Pépé Pela Haba, maire de Pela

Le torchon brûle entre les autorités administratives de Yomou et le maire de la commune rurale de Pela, située à 22 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Selon nos informations, les autorités administratives de Yomou auraient menacé de priver le maire des avantages accordé à sa commune s’il ne rejoint pas la mouvance présidentielle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la région forestière.

Élu sous la bannière de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau de la Patrie), Pépé Pela Haba, a exprimé son inquiétude face à la situation qui l’oppose aux autorités administratives de Yomou.

Selon monsieur Haba, « bien avant les élections communales, on s’est dit que nous ne sommes pas contre le pouvoir, mais contre les responsables à la base, ici dans la préfecture de Yomou. Surtout que le pouvoir en place a beaucoup d’estime pour ma commune. Pour preuve, les élections présidentielles de 2015, la campagne a été lancée à Pela, mais le pouvoir a échoué. En 2013, lors des législatives, ça a été les mêmes choses. Ils ont lancé la campagne où même les ministres du gouvernement ont fait le déplacement à Pela. Mais, ça n’a pas marché, par ce que les gens prennent le parti comme un problème de famille. Et la sous-préfecture ne bénéficie absolument pas de quelque chose. Donc, nous avons dit que notre liste était indépendante et c’est à la veille que nous avons reçu une délégation de L’UDRP, dont nous sommes partis sous la couverture. Depuis là, nous sommes à couteau tiré avec eux. Les initiatives de développement que nous avons, les autorités sont contre ça. On a dit aux gens de ne plus envoyer vos problèmes civils et non pénal à la police ou à la gendarmerie, car 90% des dossiers qui se trouvent à la justice viennent de Pela et sur ça, j’ai mis des commissions de gestion de conflits qui veillent sur ça. Donc, quand cette commission passe pour sensibiliser la population, les autorités se lèvent contre nous. Qu’elles nous disent si on ne se rallie pas au RPG, on ne doit pas avoir les mêmes avantages que les autres ».

Ces accusations sont balayées d’un revers de main par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Yomou. D’ailleurs, Elhadj Sory Camara accuse plutôt le maire de Pela de s’opposer à la poursuite des malfaiteurs par la justice dans sa commune. « Ça, c’est très grave, mais n’est pas vrai. Il n’est pas le seul puisqu’il y a le maire de Diecké qui est dans l’opposition. Demandez si j’ai menacé quelqu’un là-bas. Moi, je suis un vieux dans la boite, je ne menace personne de son appartenance politique. Le problème qui est entre lui et moi, il s’oppose à ce que la justice convoque les gens. Il y a eu cas de mort à Pela. Il dit que c’est lui qui doit traiter ça. Je lui ai dit non, de ne pas se mêler d’un cas de meurtre. Je lui ai rappelé qu’il a un domaine bien précis. Le juge m’a interpellé sur ça, en le disant qu’à chaque fois qu’il convoque quelqu’un, le maire refuse, en disant aux gens de ne pas aller sans lui. Est-ce que c’est normal ça ? »

Malgré cette mésentente, le maire de Pela se dit ouvert au dialogue. « Je demande aux autorités de revenir sur la table des négociations et de respecter les 14 compétences du code des collectivités locales révisé. Je tends une main franche et je les dis que je ne suis pas un ennemi. Je suis là pour eux, car aucun maire ne peut aller sans l’administration. Mais, il faudrait qu’il sache que, ce que nous sommes en train d’initier, c’est pour que l’administration soit félicitée. Et, quand il prend comme mal, ils n’ont qu’à m’appeler pour qu’ensemble, qu’on trouve une solution ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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