Faranah, Mandiana, Pita et Boffa : voici la liste des nouveaux préfets

24 janvier 2019 à 21 09 41 01411
Madame Aïcha Sacko, quitte la tête de la préfecture de Boffa

Dans un décret rendu public au JT de ce soir, le président de la République a nommé de nouveaux préfets à Faranah, Mandiana, Pita et Boffa. Mais, ce jeudi, 24 janvier 2019, le président Alpha Condé n’a pas désigné les patrons des préfectures de Koubia et de Siguiri…

A partir de ce soir, c’est monsieur Ibrahima Kalil Kéita qui assumera les fonctions de préfet de Faranah. L’ancien vice-président de la CENI et membre influent du parti présidentiel va ainsi quitter sa préfecture natale pour remplacer monsieur Alpha Oumar Keita.

Pour sa part, monsieur Mohamed Lamine Doumbouya remplacera Cheick Diallo à la tête de la préfecture de Mandiana.

M. Kalidou Keita quitte Koubia pour diriger la préfecture de Pita

Sans connaître son remplaçant dans la préfecture de Koubia, monsieur Kalidou Keita devient préfet de Pita, en remplacement de monsieur Ibrahima Diallo.

Enfin, la seule femme citée dans ce décret quitte son poste ! Madame Aïcha Sacko, pourtant très dynamique dans la préfecture de Boffa est remplacée par monsieur Tidjane Soumah.

A suivre !

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Décret : voici les nouveaux Gouverneurs de Labé, Faranah et de N’zérékoré

24 janvier 2019 à 21 09 05 01051
Alpha Condé, président de la République

Dans la soirée de ce jeudi, 24 janvier 2019, le président de la République a rendu public la liste des nouveaux patrons des régions administratives de Labé, Faranah et de N’zérékoré.

Sadou keita

Désormais, c’est monsieur Ismaël Traoré qui trônera à la tête de la région administrative de N’zérékoré, en remplacement de monsieur Sebastien Tounkara.

Dans la région de Faranah, le chef de l’Etat a préféré envoyer celui qui dirigeait jusque-là la région administrative de Labé. Monsieur Sadou Kéita remplace ainsi le Gouverneur Lancei Condé.

Madifing Diané

Enfin, pour mieux gérer la région administrative de Labé, Alpha Condé a jeté son dévolu sur Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la Sécurité et ancien proche du premier président de la Guinée indépendante, en remplacement de son tout nouveau gouverneur de Faranah, monsieur Sadou Keita.

A suivre !

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Décret : Aminata Sylla est nommée DG de la LONAGUI

24 janvier 2019 à 20 08 45 01451

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce jeudi, 24 janvier 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a nommé madame Aminata Sylla à la tête de la Direction Générale de la société publique loterie nationale de Guinée (LONAGUI).

Le chef de l’Etat a ainsi décidé de faire remplacer monsieur Lansana Chérif Haïdara, limogé hier de la Direction Générale de la loterie nationale de Guinée (LONAGUI) par celle qui était jusque-là son ancienne conseillère chargée du secteur privé.

Pour sa part, monsieur Chérif Haïdara devrait faire face à la justice guinéenne « pour malversations financières ». Il lui est reproché le détournement de plus de 27 milliards 800 millions de francs guinéens.

A suivre !

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Tétanos maternel et néonatal : les femmes de 15 à 49 ans seront vaccinées en Guinée

24 janvier 2019 à 19 07 53 01531

Le tétanos est une maladie très dangereuse qui tue. Et, dans de nombreuses régions du monde, il demeure encore un véritable problème de santé publique. Cette maladie causée par une bactérie (clostridium tétani) est surtout présente dans les pays à faible revenu (comme la Guinée) où la couverture vaccinale est faible et où les accouchements sont généralement pratiqués dans de mauvaises conditions. Toute personne non ou mal vaccinée peut attraper le tétanos. Mais, les personnes les plus exposées sont les femmes enceintes, celles en âge de procréer et les nouveau-nés.

C’est pourquoi, en prélude au lancement de la campagne nationale de vaccination contre le tétanos maternel et néonatal en Guinée, le PEV (programme élargi de vaccination), en collaboration avec l’UNICEF a organisé hier, Mercredi 23 Janvier 2019, à la pharmacie centrale de Guinée, une rencontre d’échange et d’information sur le tétanos à l’endroit de certains journalistes à Conakry, rapporte le journaliste qui représentait Guineematin.com à cette rencontre.

