Alpha Condé « prédicateur » à Dalaba : « ceux qui font tuer ne seront jamais présidents »

21 décembre 2018 à 22 10 12 121212

Après les préfectures de Labé et de Pita, le président de la République, le professeur Alpha Condé, est arrivé dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018 (à 18 heures 45) à Dalaba où il a passé la nuit. Et, ce vendredi, le chef de l’Etat a commencé ses activités officielles à 11 heures, à la tribune de la mairie pour le meeting, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Dalaba.

Après les discours du préfet, Alpha Aboubacar Kaala Bah, et du maire de la commune urbaine de Dalaba, Elhdj Ibrahima Dalaba Diallo, le président de la République a pris la parole pour délivrer son message. Le professeur Alpha Condé est longuement revenu sur sa vie d’opposant avant de s’attaquer à Cellou Dalein Diallo et Cie qu’il a bien pris le soin de ne pas nommer…

« En 1993, j’ai gagné les élections. Le président Conté a dit qu’il a gagné. Les jeunes soldats sont venus me voir, ils m’ont dit de ne pas accepter. ‘’Nous avons voté pour toi’’… Mais, je leur ai dit qu’il y aura quelques morts. Ils ont dit ‘’cela ne fait rien’’. J’ai dit que je ne suis pas venu en Guinée pour gouverner des cimetières. J’ai laissé le pouvoir au président et je suis parti en France.
Quand je devais revenir, je savais qu’on allait m’arrêter. On m’a mis en prison pendant deux ans et demi. Mais, le pouvoir, c’est Dieu qui donne. Si Dieu a décidé dans ton destin que tu seras président, rien au monde ne va l’empêcher. Malgré le fait qu’on m’a condamné à mort et on m’a mis en prison, je suis président aujourd’hui ! Quand on croit à Dieu et on croit à son destin, on n’a pas besoin de faire tuer. On doit seulement être patient. Dieu récompense ceux qui sont patients.
Les gens qui font tuer, ne seront jamais présidents. Ils font tuer les enfants des autres pendant que leurs enfants sont aux États-Unis ou en France… Dieu n’accepte pas cela. C’est pourquoi, je suis confiant, je ne crains rien, je n’ai peur de personne. Quand Dieu est avec vous, vous n’avez peur de personne », a notamment dit le chef de l’Etat guinéen.

Après ce meeting d’environ une heure (entre 11 heures et midi), le président Alpha Condé est allé visiter l’hôtel Safitel, situé au quartier Tangama, dans la commune urbaine, avant d’aller à la mosquée centrale pour la prière de vendredi, dirigée par le premier imam de Dalaba, Elhadj Mamadou Cherif Barry.

A suivre !

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Me Djibril Kouyaté : « je serai le bâtonnier de tout le monde »

21 décembre 2018 à 20 08 37 123712

Comme annoncé précédemment, maître Djibril Kouyaté, inscrit au Barreau de Guinée depuis 1993, a été élu ce vendredi, 21 décembre 2018, nouveau bâtonnier de l’Ordre des avocats pour une période de deux ans. Sur les six andidats en course, maitre Kouyaté l’a emporté haut la main, avec 105 voix sur les 180 votants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Djibril Kouyaté, nouveau bâtonnier

Après cette victoire écrasante, le nouveau bâtonnier promet d’œuvrer pour que la confraternité entre les avocats puisse encore se développer. « Ma première mission va être le rassemblement. C’est vrai qu’on est déjà rassemblé. Mais, je dois continuer à rassembler les avocats. Il n’y avait pas de division, mais je vais le raffermir et le renforcer. Je serai le bâtonnier de tout le monde de telle sorte que l’esprit de confraternité puisse encore se développer », a-t-il annoncé.

Le nouvel élu a laissé entendre que les défis sont énormes et ils sont liés à l’environnement. « Je suis élu pour faire évoluer encore plus les choses. Les avocats sont au dessus de tout ce que nous connaissons dans ce pays. C’est l’institution au sein de laquelle il y a plus de démocratie », soutient maitre Djibril Kouyaté.

Toutefois, le bâtonnier a mis en garde ses confrères. «Je ne suis pas un avocat très médiatisé. Vous savez, nous les avocats aussi, nous devons beaucoup faire attention. On dit que la presse fait. Mais elle défait aussi ».

De son côté, le bâtonnier sortant, maître Mohamed Traoré a félicité son successeur pour sa brillante élection. « Je vais profiter de cette occasion pour féliciter Djibril Kouyaté qui est un ami, un grand frère, un confrère et qui a été élu vraiment dans des conditions absolument honorables, avec un score honorable. Il a été brillamment élu au premier tour. Cela veut dire que les avocats ont une certaine confiance en lui, pour ne pas dire une confiance certaine. Je lui souhaite plein succès dans ses fonctions qui, il faut le rappeler, sont très nobles mais très difficiles ».

Parlant de son bilan, le bâtonnier sortant dira brièvement : « nous avons donné une certaine visibilité au barreau. Si vous remarquez cette fois-ci, il y avait six candidats à la fonction du bâtonnier. Ce qui est une première. Cela signifie que les avocats commencent à comprendre véritablement ce que c’est qu’un barreau et ce que chacun doit faire pour le rayonnement du barreau ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Incendie à Mamou : « la vente de l’essence au marché noir sera interdite »

21 décembre 2018 à 20 08 11 121112

Après l’incendie survenu dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, au marché de Mamou, l’heure est au bilan des dégâts causés. Le maire de la ville, Amadou Tidiane Diallo, en compagnie de l’administrateur du marché, Mamadou Sidibé, s’est rendu sur les lieux ce vendredi pour un constat. A cette occasion, l’administrateur du marché a annoncé l’interdiction prochaine de la vente de l’essence dans ce marché, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Hier déjà, le maire de Mamou et l’administrateur du marché était sur les lieux de l’incendie, une zone réservée à la vente de produits pétroliers. Ils sont revenus sur place ce vendredi matin pour constater l’ampleur des dégâts causés et apporter leur compassion et leur soutien moral aux victimes. Le maire, Amadou Tidiane Diallo, en a profité pour déplorer l’attitude des sapeurs-pompiers. « Les sapeurs-pompiers nous disent que leur camion est en panne.

Normalement, ils devraient mettre leurs matériels à point, être toujours prêts à intervenir à chaque instant. Ces derniers jours même ils sont allés nous demander le prix du carburant pour préparer les fêtes de fin d’année, et nous étions d’accord parce qu’on estime qu’il y aura beaucoup d’interventions à faire. Nous demandons aux vendeurs d’essence d’être très prudents, d’éviter de stocker ces produits pétroliers dans les magasins ou dans les maisons », a dit l’autorité communale.

Mamadou Sidibé

Mamadou Sidibé, l’administrateur du marché de Mamou, regrette aussi cet incendie et annonce l’interdiction prochaine de la vente de l’essence sur les lieux. « Nous allons ouvrir une enquête pour situer les responsabilités dans cette situation. En outre, nous prendrons des dispositions, en collaboration avec les autorités communales et préfectorales, pour mettre fin à la vente de l’essence dans les bidons ici. Nous demandons à ceux qui font ce commerce de trouver d’autres activités », a laissé entendre l’administrateur du marché.

A rappeler que cet incendie a consumé plusieurs magasins et leurs contenus. L’origine du feu reste pour l’heure inconnue.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919

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« Seuls les habits que je porte me restent aujourd’hui », raconte un migrant rentré d’Angola

21 décembre 2018 à 19 07 58 125812

Mohamed Doumbouya de la cellule de communication de l’OIM-Guinée

Les migrants guinéens détenus en Angola commencent à regagner le pays. Une première équipe de 21 personnes est arrivée hier, jeudi, 20 décembre 2018, à Conakry. A leur descente d’avion à l’aéroport de Conakry, les migrants ont raconté le calvaire qu’ils ont vécu en Angola, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est une équipe de 30 personnes qui était attendue ce jeudi, 20 décembre à Conakry. Mais, en raison d’un problème de place dans l’avion, c’est finalement 21 personnes qui sont venues. Ces migrants, considérés comme illégaux en Angola, puisque ne disposant de papiers, étaient détenus depuis plusieurs mois dans les prisons du pays. Ils ont été rapatriés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en collaboration avec le gouvernement guinéen.

