Partir ou rester au parlement ? Ce qu’en pensent certains militants de l’UFDG à Labé

Après la fin du mandat des députés, les partis politiques de l’opposition sont dans l’embarras du choix : partir ou rester à l’Assemblée Nationale ? Telle est la question qui se pose et qui divise nombre de citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, fief de l’UFDG, principal parti de l’opposition, les avis sont divisés. Si certains militants pensent que les députés doivent désormais se retirer du parlement, d’autres estiment par contre, qu’il ne faut pas créer le vide, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A Labé, fief de l’opposant Cellou Dalein Diallo, les débats vont bon train sur le retrait ou non des députés de l’opposition en général, et ceux de l’UFDG en particulier. Dans les cafés, salons et autres lieux de rencontre, le sujet alimente les débats.

Pour Abdoulaye N’Diaye, les députés de l’UFDG doivent tous bouder le parlement. « Ces députés, c’est nous qui avons voté pour eux. Ils sont élus et non nommés. Donc, pour qu’ils continuent à siéger, il faut que le peuple vote à nouveau pour eux. Mais, comme leur mandat est terminé, il faut qu’ils partent. Un décret du président Alpha Condé ne peut pas les légitimer », soutient-il.

Pour Mamadou Ramata Diallo, militante de l’UFDG, continuer à siéger à l’Assemblée nationale pour les députés de l’opposition et surtout ceux de sa formation politique, est synonyme d’échec. Car, selon elle, « cela permettra à Alpha Condé de décaler le calendrier des élections présidentielles pour briguer un troisième mandat ».

Même si Mamadou Hady Garambé Diallo est du même avis que ses prédécesseurs, il y a tout de même une condition pour que ces élus du peuple restent à l’Assemblée. « Ces députés de l’opposition peuvent adresser une correspondance au président de l’Assemblée nationale, pour lui dire qu’ils resteront au sein de l’institution pour une durée bien déterminée, de deux à trois mois. Passé ce délai, s’il n’y a aucune volonté d’organiser les élections législatives, ils quitteront définitivement l’assemblée nationale et ils cesseront d’être les représentants du peuple », préconise monsieur Diallo.

Par contre, Mamadou Bachir Baldé dit que les députés soient présents ou non, le président Alpha Condé va toujours agir dans le sens qu’il souhaite. « Que ces députés de l’opposition quittent ou non à l’Assemblée Nationale, ça m’est égal. Car, leur présence à l’hémicycle n’empêchera en aucun cas le président Alpha Condé de faire son vœu », pense-t-il.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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