Le Groupe de la Banque mondiale vient de publier son rapport semestriel sur les questions de développement. Des résultats de cette enquête menée dans 20 pays du continent africain, il ressort que la Guinée, le Mali, le Tchad et le Niger sont les pays où les inégalités du genre sont les plus élevés.

Pour comprendre donc les raisons de ce positionnement, la Banque mondiale a organisé une vidéo conférence, hier lundi, 10 décembre 2018, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Diffusée en direct à Washington, au Mali, au Tchad, au Niger et en Guinée, cette vidéo conférence a connu la participation de journalistes et d’activistes de la société civile. Elle a été suivie de débats sur la question. Selon madame Soukéna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale Guinée, Mali, Niger et Tchad (sous-région AFCW3), l’objectif de la publication de ces rapports semestriels est de présenter les avancées autour des questions de politiques macroéconomique, budgétaire ou sociale qui sont destinées à soutenir l’objectif premier de la Banque mondiale.

« Cet objectif double est la réduction de la pauvreté et la promotion d’une prospérité partagée. Donc, le présent volume comme vous avez dû le voir, porte sur la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes et plus particulièrement sur les questions de non scolarisation des filles ou de leur abandon de l’école. Mais également, traite des volets importants de l’actualité comme la vulnérabilité ou les vulnérabilités liées à l’accroissement de la dette publique externe », a-t-elle introduit.

En ce qui concerne les inégalités du genre, madame Soukéna Kane indique que l’étude montre qu’une fille dès qu’elle atteint l’âge de la puberté est souvent contrainte par les parents d’abandonner l’école au profit du mariage. « Ce qui conduit bien entendu à des grosses précoces. Au Niger, plus de 3 filles sur 4 sont mariées au cours de leur enfance. Au Tchad, on est en proportion pour la même tranche d’âge environ deux tiers qu’au Niger. Au Mali et en Guinée, elle est plus de la moitié.

Dans ces quatre pays que nous avons cités, une fille sur dix uniquement achève ses études secondaires. Et, c’est là les taux les plus faibles au monde, 10%, des filles uniquement. Donc, ce n’est pas une surprise si on constate uniquement le mariage des enfants, le faible taux de scolarisation, constitue une entrave à l’autonomisation des filles et ont une incidence négative sur la famille de l’enfant », a-t-elle ajouté.

Poursuivant, la directrice des opérations de la Banque mondiale Guinée, Mali, Niger et Tchad (sous-région AFCW3), a dit que selon les estimations, le coup économique en matière de santé, le taux élevé de fécondité et les croissances démographiques sont importants dans ces pays. « Le mariage des enfants et les grossesses précoces signifient des revenus plus faibles pour les femmes et leur ménages. Ce qui souvent peut affecter la santé des jeunes mères et celle de leurs enfants. C’est pour cette raison que nous estimons que le maintien des filles à l’école constitue un des meilleurs moyens pour réduire le nombre de malades et des grossesses précoces.

Fort heureusement, les gouvernements de ces quatre pays, sont déjà très impliqués dans les expérimentations et la mise en œuvre des programmes qui sont regroupés autour de trois approches complémentaires qui sont encore des meilleures pratiques dans le monde et qui ont été testées dans d’autres pays. Premièrement, il s’agit des programmes qui offrent l’essentiel des compétences de vie, des connaissances en matière de santé reproductive. C’est deuxièmement des programmes élargissant les possibilités économiques, et enfin troisièmement les programmes visant à maintenir les filles à l’école ou leur permettre d’y retourner ».

Les participants ont mis cette vidéo conférence à profit, pour poser des questions sur tous les points qui leurs préoccupent. Et sans détour, les responsables de la Banque mondiale ont apporté des réponses satisfaisantes.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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