Selon Mohamed Doumbouya, membre de la cellule de communication de l’OIM Guinée, cette première opération devrait être suivie d’autres. « L’OIM Guinée a répondu à un appel du gouvernement guinéen qui a manifesté le besoin de venir en aide aux guinéens qui étaient en détresse dans les centres de détention en Angola. C’est la première expérience mais avec l’assistance de l’Etat guinéen et d’autres partenaires, on espère vraiment pouvoir aider plus de personnes qui sont là-bas », a-t-il indiqué.

Pour les migrants, ce retour au bercail est plus qu’un soulagement. C’est une libération après l’enfer qu’ils ont vécu en Angola, même s’ils ont tout perdu. « Ils disent qu’ils font les choses légalement mais c’est faux. Je faisais le commerce là-bas, ils m’ont suivi de ma boutique jusque dans ma chambre, ils m’ont frappé et mis en prison.

Ils ont retiré tous mes biens et ont pris tout ce que je gardais dans ma maison, même mes habits. Seuls les habits que je porte me restent aujourd’hui. Je suis resté pendant plusieurs mois en prison, mais aujourd’hui je dis Dieu merci puisque je suis rentré chez moi et je remercie l’OIM », explique Abdoulaye Fofana.

Mamady Fofana, un autre migrant rentré d’Angola, a raconté sa mésaventure avant d’exhorter les autorités guinéennes à aider tous les Guinées qui sont détenus dans les prisons angolaises à rentrer au pays. « Les Angolais nous ont maltraités, ils nous attrapent et attachent comme des animaux pour nous mettre en prison.

Et dans ces prisons, on nous frappait, même quand nos frères nous amenaient à manger ils refusaient qu’on mange. Aujourd’hui je remercie le gouvernement guinéen et l’OIM. Mais, je lance un appel au gouvernement guinéen pour qu’il aide nos compatriotes qui sont dans les prisons là-bas, même s’il faut affréter deux avions par jour pour ramener les autres qui croupissent dans les prisons angolaises », a plaidé Mamady Fofana.

Comme ses prédécesseurs, Saïkou Oumar Barry qui a passé 6 ans en Angola, rentre aujourd’hui en Guinée les mains vides. Après l’expérience qu’il a vécue, il donne un conseil à ses compatriotes guinéens. « Les Angolais ne détestent pas tous les migrants qui sont dans leur pays, mais ils détestent particulièrement ceux de l’Afrique de l’ouest. C’est comme si nous n’avions pas de gouvernants, nous ressemblons à des orphelins là-bas, ils n’ont aucun respect ni de considération pour nous.

Les gens disent que ce sont les guinéens qui s’entretuent là-bas mais c’est faux, ce sont eux qui assassinent les gens juste par jalousie et méchanceté. Si vous voyez tous les biens que nos compatriotes ont perdus là-bas, vous allez être en colère. Mais, moi ce que je vais dire à mes parents guinéens, c’est de rester en Guinée et investir ici, parce que personne ne viendra nous chasser ici », a-t-il lancé.

A l’arrivée de ces migrants à l’aéroport de Conakry, l’OIM Guinée a mis à leur disposition un téléphone portable avec une carte SIM et une somme de 500 000 francs guinéens chacun pour leur permettre de payer leur transport pour rejoindre leurs familles.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Culture : lancement officiel de la première édition du festival de Théâtre de Dubréka

21 décembre 2018 à 19 07 16 121612

La première édition du Festival de Théâtre de Dubréka (FESTARD) a été officiellement lancée ce vendredi, 21 décembre 2018, dans l’enceinte de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG). Pendant trois jours, cet évènement culturel va réunir plusieurs artistes, des étudiants de l’ISAG et des invités de marque au tour du thème « le théâtre au service du développement pour la promotion de l’emploi jeunes et du tourisme », rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette première édition du Festival de Théâtre de Dubréka est une initiative de la compagnie de théâtre « Bouche d’Air » en collaboration avec la préfecture de Dubréka et l’Institut Supérieur des Arts de Guinée (ISAG).

Ibrahima Sory Tounkara

A l’occasion du lancement officiel des activités, Ibrahima Sory Tounkara, directeur artistique du Festival de Théâtre de Dubréka, est revenu sur les objectifs de cet événement. « C’est de faire de Dubréka la cité des arts. Ensuite, favoriser la rencontre avec les échanges et la création artistique dans tout le domaine des arts à l’Institut Supérieur des Arts de Guinée. Vous savez que la Guinée a tout le temps brillé par sa culture, mais aujourd’hui tout se professionnalise. Et comme Dubréka a la chance d’abriter l’ISAG, nous avons jugé opportun d’organiser cet évènement ici pour favoriser la rencontre entre les professionnels et les étudiants, mais aussi des artistes de tout bord. C’est aussi de permettre aux jeunes artistes de consolider tout ce qu’on leur apprend à l’école, parce qu’on dit souvent, la meilleure façon d’apprendre, c’est de regarder. Donc, c’est de leur permettre d’avoir d’autres points de vue par rapport à ce qu’ils sont en train d’apprendre à l’école », a-t-il dit.

Pr. Sidafa Camara

De son côté, Professeur Sidafa Camara, directeur général de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée, s’est réjoui du choix porté sur son institution pour abriter cette première édition. Ensuite, il a rappelé la mission assignée à sa structure. « L’Institut Supérieur des Arts de Guinée a pour mission d’organiser, d’élaborer, d’impulser et de soutenir des projets et programmes de formation et de recherche dans les domaines des arts, des traditions et du patrimoine culturel. C’est une jeune institution d’enseignement supérieur qui a été créée pour parer aux insuffisances liées aux domaines de formation des arts et de la culture. Le festival de théâtre de Dubréka est un évènement artistique annuel qui offre aux étudiants des espaces de rencontre et d’échange avec des experts formateurs au sein des différents ateliers. Il a été conçu pour générer des chaines de valeur dans les domaines des arts, du tourisme culturel, de l’environnement et de l’entrepreneuriat culturel… »

Le préfet

Présent à la cérémonie, le préfet de Dubréka, Younoussa Le Bon Sylla, a rappelé que sa préfecture fait partie des localités de la Guinée qui disposent de plus d’atouts dans le cadre des arts et de la culture. C’est pourquoi, dira le préfet, « j’ose croire que les thèmes, les rythmes et les pas de danse qui vont être exprimés ici, seront tirés de nos folklores, car ce genre de compétition peut servir d’appoint à l’initiative d’organisation de la quinzaine artistique de nos régions administratives et du festival national à Conakry que pilote avec brio le ministère de la culture »

La cérémonie du lancement officiel du FESTARD a été présidée par Mâdiou Sow, attaché de cabinet du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Les grands absents de cette événement culturel sont les représentants du ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique.

De Dubréka, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/662 73 05 31

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Tidjane Diallo, maire de Mamou : « les sapeurs-pompiers sont allés nous demander le prix de l’essence »

21 décembre 2018 à 18 06 59 125912

L’attitude « désintéressée » de la brigade des sapeurs-pompiers après l’incendie qui s’est déclaré hier, jeudi 20 décembre 2018, au marché central de Mamou (où plusieurs magasins et leurs contenus sont partis en fumée) ne laisse personne indifférent. Après la révolte des jeunes mécontents, c’est le maire de la commune urbaine de Mamou qui a mis en doute l’argument (notre camion est en panne) évoqués par les soldats du feu de la ville carrefour.

