de l’année 2019.

Me Cheick Sako

Le ministre d’Etat en charge de la justice, Maitre Cheick Sacko a fait état des avancées enregistrées dans les reformes dans son département, notamment la révision du Code Pénal. Selon lui, ces reformes ont permis de se passer des Cours d’Assises pour permettre aux tribunaux de première instance de juger des affaires criminelles, dont plus de 480 dossiers pour l’année 2017.

En outre, Maitre Cheick Sacko a réitéré son engagement d’organiser le procès du massacre du 28 septembre 2009. « Cet engagement sera tenu. C’est pourquoi, le comité travaille d’arrache-pied sur les conditions matérielles de préparation de ce procès ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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