Avec les hommes de médias, toutes les questions liées au tétanos, aux personnes à risque (les femmes enceintes, celles en âge de procréer et les nouveau-nés) et la politique du gouvernement guinéen et ses partenaires (notamment l’UNICEF) pour l’élimination du tétanos maternel et néonatal dans le pays ont été présentées et débattues par les participants.

Selon les informations, la Guinée fait partie des trois pays de l’Afrique de l’Ouest qui peinent à éliminer le tétanos maternel et néonatal. Et, pour cause « les femmes ne font pas souvent des accouchements hygiéniques », apprend-on.

Moustapha Dabo, coordinateur du programme élargi de vaccination

« C’est vrai qu’on va vacciner pour prévenir ; mais, il faut qu’à côté, qu’il y ait un accouchement propre, que le cordon ombilical soit bien traité.. .», a indiqué Moustapha Dabo, le coordinateur du programme élargi de vaccination.

Le tétanos maternel et néonatal est surtout évitable par la vaccination des femmes en âge de procréer. Mais, selon le calendrier de vaccination des femmes enceintes, il faut prendre une seconde dose un mois après la première pour avoir une période d’immunité de 3 ans. Une troisième dose devra être prise six (6) mois après la deuxième pour avoir une période d’immunité de 5 ans. La quatrième dose sera prise un an après la troisième pour avoir une période d’immunité de 10 ans. Et, la dernière et cinquième dose sera prise un an après la quatrième, pour avoir une période d’immunité à vie.

Dans le cadre du processus d’élimination du tétanos maternel et néonatal, la Guinée a prévu trois tours de campagnes de vaccination pour l’année 2019.

« Le premier tour concerne 3.079.051 femmes en âge de procréer dans les 38 districts sanitaires, avec un besoin en vaccin de 3.382.351 doses. Le deuxième tour concerne 1.715.451 femmes en âge de procréer dans 23 districts sanitaires où le risque de tétanos maternel et néonatal est très élevé. Il s’agit de Fria, Gaoual, Kaloum, Kissidougou, Kankan, Mamou, Labé… Le troisième tour concerne les districts de Fria, Kaloum et Dabola qui représentent le plus grand risque de tétanos maternel et néonatal, avec une population cible de 96. 315 », a expliqué la chargée de communication du PEV, Dr Mariame Anne, tout en précisant que trois stratégies (fixe, avancée et mobile) seront utilisées lors de cette campagne pour vacciner toutes les femmes âgées de 15 à 49 ans.

A noter que la campagne nationale de vaccination contre le tétanos maternel et néonatal est prévue du 29 janvier au 03 Février 2019. Mais, contrairement à celle de la poliomyélite (où on fait le porte à porte), c’est dans des sites identifiés dans les quartiers et dans les centres de santé et les postes de santé que les équipes de vaccination seront basées.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conseil des ministres : le Gouvernement veut équiper la RTG

24 janvier 2019 à 19 07 51 01511

Conakry, le 24 Janvier 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi 24 Janvier 2019 de 10h à 12h30 mn, avec l’ordre du jour suivant :

Message de Son Excellence Monsieur le Président de la République ;
Compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel tenues les 15 et 22 Janvier 2019 ;

Questions diverses.

Au titre du premier point de l’ordre du jour ;

Monsieur le Président de la République a ordonné la mise en place d’une commission Interministérielle en vue de réfléchir à l’amélioration et à la systématisation des contrôles afin de veiller au strict respect de la réglementation en vigueur. Il a également donné des instructions fermes aux Ministres concernés afin que l’immatriculation de tous les travailleurs à la Sécurité Sociale soit effective.

Monsieur le Président de la République a rappelé l’importance de la sauvegarde et de la protection de l’environnement dans notre pays. Il a indiqué au Gouvernement sa responsabilité en la matière vis à vis de nos populations mais aussi à l’endroit des pays voisins dont les cours d’eau prennent leur source en République de Guinée. A ce propos, il a instruit les ministres concernés d’organiser une vaste campagne de reboisement à travers le lancement d’un concours à l’échelle nationale et d’intensifier la sensibilisation des artisans ayant des activités impactant l’environnement.

Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de renforcer et de fiabiliser l’élaboration de nos statistiques nationales. A ce propos il a instruit le Premier ministre Chef du gouvernement de veiller à ce que l’Institut National de Statistiques soit le seul organe habilité à communiquer officiellement aux tiers les statistiques nationales.

Monsieur le Président de la République a indiqué au Gouvernement que dans l’optique d’une meilleure gestion des ressources publiques et, sauf autorisation expresse, aucun avenant ne devra être signé avec les entrepreneurs titulaires de marchés publics. A cet effet, Il a rappelé que la signature d’un contrat avec l’Etat engage le signataire à la réalisation des prestations conformément au cahier des charges.