Interrogé ce vendredi par la rédaction locale de Guineematin.com, le maire Amadou Tidiane Diallo n’a pas caché sa surprise et son étonnement d’entendre cette défense de la brigade qui, il y a quelques jours, dit-il, est allée demander le prix du carburant à la mairie.

« Tout récemment, d’ailleurs ces jours-ci, ils (les sapeurs-pompiers) sont allés nous (le conseil communal) voir pour nous demander le prix de l’essence pour préparer les fête de fin d’année. Parce qu’on estime qu’il y aura beaucoup de trucs (accident, incendie, etc.) où ils vont intervenir. Donc, nous, on était prêt à leur donner, les jours à venir, ce qu’ils ont demandé. Parce que pour nous, tout le matériel était sur place et à bon point. Donc, on se demande pourquoi et comment ils peuvent dire aujourd’hui que le moteur de leur camion est en panne », s’est offusqué le maire, Amadou Tidiane Diallo, déçu du comportement des sapeurs-pompiers.

A la lumière des propos de la première autorité communale de Mamou, la question qui taraude les esprits est de savoir si les sapeurs-pompiers ont voulu berner le conseil communal en allant lui demandant le prix de l’essence sachant bien que leur camion-citerne est en panne ou bien ont-ils simplement refusé d’intervenir pour éteindre l’incendie qui faisait des ravages au marché central de Mamou.

Joint au téléphone par la rédaction locale de Guineematin.com, dans l’après-midi de ce vendredi, la brigade des sapeurs-pompiers, par la voix d’un agent qui a requis l’anonymat, a confié que son commandant est en déplacement et qu’ils (les agents qui sont sur place) ne peuvent rien dire pour l’instant. « On ne refuse pas de parler ; mais, comme on n’a pas l’ordre, on ne peut rien dire pour le moment. Notre commandant est en déplacement ; et, c’est lui qui doit parler avec vous », a-t-il dit, avant de raccrocher.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Développement local : bientôt une cartographie pour les villes de Boké et Kamsar

21 décembre 2018 à 17 05 24 122412

L’ambassade des Etats-Unis en Guinée a lancé hier, jeudi 20 décembre 2018, le projet de cartographie du corridor entre les villes de Boké et de Kamsar pour la résilience, la sécurité humaine et la préparation aux situations d’urgence. Ce projet dénommé « Projet ville secondaire » est financé par les Etats-Unis à hauteur de 110.000 dollars américains, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

C’est à l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké que la cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu, en présence des autorités universitaires et des élus locaux de la ville de Boké. Le projet consiste à former des étudiants et d’autres membres des communautés locales à l’utilisation des technologies modernes, pour créer une carte de Géographie humaine virtuelle que le gouvernement guinéen pourra utiliser pour la planification urbaine et la préparation aux situations d’urgence.


SE. Denis Hankins

« C’est un projet d’information géographique et technique qui peut aider au développement, bien structurer et qui protège l’environnement. Avec ce programme nous allons renforcer la capacité de cette Université et le gouvernement va avoir la connaissance technique exacte du terrain qu’il commande », a expliqué Denis Hankins, l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée.

Sur le terrain, le projet est accueilli avec une grande satisfaction. Dr Oumar Keïta, le directeur général de l’institut supérieur des mines et de la géologie de Boké, s’est réjoui du fait que les étudiants et les enseignants de son institution vont bénéficier d’un renforcement des capacités. De son côté, Bah Momo, le président du conseil de quartier de Baralandé, a estimé que cela va contribuer au développement de sa localité.

« La population est galopante et la croissance est rapide. Il faudrait qu’il y ait des paramètres qu’il faut cerner par rapport à la ville. Une ville muette où on ne peut pas identifier des édifices, où on ne connaît pas les routes, on ne fait pas la différence entre les quartiers…ça ce n’est pas un développement. D’où l’importance de ce projet qui nous permettra de résoudre ces problèmes que nous avons aujourd’hui », a martelé l’élu local.

A noter qu’en Guinée, le projet ville secondaire s’étend sur les villes de Boké et de Kamsar. Des projets similaires sont aussi financés par les Etats-Unis dans une dizaine de pays africains avec une durée de 2 ans maximum.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Affrontements à Mamou : 9 personnes arrêtées par les forces de l’ordre (Parquet)

21 décembre 2018 à 16 04 42 124212

Le parquet du tribunal de première instance de Mamou vient de lever le voile sur le nombre de personnes interpellées pendant et après les affrontements enregistrés dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, entre les forces de l’ordre et des jeunes en colères. Ces derniers voulaient attaquer le commissariat central de police situé à quelques mètres du marché central de Mamou où au moins cinq magasins et leurs contenus ont été calcinés par un grave incendie qui s’est déclaré peu avant 19 heures au ‘’marché noir (lieu de vente et de stockage de produits pétroliers et des lubrifiants)’’.

Joint au téléphone en début d’après-midi de ce vendredi, 21 décembre 2018, par un des correspondants de Guineematin.com à Mamou, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camar,a a précisé que neuf citoyens ont été arrêtées. « Ils sont actuellement en train d’être auditionnés pour qu’on sache qui a fait quoi », a-t-il ajouté.

Ceci devrait donc mettre fin aux spéculations qui enflaient depuis hier nuit sur le nombre de personnes interpellées et détenues par les forces de l’ordre.

Pour rappel, des jeunes très en colère contre les sapeurs-pompiers qu’ils accusent d’inertie pour n’être pas intervenus pour éteindre l’incendie qui a ravagé plusieurs magasins et leurs contenus au marché central de Mamou, ont voulu s’attaquer au commissariat central de la police, situé à quelques mètres du lieu de l’incendie. Mais, l’intervention rapide des agents de la CMIS et la brigade mobile d’intervention n°12 de la gendarmerie a permis d’éviter le pire. Ainsi, les agents des forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes qui, de leur côté, jetaient des pierres et érigeaient des barricades. Dans la foulée, plusieurs personnes ont été interpellées et embarquées à bord des pick-up par les agents des forces de l’ordre.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Guinée : Me Djibril Kouyaté élu nouveau bâtonnier de l’Ordre des avocats

21 décembre 2018 à 16 04 42 124212

Dans la journée de ce vendredi, 21 décembre 2018, les avocats inscrits au barreau guinéen ont élu un nouveau bâtonnier. Face à ses cinq concurrents, maître Djibril Kouyaté a raflé 105 voix sur les 180 suffrages valablement exprimés, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Cette cérémonie qui s’est déroulée dans un espace hôtelier de la capitale guinéenne a été présidée par le bâtonnier sortant, maître Mohamed Traoré et son prédécesseur, maître Dinah Sampil.

A l’issue de ce vote, maître Djibril a battu ses concurrents à plate couture ! Au moment il comptabilise cent-huit voix, son poursuivant immédiat, Me Joachim Gbilimou, n’a pu réunir que 32 voix.

Ainsi, le classement se présente comme suit :
Le premier et loin devant, c’est maître Djibril Kouyaté avec 105 voix
2ème : maître Joachim Gbilimou avec 32 voix
3ème : maître Sékou Koundiano avec 14
4ème : maître Salifou Béavogui avec 12 voix
5ème : maître Lanciné Sylla avec 10 voix
Le sixième et dernier, c’est maître Aimé Christophe Labilé Koné avec seulement six électeurs sur les 179, plus sa voix ; ce qui lui a donné sept (7) voix.

A rappeler que le bâtonnier qui va désormais présider le Conseil de l’Ordre est élu pour deux ans (comme ce qui s’est passé ce 21 décembre 2018) par l’Assemblée Générale de l’Ordre des avocats. Il a une mission de direction et de représentation du Barreau. Il prévient et concilie les différends entre les membres du Barreau et instruit toutes les réclamations formées par des tiers. A ce titre, il répond aux plaintes des justiciables et rend des ordonnances en cas de litige sur le montant des honoraires d’un avocat (taxations). Il procède à la désignation des avocats commis d’office pour les personnes n’ayant pas fait le choix d’un avocat.

