Dr. Balla Keïta

2018 a été une année de grande insécurité à Siguiri. Environ 400 fusillades et une soixantaine de cas de coups de poignards ont été enregistrés dans la préfecture au cours de l’année écoulée. Ce sont là les statistiques fournies par les services de l’hôpital préfectoral de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En ce début d’année 2019, notre correspondant local est allé à la rencontre du responsable du service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Avec Docteur Balla Keïta, Guineematin.com a souhaité avoir les statistiques sur les cas de fusillades et de coups de poignards qu’il a enregistrés au cours de l’année écoulée. « Du 1er janvier au 31 juin 2018, nous avons enregistré 313 cas de fusillades à Siguiri. Les causes de ces fusillades sont diverses : il y a des fusillades causées par les conflits inter-communautaires et d’autres par des attaques à mains armées.

Pour les coups de poignards, nous avons enregistré 30 cas du 1er janvier au 31 juin 2018. Et du 1er juillet au 31 décembre 2018, nous avons enregistré 86 fusillades et 26 cas de coups de poignards. Ce qui fait un total de 399 fusillades et 56 cas de coups de poignards en 2018 », a indiqué Docteur Balla Keïta.

Le médecin précise que parmi tous les blessés admis aux urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, seulement 2 ont trouvé la mort. « Dieu merci, on a réussi à sauver la vie de 397 personnes sur les 399 blessés par balles et les 56 blessés par armes blanches ».

Il ajoute que la liste n’est pas exhaustive et interpelle les autorités sur l’insécurité qui sévit dans la préfecture de Siguiri. « Il peut y avoir d’autres cas, mais ce sont là les cas dont nous nous sommes informés. Les autorités politiques, de sécurité et judiciaires doivent prendre leurs responsabilités à Siguiri où il y a trop d’insécurité. D’un côté, les citoyens se tirent dessus, et de l’autre côté, les bandits attaquent les motards », a souligné le chef des urgences à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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