Le Chef de l’Etat a instruit le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation d’examiner avec attention la situation des enseignants contractuels. Il a demandé au ministre d’envisager un programme de renforcement des capacités en vue de leur intégration dans le corps des enseignants titulaires.

Monsieur le Président de la République a ordonné aux Ministres concernés de veiller à la sécurisation des domaines de l’Etat dans la Région administrative de Boké en prévision de l’établissement de la Zone Economique Spéciale.

Le Chef de l’Etat a donné des instructions fermes au Ministre en Charge de l’Information et de la Communication afin que la couverture de l’ensemble du territoire par la télévision et la radio nationales soit effective. Il a en outre rappelé la nécessité de relancer dans un bref délai les activités des antennes régionales de la Télévision et de la Radio nationales.

Monsieur le Président de la République a instruit les Ministres en charge de l’Agriculture et de la Communication de veiller à la large diffusion du nouveau tarif du Kilogramme de coton fixé à GNF 4 000.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour,

Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 15 et 22 Janvier 2019

Le Conseil a entendu successivement :

Le Ministre de l’Information et de la Communication qui a fait une communication relative à la retransmission des évènements sportifs Internationaux sur les antennes des médias publics guinéens :

Il a rappelé que les chefs d’Etat africains ont adopté le 31 Janvier 2017 à Addis- Abeba, une motion dénonçant l’injustice faite à la jeunesse africaine qui est parfois privée du droit de suivre les manifestations sportives mondiales auxquelles les Etats africains sont parfois associés. Le coût prohibitif des droits de retransmission de ces

rencontres sportives constitue une barrière infranchissable pour les économies en construction de ces pays.

L’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR), regroupant les représentants des télévisions et radiodiffuseurs africains de service public a adopté une déclaration à cet effet le 10 Novembre 2018 (Déclaration d’Abidjan) pour réaffirmer son attachement au Mémorandum des chefs d’Etat et réitérer que seule une loi relative aux conditions de retransmission des évènements sportifs est à même de mettre fin à des pratiques destinées à balkaniser le continent pour enrichir des instances étrangères de gestion des évènements sportifs.

Le Ministre a indiqué que la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) est aujourd’hui confrontée à l’insuffisance d’équipements techniques répondant aux standards de la CAF pour produire des matchs à domicile, et à la perte de son statut de diffuseur local attribué actuellement à une chaine privée.

Pour des raisons techniques, institutionnelles et juridiques, elle ne peut que partiellement assurer la retransmission des matchs de nos équipes nationales.

Le Ministre a soutenu que l’acquisition de ces équipements dans un délai raisonnable est nécessaire pour permettre la retransmission des matchs des équipes nationales joués à domicile.

C’est dans ce cadre que la Guinée a mandaté l’Union Africaine de Radiodiffusion pour la représenter dans les négociations en vue de la concession de droits de retransmission des éditions de 2019, 2021, 2023 de la coupe d’Afrique des Nations de Football.

Au terme de l’exposé, le conseil a apporté son soutien au Ministre et recommandé la retransmission des évènements sportifs Internationaux sur les antennes des médias publics guinéens. Il recommande également l’équipement de la RTG afin de lui conférer le statut d’un véritable médium de service public. Pour ce faire, il a instruit le Ministre de travailler en concertation avec les Ministres en charge des Finances et du Budget pour présenter un budget pour l’acquisition desdits équipements.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée qui a fait une communication relative à la situation du Secteur des Assurances en République de Guinée

Il a informé que le marché Guinéen des Assurances compte à date 12 Sociétés agréées, et est animé par 65 intermédiaires en règle, dont 42 courtiers et 23 agents généraux. Ce dispositif est complété par un Bureau National de la Carte Brune CEDEAO pour les assurances transfrontalières et un Fonds de Garantie Automobile (FGA) pour la prise en charge des victimes d’accidents de la circulation pour lesquels les responsables ne sont pas connus, ou sont connus mais pas solvables.

Le Gouverneur a indiqué que le chiffre d’affaires du marché des assurances rapporté au PIB nominal reste faible par rapport à la moyenne Africaine, et ne représente que 0,36% en 2017, et la prime moyenne par habitant (Chiffre d’affaires/Population) est de 31 668 francs Guinéens soit moins de 4 $ en 2017 contre 762,5 $ en Afrique du Sud et 6,2 $ au Nigéria.