Mamadou Saïdou Hady Diallo reviendra sur ce vote pour Guineematin.com

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Kankan : 743 personnes escroquées par une fausse institution de micro-finance

21 décembre 2018 à 15 03 53 125312

Plusieurs citoyens de Kankan sont tombés dans le piège d’une fausse agence de microcrédit. L’affaire défraie la chronique en ce moment dans la cité avec la somme de près de 340 millions de francs guinéens subtilisée à 743 clients par un groupe d’arnaqueurs évoluant sous l’égide d’une fausse agence dénommée SOTEC, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture

Selon nos informations, c’est au mois de novembre 2018 que SOTEC s’est implanté dans une villa cossue, au secteur 5 du quartier Météo, dans la commune urbaine. A l’heure qu’il fait, ses responsables ont tous pris la poudre d’escampette avec la somme totale de 339 millions 825 milles francs guinéens appartenant à 743 clients, dont 37 groupements de femmes et d’hommes.

Sous le sceau de l’anonymat, une des victimes a expliqué à notre reporter sa mésaventure. « Ils sont arrivés au mois de novembre dernier. Ils étaient très convoités. Donc, j’ai décidé d’aller voir avec mon amie. J’ai trouvé un vieil homme qui m’a expliqué que si je veux 10 millions en prêt, je dois d’abord verser 1 million 700 mille francs guinéens. J’ai dit que je n’ai pas ce montant. Le vieux m’a encouragé de payer. C’est ainsi que j’ai effectué un premier versement de 230.00 FG. J’ai été donc très surpris de voir les gendarmes devant les locaux de cette agence ».

Aussitôt informée, la gendarmerie, à travers la brigade de recherche de la région de Kankan, s’est saisie du dossier. Selon l’adjudant chef Ibrahima Barry, commandant de cette unité, « nous avons été saisis par une alerte du chef de quartier, qui nous a fait savoir que les employeurs d’une société établie dans son quartier, ont créé le vide depuis le jeudi dernier. A travers la documentation saisie, on a su qu’à ce jour il y avait 49 employés, dont dix femmes. Ils ont été recrutés à travers un communiqué radiodiffusé. Ils ont passé des tests et étaient à l’attente de la signature de leurs contrats de travail ».

Concernant la procédure d’implantation et le mode opératoire de cette institution fictive de micro-finance, le commandant Ibrahima Barry dit que rien ne prouve pour le moment leur installation légale. « On n’a vu aucun document administratif qui les a établis à Kankan. On ne dit pas que ça n’existe pas, mais on n’a pas encore vu. Il y avait quand même des plaques, ils avaient loué des locaux pour en faire des bureaux. Ils disaient à leurs clients que si tu veux un prêt en argent, tu souscris en payant 30.000 FG pour les individus et 60.000 FG pour les groupements. Après, c’est toi qui choisi le montant du prêt. Mais, si tu veux par exemple dix millions, tu verses d’abord 200.000 FG, pour les frais de traitement du dossier, et 1 million 500 milles FG, représentant les 15% de la somme demandée. A ce jour, aucune victime n’a reçu quoi que ce soit », soutient l’adjudant chef Barry.

Les enquêtes se poursuivent pour tenter de mettre la main sur les escrocs. L’adjudant chef Ibrahima invite les citoyens à plus de vigilance.

Aux dernières nouvelles, les présumés cerveaux de cette opération d’arnaque seraient tous d’origine béninoise.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Lendemain d’un incendie au marché de Mamou : notre constat (avec images)

21 décembre 2018 à 13 01 37 123712

Comme annoncé précédemment, plusieurs magasins et leurs contenus sont partis en fumée dans un incendie qui s’est déclaré dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, au « marché noir « , situé dans l’enceinte du marché central de Mamou.

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée ; mais, les dégâts matériels sont importants. Et, dans la matinée de ce vendredi, plusieurs citoyens de la ville carrefour ont convergé sur les lieux de l’incendie pour toucher du doigt cette triste réalité qui a occasionné des heurts entre les forces de l’ordre et des jeunes en colères contre les sapeurs-pompiers qui ont brillé par leur absence dans ce lieu, pendant le drame, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Mamou.

Des épaves de groupe électrogène, des moteurs de vulgarisateur calcinés, des cendres de pneus brûlés, des tôles à même le sol, des boutiques et magasins décoiffés, des marchandises de tout genre étalées de part et d’autre de la chaussée, des visages crispés, des flammes encore visibles au milieu des décombres de murs qui se sont écroulés, de petits barrages érigé sur la chaussée et contrôlés par les forces de l’ordre pour empêcher la circulation des engins… C’est l’atmosphère particulière qui régnait ce vendredi matin au  »marché noir » où un incendie ravageur a réduit en cendres le contenu (produits pétroliers, lubrifiants, bidons d’huile de palme et d’arachide, etc.) de plusieurs magasins qui ont été touchés par les flammes.

Pour le moment, on ignore l’ampleur des dégâts causés par cet incendie dont l’origine est encore sujette de débat ; mais, selon l’administration du marché central de Mamou, c’est plus d’une dizaine de magasins et de boutiques qui ont été calcinés.

« Des erreurs de comptage », expliquent certains citoyens qui précisent que ce sont cinq (5) magasins qui ont été touchés par le feu. « Les autres magasins (au nombre de 12, selon le décompte fait sur place par un reporter de Guineematin.com) ont été décoiffés pour arrêter la progression de l’incendie », expliquent certaines personnes rencontrées ce vendredi sur les lieux de l’incendie.

A noter que le maire de la commune urbaine de Mamou, Amadou Tidiane Diallo, s’est très tôt ce vendredi au ‘’marché noir’’ pour constater les dégâts engendrés par cet incendie qui a failli cramer les câbles électrique de moyenne tension qui étaient suspendus au-dessus des magasins calcinés.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Protection des forêts classées : des acteurs guinéens et ivoiriens réunis autour de la question à Lola

21 décembre 2018 à 12 12 51 125112

Un atelier de concertation sous régional s’est ouvert hier, jeudi 20 décembre 2018, dans la ville de Lola. Il réunit plusieurs acteurs venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui se penchent sur la protection transfrontalière des forêts classées des deux pays, rapporte un correspondant des de Guineematin.com dans la région.

Cette rencontre est organisée par la par la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré. Elle regroupe 62 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Les travaux portent sur la protection des forêts situées le long de la frontière entre les deux pays, notamment les réserves classées de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu.

« L’objectif de la présente rencontre est d’approfondir les actions de conservation à mener sur les Monts Nimba de façon transfrontalière. Car ni la flore et la faune sauvage, ni les eaux qui y coulent et les vents qui y soufflent, ni aucune autre composante remarquable de l’écosystème des Monts Nimba ne reconnaissent les concepts politiques entre nos États. Ils n’obéissent plutôt qu’aux lois naturelles », a déclaré Seydou Barry SIDIBE, le secrétaire général du ministère de l’environnement, des eaux et forêts, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ces travaux.

Sébastien Tounkara

Présent à cette cérémonie, le Gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Sébastien Tounkara, a salué l’organisation de cet atelier. Selon lui, cette rencontre vient à point nommé. « L’atelier qui nous réunit ici ce matin vient à point, eu égard à la situation que nous vivons au quotidien pour la gestion de nos forêts en général, et celle des forêts transfrontalières en particulier. Je n’ai rien à vous apprendre d’une manière exhaustive sur la destruction anthropique de nos forêts et le changement climatique dans lequel nous vivons.

