La capitale guinéenne a été le théâtre de plusieurs manifestations ce mardi, 18 décembre 2018. Des élèves sont descendus dans les rues de plusieurs quartiers de la commune de Ratoma pour protester contre l’absence de leurs enseignants dans les écoles. Partout, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, a constaté Guineematin.com, à travers ses reporters déployés sur le terrain.

Près de trois mois après l’ouverture des classes, les cours tardent encore à démarrer normalement dans les écoles publiques de la Guinée. Seuls quelques rares enseignants titulaires plus les contractuels vont dispenser les cours. Et, au fur et à mesure que l’année scolaire avance, le spectre d’une année blanche plane dans le pays. C’est pourquoi, les élèves intensifient la pression sur les autorités. Plusieurs d’entre eux sont descendus dans les rues de Conakry ce mardi, 18 décembre 2018 pour se faire entendre.

Les manifestations ont eu lieu à Kipé, à Ratoma et à Hamdallaye notamment. Les manifestants exigent le retour des enseignants titulaires dans les écoles. « Nous avons commencé la marche au niveau du lycée Kipé pour venir jusqu’à Hamdallaye. Nous marchons pour réclamer nos droits sans toucher aux biens publics, car nous avons envie d’étudier. Le gouvernement a refusé de nous aider à étudier.

Ça fait plus d’une semaine depuis que les écoles privées ont commencé les compositions. Nous, nous sommes à l’école, il n’y a qu’une seule matière qu’on fait pendant toute la semaine, c’est les mathématiques. Alors que nous sommes appelés candidats au Bac. Les élèves des établissements privés sont en classes pendant que nous nous sommes dans la rue. Nous allons traiter les mêmes sujets au Bac et comment nous allons nous en sortir ?», s’est interrogé Bakary KOUROUMA, l’un des manifestants.

Cet élève souligne qu’ils ont chassé les enseignants contractuels parce que ces derniers n’ont pas le niveau requis pour enseigner. « Dans notre établissement scolaire, il n’y a pas de professeurs contractuels actuellement. On les a tous mis dehors, on a dit qu’on ne veut pas voir les contractuels parce qu’ils sont incapables, ils ne peuvent rien faire. Un professeur qui ne peut pas écrire au tableau le mot « hiérarchie », ça c’est un professeur ? C’est raison pour laquelle j’ai dit à mes amis du collège et du lycée Kipé de me suivre, on va faire notre marche pour dire qu’on ne veut pas de l’injustice dans notre pays », a-t-il dit.

Finalement, la police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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