L’attitude « désintéressée » de la brigade des sapeurs-pompiers après l’incendie qui s’est déclaré hier, jeudi 20 décembre 2018, au marché central de Mamou (où plusieurs magasins et leurs contenus sont partis en fumée) ne laisse personne indifférent. Après la révolte des jeunes mécontents, c’est le maire de la commune urbaine de Mamou qui a mis en doute l’argument (notre camion est en panne) évoqués par les soldats du feu de la ville carrefour.

Interrogé ce vendredi par la rédaction locale de Guineematin.com, le maire Amadou Tidiane Diallo n’a pas caché sa surprise et son étonnement d’entendre cette défense de la brigade qui, il y a quelques jours, dit-il, est allée demander le prix du carburant à la mairie.

« Tout récemment, d’ailleurs ces jours-ci, ils (les sapeurs-pompiers) sont allés nous (le conseil communal) voir pour nous demander le prix de l’essence pour préparer les fête de fin d’année. Parce qu’on estime qu’il y aura beaucoup de trucs (accident, incendie, etc.) où ils vont intervenir. Donc, nous, on était prêt à leur donner, les jours à venir, ce qu’ils ont demandé. Parce que pour nous, tout le matériel était sur place et à bon point. Donc, on se demande pourquoi et comment ils peuvent dire aujourd’hui que le moteur de leur camion est en panne », s’est offusqué le maire, Amadou Tidiane Diallo, déçu du comportement des sapeurs-pompiers.

A la lumière des propos de la première autorité communale de Mamou, la question qui taraude les esprits est de savoir si les sapeurs-pompiers ont voulu berner le conseil communal en allant lui demandant le prix de l’essence sachant bien que leur camion-citerne est en panne ou bien ont-ils simplement refusé d’intervenir pour éteindre l’incendie qui faisait des ravages au marché central de Mamou.

Joint au téléphone par la rédaction locale de Guineematin.com, dans l’après-midi de ce vendredi, la brigade des sapeurs-pompiers, par la voix d’un agent qui a requis l’anonymat, a confié que son commandant est en déplacement et qu’ils (les agents qui sont sur place) ne peuvent rien dire pour l’instant. « On ne refuse pas de parler ; mais, comme on n’a pas l’ordre, on ne peut rien dire pour le moment. Notre commandant est en déplacement ; et, c’est lui qui doit parler avec vous », a-t-il dit, avant de raccrocher.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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