À cet effet, il est temps que nous nous levions pour conjuguer les efforts afin d’appliquer les lois et mettre hors d’état de nuire les braconniers de la faune et de la flore, qui sont les richesses de nos forêts. Je vous exhorte à une analyse critique de la situation de coopération transfrontalière pour la gestion concertée de nos forêts de Déré, Tiapleu et Mont Nimba. Je reste convaincu que chacun en ce qui le concerne mettra tout en œuvre pour la réussite de cet atelier », a dit le Gouverneur qui a représenté le ministère de l’administration du territoire et de décentralisation à cette rencontre.

De son côté, Diarra Karim, préfet de Danané et chef de la délégation ivoirienne, s’est félicité aussi de la tenue cette rencontre. Il a exhorté les parties guinéenne et ivoirienne à conjuguer les efforts pour mettre un terme à la dégradation des forêts transfrontalières. « Cette rencontre revêt pour nous un caractère tout particulier et nous réconforte à plus d’un titre. La forêt ivoirienne est en perpétuelle souffrance du fait de la déforestation. Elle est passée de 16 millions d’hectares à moins de 3 millions d’hectares, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs anthropiques.

Au moment où le monde entier se mobilise pour trouver des solutions appropriées aux effets pervers et néfastes du changement climatique, il est plus que nécessaire de fédérer nos énergies en vue de capitaliser nos acquis pour une gestion efficace et durable des forêts transfrontalières, notre patrimoine commun et précieux. Je voudrais enfin, m’en féliciter et espérer qu’avec la volonté affichée des parties prenantes, la réactivation du cadre de concertation et d’échange bipartite permettra une meilleure gestion concertée pour la sauvegarde de notre riche patrimoine de biodiversité transfrontalière, pour le bonheur de nos populations », a indiqué le responsable ivoirien.

Au cours de cet atelier, les techniciens présents vont élaborer un plan d’action concret et budgétisé qui devrait permettre une meilleure gestion des forêts transfrontalières.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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Elhadj Biro Kanté : « Lansana Conté fut un grand patriote…»

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Elhadj Biro Kanté

L’occident a voulu installer des bases militaires sur les îles, Lansana Conté a refusé. Même là où se trouve le palais Sékhoutouréyah, on n’a voulu récupérer l’endroit pour installer une ambassade, Lansana Conté a refusé. Il a toujours dit que Sékou Touré a libéré la Guinée et l’Afrique. Quel est le Chef d’Etat qui a dit ça encore ? Or, il a raison. Le président Sékou Touré a libéré la Guinée et l’Afrique et Lansana Conté fut un grand patriote… Il faut que le président Alpha Condéait le courage de dire que le président Sékou Touré a fait ça, je vais faire mieux que lui

Demain, samedi 22 décembre 2018, marquera le dixième anniversaire de la mort du Général Lansana Conté, deuxième président de la République de Guinée. En prélude à cet événement, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre du doyen Elhadj Biro Kanté, compagnon de l’indépendance et haut dignitaire du régime Sékou Touré. Au cours de l’entretien, il est revenu sur ce qu’il retient de Lansana Conté et son regard sur la gestion de la Guinée par les trois régimes que notre pays a connus.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 10 ans depuis que le Général Lansana Conté, ancien président de la République de Guinée est décédé. Le PUP, son parti, s’apprête à commémorer cet événement. Vous qui avez vécu avant, pendant et après son règne, quel souvenir gardez-vous de cet homme d’Etat ?

Elhadj Biro Kanté : c’est un homme pour lequel je garde d’excellents souvenirs. Je voudrais tout de suite dire que Sékou Touré a été le libérateur de la Guinée et de l’Afrique comme l’a dit le président Lansana Conté lui-même. Je dirais moi aussi que Lansana Conté fut un grand patriote dont tous les Guinéens doivent être fiers comme ils sont fiers du président Ahmed Sékou Touré. Vous vous souviendrez lorsqu’un petit groupe de militaires trahissant l’armée elle-même d’abord, puis le gouvernement guinéen, a perpétré un coup d’Etat crapuleux le 03 avril 1984, à la suite de la mort du grand Sékou Touré.

Ce groupe de militaire qui a trahi l’armée, parce que l’armée avait décidé de ne pas faire le coup d’Etat, eux ils ont fait le coup d’Etat. Et, en le faisant, ils ont arrêté d’abord tous les généraux, les colonels, tous ceux qui étaient opposés au coup d’Etat. Ils les ont arrêtés d’abord, avant d’arrêter les ministres du gouvernement du président Ahmed Sékou Touré. Le président Lansana Conté n’était pas mêlé à ce coup d’Etat, il n’était pas informé, il a été mis devant le fait accompli et on lui a dit : tu es le chef. Heureusement, il a accepté de prendre la tête de ce gouvernement qu’on appelait le CMRN.

Je vous renvoie simplement à la déclaration de monsieur Facinet Touré qui est l’auteur de ce coup d’Etat quand il a eu un entretien avec Yamoussa Cissé à la RTG. Vous comprendrez que Lansana Conté fut un grand homme, un grand soldat. Il a gardé les acquis, le côté positif de la période coloniale et de la révolution. Quand il s’est rendu compte que ceux-là qui ont provoqué ce coup d’Etat crapuleux, il s’est débarrassé de chacun d’eux. Il a commencé à édifier. Il a fait la route de Conakry-Dubréka-Boké, le pont sur la Fatala. Il a fait de belles réalisations. C’est vrai, il n’a pas détruit. Mais, ceux-là qui l’ont mis au pouvoir, ils ont détruit la Guinée.

Guineematin.com : qui sont ces personnes qui ont détruit la Guinée ?

Elhadj Biro Kanté : c’est les militaires qui ont fait le coup d’Etat. Je ne voudrais pas aujourd’hui vous les nommer parce qu’il y a un pacte entre le principal et moi. Je le dénoncerai que lorsqu’il commencera à critiquer le président Ahmed Sékou Touré. Il avait fait, je l’ai dénoncé comme le principal traître de la Guinée, celui qui a fait plus de mal à la Guinée, il est venu me présenter ses excuses ici. Alors excusez-moi, je ne veux pas le nommer. Vous savez, ils se sont entretués quand ils ont fait le coup d’Etat du 03 avril. Ils ont fait un complot entre eux. Il y a un groupe de Diarra et un groupe de Facinet.

Le groupe de Diarra a été pris entre le 07 et le 08 juillet 1985 ; ils ont été exécutés à cette date. Maintenant, c’est entre ces deux groupes qu’il y a le principal auteur du coup d’Etat qui a été recruté par la France. Il l’a dit dans l’une de ses dépositions, comme si vraiment il délirait. Donc, revenons au président Lansana Conté. Le président Lansana Conté ayant compris que ceux-là qui ont fait le coup d’Etat étaient au service de la France, il s’est débarrassé d’eux un a un, du premier au dernier. Il les a mutés, il les a mis à la retraite, il les a réduit à leur plus simple expression.

Guineematin.com : pour vous donc, Lansana Conté n’est pas responsable des mauvaises décisions prises sous son régime ?

Elhadj Biro Kanté : vous savez, le Général président Lansana Conté a souffert de la maladie. Et ceux-là qui étaient plus crapules qui étaient restés à côté de lui ont miné autour de lui. Ils ont profité pour prendre des décisions en son nom, et c’est ainsi que le chemin de fer de Conakry-Kankan a été détruit. Et, tant que ce chemin de fer n’est pas mis en état, la Guinée n’aura jamais son équilibre économique. Vous voyez le Sénégal qui est en train de rénover son réseau ferroviaire.

Les routes seulement ne développent pas un pays. Et on fait des routes, en un mois ou deux mois, les gros porteurs dégradent ces routes-là. Combien de fois on a fait la route Conakry-Kankan ? Aujourd’hui on est là-dessus. Quand est-il de la route Conakry-Boké ? Conakry-Forécariah, c’est impraticable. Voilà, Lansana Conté a sauvegardé tout ça. Il a conservé les acquis de la révolution, les autres les ont revendus en profitant de son état de santé déficient.

