Ibrahima Ly, alias Mouzby, et trois de ses acolytes sont poursuivis au tribunal criminel de Dixinn pour des faits de vol à main armée, association de malfaiteurs, assassinat, détention et consommation de chanvre indien. Les débats dans ce dossier criminel ont démarré hier, lundi 10 décembre 2018, où les accusés ont nié en bloc les faits pour lesquels ils sont poursuivis, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Les quatre accusés sont Ibrahima Ly (alias Mouzby), Kadiatou Bah (alias Gallé), Momo Camara et Mamadou Diouma Diallo. Ces présumés malfaiteurs auraient commis leur forfait en 2012 tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays, notamment à Mamou, Pita, Dalaba et Labé. Ils ont tous été interpellés pendant l’année 2012 et mis sous mandat de dépôt, à la maison centrale de Conakry, le 06 avril de la même année.

En défilant à tour de rôle à la barre devant le juge Ibrahima Kalil Diakité, ils ont tous nié en bloc les faits articulés contre eux. Ibrahima Ly, alias Mouzby, marchand de profession, a expliqué à la barre n’avoir participé à aucune attaque. « Je n’ai pas opéré à Mamou, ni à Dalaba, ni à Pita encore moins à Labé » a-t-il lancé devant le juge.

Revenant sur les circonstances dans lesquelles il a été arrêté, Ibrahima Ly, alias Mouzby, a dit que c’est le nommé Saliou qui l’a appelé en lui disant que son ami Sadio a fait un accident à Cosa. Et, arrivé sur les lieux où l’accident aurait eu lieu, il a trouvé des pick-up de la gendarmerie. Ainsi, « ceux-ci m’ont mis aux arrêts, et ils m’ont torturé en enlevant mes dents. Les cas de braquages de motos à Conakry ou le cas d’assassinat et de braquages qui ont eu lieu à Mamou et à Labé, je n’en sais rien. La fille, Kadiatou Bah, je ne la connaissais pas. C’est à la maison centrale que je l’ai connue », a-t-il ajouté.

De son côté, la seule femme du groupe, Kadiatou Bah, a aussi nié les faits. Cette dame serait, selon le procureur, la copine de feu Ousmane Diallo, alias Texas, tué à Mamou lors d’un braquage à main armée. Des accusations rejetées en bloc par l’accusée qui dit avoir été arrêtée tout simplement parce qu’elle a envoyé à manger à Ibrahima Ly à la gendarmerie. « Je n’ai jamais participé à une quelconque association de malfaiteurs. Je ne connaissais pas Ibrahima Ly. C’est sa sœur Kadiatou Ly qui est ma cliente, qui m’a dit d’envoyer à manger pour son petit frère à la gendarmerie. Dès mon arrivée, les gendarmes m’ont arrêté pour me déposer à la maison centrale. Moi, je ne connais rien absolument de cette affaire », a dit la femme.

Cependant, le procureur Daouda Diomandé a cité une multitude d’attaques mis à la charge des ces quatre accusés. Selon le procureur, « l’accusé Ibrahima Ly et son groupe ont attaqué à Bambéto un cambiste et un vendeur de cartes de recharge. Ils ont braqué plusieurs motos à Bambéto et à Soloprimo. Ils ont attaqué la station de Dalaba. Ce groupe a fait des opérations à main armée à Labé et à Pita. Et, c’est ce groupe qui opérait en 2012 sur le tronçon Mamou-Dabola », a martelé le procureur.

L’un des conseils des accusés, maître Amadou Sow, a fait remarquer qu’il n’y a aucun lien entre l’arrestation des ces accusés et les faits pour lesquels on les poursuit. « On vous accuse de braquage de motos, de stations d’essence, tantôt à Conakry, à Mamou, à Dalaba, à Pita, à Labé. Et, ils vous arrêtent sans aucune preuve et sans aucune arme. C’est vraiment inquiétant ».

Le dossier a été renvoyé à ce mardi, 11 décembre 2018, pour les plaidoiries et réquisitions des parties au procès.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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