Guineematin.com : vous êtes témoins des trois régimes que la Guinée a connus jusque-là. Quel regard avez-vous sur ces régimes ?

Elhadj Biro Kanté : la gestion du PDG a été une gestion positive. Tous les Guinéens à l’intérieur comme à l’extérieur étaient fiers d’être des guinéens. Je le dis haut et fort, même le professeur Alpha Condé qui est aujourd’hui président de la République, était fier d’être guinéen jusqu’au 03 avril 1984. Pendant ces années, aucun élève n’achetait sa tenue, tout était aux frais de l’Etat. Aussi, les gens quittaient la Côte d’Ivoire pour venir se soigner en Guinée. Sur le plan social, on était en avance, la Guinée n’avait rien à envier aux autres. Lansana Conté aussi, à son temps, on n’avait pas assez de problèmes.

L’occident a voulu installer des bases militaires sur les îles, Lansana Conté a refusé. Même là où se trouve le palais Sékhoutouréyah, on n’a voulu récupérer l’endroit pour installer une ambassade, Lansana Conté a refusé. Il a toujours dit que Sékou Touré a libéré la Guinée et l’Afrique. Quel est le Chef d’Etat qui a dit ça encore ? Or, il a raison. Le président Sékou Touré a libéré la Guinée et l’Afrique et Lansana Conté fut un grand patriote. Voilà ce que je peux dire.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Avez-vous dernier mot ?

Elhadj Biro Kanté : mon dernier mot, c’est de souhaiter bonne chance à mon frère et ami, Alpha Condé. Il s’est engagé à reconstruire la Guinée. Il a trouvé une Guinée libre, indépendante et en voie de développement. Aujourd’hui, il a posé les jalons du développement économique. Je lui souhaite bonne chance. Il a entamé des grands chantiers que je souhaite voir la fin. Parce que même si moi je ne suis plus de ce monde, vous vous allez en bénéficier. Mais avant, il faut que lui-même consolide ce que le président Sékou Touré a fait. Qu’il ait le courage de dire que le président Sékou Touré a fait ça, je vais faire mieux que lui.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Incendie et affrontement au marché de Mamou : plusieurs personnes arrêtées, 7 autres blessés

21 décembre 2018 à 11 11 11 121112

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des affrontements ont éclaté hier, Jeudi 20 décembre 2018, entre les agents des forces de l’ordre et des jeunes en colères qui voulaient en finir avec les sapeurs-pompiers, après l’incendie survenu au marché central de Mamou. Ces affrontements ont fait des blessés et plusieurs personnes ont également été arrêtées par les forces de l’ordre.

De sources médicales, contactées par Guineematin.com ce vendredi, il y a eu sept personnes, au moins, qui ont été reçues dans la soirée d’hier, jeudi, aux urgences de l’hôpital régional de Mamou. « Certains des patients étaient blessés, notamment deux personnes avaient des plaies un peu graves, alors que d’autres étaient asphyxiés (après l’inhalation du gaz lacrymogène) ». Ils ont été traités et libérés par l’équipe de garde qui se trouvait aux urgences, nous a-t-on expliqué.

Selon les témoignages de certains citoyens qui se trouvaient au lieu de l’incendie pendant les affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes qui voulaient s’attaquer au commissariat de police en guise de représailles contre les sapeurs-pompiers, « des jeunes ont été sévèrement molestés par les agents qui ont même procédé à des interpellations sur le terrain ».

Sidiki Camara, Procureur de Mamou

Egalement contacté par Guineematin.com, le parquet du tribunal de première instance de Mamou confirme ces arrestations, même si on se réserve encore d’évoquer le nombre de personnes concernées. « Oui ! C’est vrai qu’il y a eu des interpellations. Mais, je vous reviendrai pour vous dire le nombre de personnes qui ont arrêtées », a confié le procureur, Sidiki Camara, joint au téléphone par notre rédaction à Mamou.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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SENACIP 2018: Poursuite de la sensibilisation des conducteurs de moto-taxis

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Le Comité d’organisation de la troisième édition de la Semaine Nationale de la citoyenneté poursuit les séances de sensibilisation et d’information contre l’incivisme dans la circulation à Conakry.

Hier, jeudi 20 décembre 2018, les conducteurs de mototaxis au niveau des carrefours de Matam, Dixinn Terrasse et ceux de Kaloum ont reçu une délégation du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Sur le terrain, les membres du Comité d’organisation, ont sensibilisé ces conducteurs au respect du code de la route. Tour à tour, ils ont rappelé que ce corps de métier constitue de nos jours un problème pour tous les usagers de la route.

«En conduisant doucement, vous sauvez des vies. Portez toujours vos casques. Vos familles ont besoin de vous ainsi que le pays. Vous êtes les bras valides de la Nation», ont-ils conseillé.

Alpha Bah, coordinateur de mototaxis, a invité ses pairs au respect des principes.

«Les sages conseils seront bien appliqués. J‘invite tous les conducteurs de mototaxis à réduire la vitesse pour lutter contre les accidents et aussi porter le casque pour leur protection», indique ce responsable.

A rappeler qu’à l’image de la journée d’hier, consacrée à la sensibilisation dans les communes de Ratoma et Matoto, de gilets ont été aussi distribué aux conducteurs de mototaxis de Dixinn et Matam.

Amadou Touré pour l’AGUIPEL

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Carrières artisanales : plusieurs exploitants formés à Kindia

21 décembre 2018 à 10 10 38 123812

L’ONG ODDI-Guinée vient de boucler une formation de plusieurs exploitants de carrières artisanales à Kindia. Les travaux, financés par l’Union européenne et le PNUD, visent à mettre en valeur les minéraux de développement à travers le renforcement des capacités des exploitants, a appris un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Ce projet est initié et financé par l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il est mis en œuvre sur le terrain par l’Organisation pour le Développement Durable et Intégré de Guinée (ODDI-Guinée). Pour cette première formation organisée à Kindia, 35 exploitants de carrières artisanales de la préfecture ont pris part aux travaux. Ils ont bénéficié d’un renforcement des capacités qui devrait leur permettre d’améliorer leur travail.

Bachir Sow

« Très souvent, dans les pays miniers comme la Guinée, on donne beaucoup plus de valeur aux minéraux industriels. Les carrières de sable, de graviers, de granites, de latérites, d’argile ne sont pas prises en considération. Alors que c’est un pôle de développement très important. Donc voilà l’objectif de notre intervention. Nous venons de terminer aujourd’hui la formation de 35 participants qui sont tous exploitants de carrières de sable, de latérite et de gravier à Kindia. Très prochainement nous allons élargir notre intervention dans d’autres préfectures », a expliqué Bachir Sow, membre de l’ONG ODDI et formateur principal.

Almamy Camara

A l’issue des travaux, les bénéficiaires ont salué cette initiative et remercié les organisateurs de la formation. Almaly Camara, fabricant de briques, dit avoir beaucoup appris de cette rencontre. « Ces deux jours de formation m’ont donné davantage de connaissances sur l’activité que suis en train de faire. J’ai compris que j’avais bien de lacunes. A travers cette formation, j’ai eu beaucoup de notions qui vont me permettre d’évoluer dans l’avenir. Vraiment, je remercie l’ONG qui a organisé cette formation et ses partenaires pour avoir pensé à nous », a-t-il confié.

Saïdou Baldé

Après cette phase de renforcement des capacités, les exploitants des carrières artisanales devraient bénéficier d’un appui technique et financier pour mettre en valeur leur secteur d’activité.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Alpha Condé à Labé : le maire délivre un discours sans démagogie

21 décembre 2018 à 10 10 33 123312

A l’occasion de la réception hier, jeudi 20 décembre 2018, le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly DIALLO a prononcé un discours de bienvenue dépouillé de toute démagogie, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme annoncé précédemment, c’est une foule en liesse qui a accueilli le président Alpha Condé au Stade régional Elhadj Saïfoulaye DIALLO de Labé où le nouveau maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly DIALLO s’est félicité de cette visite présidentielle qui intervient quelques semaines seulement après son installation.

« Excellence monsieur le président, professeur Alpha Condé, c’est à la fois un honneur et un agréable plaisir, au nom des populations des 28 quartiers de la commune urbaine de Labé, de vous accueillir en ce jour mémorable du 20 décembre 2018 dans la cité sainte et paisible de Karamoko Alfa Mo Labé. Ko Sadhi Mon Ko Tooliimon. L’honneur est d’autant plus grand pour la nouvelle équipe du conseil communal qui vient à peine d’être installée d’avoir le privilège de vous recevoir pour le lancement des actions de développement en faveur des braves populations pour lesquelles notre élection a suscité beaucoup d’espoirs », a-t-il indiqué. 

Le chef de l’exécutif communal a mis l’occasion à profit pour solliciter l’implication personnelle du chef de l’Etat en faveur de réhabilitation des plusieurs infrastructures d’intérêts communautaire. « Labé, notre commune capitale régionale de la Moyenne Guinée, chef-lieu de la région administrative occupe une position stratégique pour le développement socio-économique de la région et constitue un poumon économique important sur le plan national et même sous-régional. Il est également important de rappeler que pendant des décennies Labé a fait la fierté du pays en abritant des rencontres de dimension panafricaine et internationale dont entre autre le sommet des 4 chefs d’Etat, membres de l’OERS (Organisation des Etats Riverains du Fleuve Sénégal) actuelle OMVG (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal), ainsi que des visites d’Etat délocalisées d’éminentes personnalités en l’occurrence les présidents Fidel Castro du Cuba, Valery Giscard Destain de la France, Mobutu Sesse Seko du Zaïre… Cependant, la plupart des infrastructures qui abritaient ces évènements qui ont marqué positivement l’histoire de notre pays sont en état de dégradation très avancée, voire en disparition. C’est le cas du palais Kolima, de la Villa Syli, du Stade régional Elhadj Saïfoulaye DIALO. A cela, s’ajoute les infrastructures scolaires construites pour la plupart pendant la période coloniale dont la plus célèbre est l’école de Kouroula qui a formé beaucoup de cadres dont Yacine Diallo qui fut député à l’Assemblée Territoriale française. Excellence, monsieur le président, tout en vous remerciant pour démarrage effectif des travaux de construction du Pont sur la rivière Pounthiounwol abritant le barrage Manga Labé et le lancement des travaux de bitumage d’une partie de la voirie urbaine objet de votre visite, nous comptons vous accueillir très prochainement pour l’inauguration de chantiers de développement dont vous êtes l’initiateur mais également procéder au lancement d’autres travaux d’envergures. Excellence monsieur le président, professeur Alpha Condé,les populations de Labé, par ma voix, vous souhaite un agréable séjour dans la ville hospitalière de Karamoko Alfa Mo Labé », a-t-il conclu.

Il est à préciser que cette visite du président Alpha Condé s’inscrit dans le cadre du lancement des travaux de réhabilitation et de bitumage de quelques kilomètres des voiries urbaines de Labé, Pita et Dalaba.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Père Moïse Tinguiano à Guineematin : tout sur la fête de Noël

21 décembre 2018 à 10 10 05 120512

Les fidèles chrétiens s’apprêtent à célébrer la fête de Noël, le 25 décembre prochain. L’heure est aux préparatifs pour la réussite de cet événement tant attendu par les chrétiens à travers le monde. Pour parler du sens de cette fête et de ses préparatifs, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu, dans la journée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, avec le Père Moise Tinguiano de la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : le 25 décembre prochain, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. Quel est le sens de cette fête ?

Père Moise Tinguiano : la fête de Noël, comme on le dit, c’est une fête qui nous permet de célébrer la naissance de Dieu parmi nous, Dieu en Jésus-Christ qui vient partager notre condition. Mais, avant cela, il y a une préparation à cette fête-là qu’on appelle le « temps de l’avant ». Un temps qui nous permet de nettoyer le cœur pour que nous puissions mieux recevoir dans notre histoire le fils de Dieu.

Guineematin.com : quelle est la durée du « temps de l’avant » et qu’est-ce-que le fidèle chrétien doit faire ?

Père Moise Tinguiano : ce temps dure un mois. On a quatre dimanches pour se préparer. C’est comme aussi le temps de carême, qui nous permet de célébrer la résurrection du seigneur. Le temps de l’avant, qui dure un mois, nous permet de nous préparer spirituellement mais aussi matériellement, en nous réconciliant avec nous-mêmes, en nous réconciliant avec nos frères, en nous réconciliant avec notre environnement pour mieux accueillir le fils de Dieu qui vient.

Guineematin.com : qu’est-ce que le fidèle chrétien doit faire pendant le « temps de l’avant » ?

Père Moise Tinguiano : avant la célébration de Noël, il faut purifier son cœur. Dans la paroisse Saint-Augustin de Taouyah qui vous accueille maintenant, il y a une préparation pénitentielle, c’est-à-dire que les fidèles qui viennent pour se confesser, pour reconnaître leurs péchés et pour prendre la résolution de se convertir, de partir de l’avant de nouveau, en priant pour la paix dans notre pays, en priant aussi pour les plus petits, parce que la fête de Noël, c’est aussi la fête des enfants.

Guineematin.com : en célébrant la fête de Noël, quels sont les messages qui seront véhiculés aux fidèles ?

Père Moise Tinguiano : pendant la fête de Noël, il faut toujours prier pour la paix, la paix dans le pays. Comme on connait aujourd’hui la situation de notre pays, la Guinée vit un moment difficile de son histoire avec ces nombreuses manifestations. Alors, il faut prier pour cela, pour les jeunes, afin qu’ils puissent retrouver le chemin pour pouvoir mieux étudier parce que c’est la relève de demain. Si ces jeunes-là ne sont pas bien formés aujourd’hui, ils ne pourront pas quand même relever le défi de développement que nous avons. Donc, il faut prier pour cela, il faut prier surtout pour que les cœurs des adultes se convertissent aussi pour prendre en compte la situation de ces jeunes qui souffrent aujourd’hui et qui n’arrivent pas à retrouver le chemin de l’école. Nous avons besoin de cela. Pour les fidèles chrétiens, c’est de continuer encore à accueillir le verbe de Dieu, le fils de Dieu pour pouvoir communiquer aux autres la bonne nouvelle que lui, il est venu nous apporter, la bonne nouvelle de paix, de justice et de réconciliation.

Guineematin.com : dans la Paroisse Saint-Augustin de Taouyah, les préparatifs sont à quel niveau ?

Père Moise Tinguiano : nous en train de nous préparer. Préparation spirituelle et matérielle avec tout le monde. Donc, il y a les célébrations des messes, mais aussi les célébrations de sacrément, donc de pénitence. Les fidèles viendront déjà demain vendredi pour vivre ce moment de réconciliation avec Dieu ensemble. Vous avez vu déjà, il y a quelques-uns qui sont en train d’embellir ou bien de nettoyer l’église parce qu’il faut aussi que notre environnement soit propre. Les jeunes viendront le samedi matin pour faire le nettoyage général de notre Paroisse pour que nous puissions aussi accueillir le fils de Dieu dans la propreté. Et cela devient déjà le reflet de notre cœur parce que c’est d’abord le cœur de l’homme qu’il faut nettoyer et ça, ça se reflète aussi sur notre environnement.

Guineematin.com : parlez-nous de la nuit du 24 décembre qui précède la fête de Noël ?

Père Moise Tinguiano : la nuit du 24 décembre, c’est ce jour que le Christ, fils de Dieu, est né. Donc, cette nuit-là, nous veillons, nous nous retrouvons dans nos églises pour prier et chanter. La nuit du 24 décembre, c’est le jour que le fils est né parmi nous dans l’humanité, pour pouvoir apporter la consolation et la paix. Nous courons tous comme les mages qui viennent apporter leurs cadeaux à l’enfant qui vient de naître, comme ça se fait dans nos sociétés traditionnelles. Quand un enfant vient de naître, donc les voisins viennent pour apporter leurs petits cadeaux. Nous aussi, nous venons nous offrir d’abord comme en sacrifice, nous venons voir donc à l’église où est né cet enfant-là. Donc, toutes nos églises deviennent désormais Bethléem où le Christ est né.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : des experts ouest-africains se penchent sur la préservation des tortues et oiseaux marins

21 décembre 2018 à 9 09 48 124812

La survie des tortues de mer et les oiseaux marins dans la zone côtière ouest-africaine préoccupe les intervenants dans le domaine. C’est dans cette dynamique que le Ministère de la Pêche, en partenariat avec le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) organise un atelier hier, jeudi 20 novembre 2018, à Conakry. La rencontre est destinée à une vingtaine de cadres venus de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pendant deux jours, les participants se pencheront sur les législations et les pratiques de pêche pour une réduction des prises accidentelles des tortues et oiseaux marins dans les Etats membres de l’espace CSRP (Commission Sous-régionale des Pêches).

Dans la faune marine, les oiseaux et les tortues de mer sont aujourd’hui très menacés. Selon nos informations, parmi les menaces qui pèsent sur ces espèces, il y a entre-autres, la capture accessoire des oiseaux de mer et des tortues marines dans les pêcheries commerciales.

Les participants à l’atelier de Conakry mettront cette formation à profit pour faire l’état des lieux et une analyse de la législation en matière de protection des oiseaux marins et des tortues marines. Ils formuleront aussi des recommandations sur l’espace de la zone économique exclusive des pays membres de la CSRP, a-t-on appris sur place.

Hadja Sanoh Camara

Dans son discours, Hadja Sanoh Camara, cheffe de cabinet au ministère de la pêche, a dit que « les échanges porteront exclusivement sur les problématiques des prises accessoires des mammifères marins et des oiseaux marins. Ces échanges qui porteront bien-sûr sur une revue de la législation nationale et des pratiques de pêche, permettront sans nul doute de combler des gaps pour une approche éco-systématique des pêches ».

Amadou Dia

Pour sa part, Amadou Dia, directeur de la pêche Hauturière et Côtière de la Mauritanie, a dit qu’il a été constaté qu’un grand nombre de navires, surtout des palangriers, qui opèrent au niveau de la sous-région et qui impactent négativement les tortues et les oiseaux dans les prises accessoires. D’où la nécessité de cette rencontre de Conakry. « Ce sont des espèces qui sont dans la plupart de nos législations, ce sont des espèces menacées et ce sont des espèces aussi dont la réglementation a vraiment statuée sur leurs cas. Dans la plupart des règlementations de la sous-région, les tortues sont interdites de pêcher. Mais, c’est des prises accidentelles, c’est lié un peu à l’engin de pêche. Maintenant, au niveau de l’atelier, on va essayer s’il y a la possibilité d’avoir des observateurs à bord des navires, pour au-moins connaître les prises accessoires. Car actuellement, les prises accessoires ne sont pas du tout connues au niveau de la sous-région», a-t-il laissé entendre.

Dr Alkhaly Doumbouya

Conscient du danger que courent les tortues de mer et oiseaux marins dans les sables de mer et les îles de Conakry, Dr Alkhaly Doumbouya, chercheur au Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura, a dit que son institution a organisé par le passé des formations dans les débarcadères de Conakry afin de limiter les dégâts. « Au niveau du centre, nous avons fait des formations au niveau des débarcadères de Conakry qui est le plus proche, où nous avons fait la liste. Parce qu’il y a 6 espèces marines dans les eaux du monde. Et, parmi ces six (6) espèces, cinq (5) ont été déjà identifiées en Guinée. C’est dire qu’en matière de diversité, la Guinée est riche là-dessus. Et donc, nous avons permis à certains pêcheurs d’identifier les espèces. Par exemple, la pêche artisanale, il y a des filets maillant et des filets dérivants… Et donc, les tortues, dans leur rôle de migration, peuvent rentrer là-dans accidentellement. Donc, les pêcheurs nous les ramènent, nous les identifions, nous faisons des mensurations et nous les relâchons ».

Jean Auguste Barthélémy Batieno

De son côté, Jean Auguste Barthélémy Batieno, chargé des opérations au PRCM, a dit que les attentes pour cet atelier sont nombreuses. « Nos attentes, c’est que nous sommes partie d’une étude régionale qui va faire l’état des lieux. Un certain nombre d’informations et de données ont été mobilisées. L’idée ici, c’est de faire partager ces données et les faire valider en tout cas avec les différents experts nationaux. Au stade actuel, nous allons proposer un certain nombre de mesures pertinentes et qui devraient être maintenant soumises aux décideurs pour le phénomène ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : Sory Diallo jugé pour détournement de 3 conteneurs de pneus

21 décembre 2018 à 9 09 28 122812

Un homme a comparu, hier jeudi, 20 décembre 2018, devant le TPI de Dixinn pour escroquerie. Ibrahima Sory Diallo est accusé avec deux autres personnes (Moussa Diallo et Saidou Sow) en fuite, d’avoir détourné trois conteneurs de pneus, importés d’Europe par Mamadou Alpha Diallo. Le prévenu a plaidé non coupable, assurant n’avoir rien détourné, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Moi j’ai reçu un appel de mon frère Moussa Diallo qui est en Espagne. Il m’a dit qu’il a envoyé des conteneurs, mais il n’a pas les frais de dédouanement. J’ai fait des démarches auprès d’un transitaire pour faire sortir les conteneurs. Les frais nous ont coûté 63 millions 500 mille francs guinéens. Il m’a dit qu’à chaque vente, je dois le rembourser un montant. Mais jusqu’à présent, il n’a reçu de moi que 34 millions de francs guinéens. Je lui dois encore de l’argent.

Donc même un morceau de pneu, je n’ai pas détourné. Seulement, j’ai mené des démarches pour faire sortir deux conteneurs. Je les ai envoyés à Mafanco. Les pneus ont été débarqués dans le magasin. J’ai vendu dans ça, seulement que 4 500 000 francs guinéens. Entre temps, mon grand frère était de retour d’Espagne je lui ai rendu sa marchandise et j’ai continué mon travail », a-t-il expliqué à la barre.

Le prévenu se demande d’ailleurs, en quelle qualité le plaignant a porté plainte contre lui. Car, dit-t-il, « ce n’est pas avec lui que j’ai échangé et ce n’est pas en son nom que les conteneurs sont venus, mais plutôt au nom de mon frère Moussa. Maintenant si le plaignant est ami à mon frère, ou si ce sont eux qui se sont associés pour envoyer les conteneurs, moi je ne sais rien de tout ça », soutient Ibrahima Sory Diallo.

Contrairement à ce qu’a dit le prévenu, l’avocat de la partie civile, maître Tafsir Barry, a indiqué que son client Mamadou Alpha Diallo n’a pas envoyé seulement deux conteneurs de pneus, mais plutôt trois. Il ajoute que le premier conteneur coûte 16 900 euros, le deuxième 16 600 euros et le troisième 15 600 euros. « Mais jusqu’à présent, mon client n’a reçu ni les conteneurs, ni les pneus, encore moins le prix des pneus », a signifié l’avocat.

Après plusieurs débats contradictoires entre les deux parties, le tribunal a renvoyé le dossier au jeudi, 03 janvier 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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