Il a déclaré que le secteur des assurances a contribué, comme investisseur institutionnel, à hauteur de 0,48% à l’investissement national et de 0,54% à l’investissement du secteur privé.

La part des assurances dans l’investissement du secteur privé a connu une régression depuis 2015 en raison de la forte augmentation des investissements dans le secteur minier.

Le Gouverneur a signalé d’importantes difficultés qui entravent l’évolution du secteur des assurances, dont entre autres :

La faiblesse de la culture d’assurance en Guinée ;

Le non-respect des assurances obligatoires ;

Le phénomène de la délocalisation des gros risques, notamment dans les secteurs miniers et de transport ;

La faible rétention des primes au niveau du marché, entrainant une fuite de capitaux en raison de l’absence d’une compagnie de réassurance ;

La faiblesse du rendement du secteur ;

Le faible soutien des producteurs agricoles.

Au terme de l’exposé, le conseil a apporté son soutien au Gouverneur de la Banque centrale et l’a invité à poursuivre des efforts d’assainissement du secteur des assurances et sa mise en conformité avec les normes et standards internationaux. Le conseil a en outre insisté sur la nécessité de définir un mécanisme permettant de contraindre les automobilistes à souscrire une police d’assurance pour leur véhicule. Par ailleurs, le conseil a demandé aux ministres concernés de veiller à ce que l’ensemble des camions opérant dans le secteur minier disposent d’une police d’assurance adéquate.
Le Ministre de l’Economie et des Finances qui a soumis pour examen le projet de Décret portant création de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI)

Il a rappelé l’engagement du Gouvernement à concevoir et mettre en œuvre une véritable révolution fiscale, à la fois pour dégager des marges budgétaires en vue du financement des priorités économiques, mais également pour impulser une dynamique de modernisation des Administrations économiques et financières de notre pays, pour les rendre plus performantes.

Cet engagement est en adéquation avec les recommandations de la conférence d’Addis-Abeba de juillet 2015, sur le financement du développement. À cette conférence, les pays en développement ont été encouragés à renforcer leurs capacités de mobilisation des ressources internes.

Le Ministre a indiqué que les recettes fiscales guinéennes sont actuellement d’un niveau d’environ 13,5% du PIB. Le consensus dégagé lors des travaux à Addis-Abeba a été d’encourager les économies comme la nôtre à tendre vers un objectif de mobilisation des recettes fiscales à hauteur de 20% du PIB.

Il a rappelé que depuis 2010, sous le leadership du Président de la République, des actions vigoureuses ont été entreprises, qui ont permis de renforcer le dynamisme de notre économie. Sur la base d’un diagnostic pertinent, ces actions ont ainsi permis une stabilisation des indicateurs macroéconomiques, la relance du secteur minier, ou encore l’amélioration de l’attractivité économique de notre pays, comme en témoignent le succès du Groupe consultatif à Paris sur le PNDES et l’accord de partenariat avec la Chine.

Le Ministre a toutefois noté que ces succès réels, n’ont pas permis de changer fondamentalement de paradigme et d’accroitre, comme nous l’aurions souhaité, la confiance dans la politique économique, tant du point de vue de la diversification du système productif que de celui de la réduction de la pauvreté et du développement des infrastructures.

Il a précisé que les financements extérieurs dans le cadre du PNDES (20 Mds USD) et l’accord avec la Chine (21 Mds USD), qui commencent seulement à se concrétiser, ne sauraient se substituer à la nécessité pour notre pays d’améliorer

significativement ses capacités de mobilisation des ressources internes, en vue de faire face, même partiellement, à nos besoins de financement.

Le Ministre a déclaré que les points évoqués plus haut ont amené le Premier Ministre à prendre sur accord de Son Excellence Monsieur le Président de la République, la décision d’instituer une Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes (MAMRI), pour conduire les travaux tendant à améliorer les capacités de mobilisation des recettes fiscales, à l’instar des exemples réussis ailleurs en Afrique.

Le Ministre a affirmé que l’objectif fondamental de la MAMRI est de donner aux initiatives se rapportant à la mobilisation des ressources internes l’impulsion politique du Chef de l’Etat. Cette instance sera, entre autres objectifs, le lieu de réalisation des diagnostics requis pour apprécier la pertinence, pour la Guinée, d’instituer un office des recettes.

La Mission d’Appui compte deux instances, un Comité de Pilotage et une Equipe Technique Permanente.

Le Comité de Pilotage est présidé par le Premier ministre. Le Ministre de l’Economie et des Finances est Vice-Président, tandis que le Ministre du Budget est Rapporteur. Un certain nombre de ministres sont membres du Comité de Pilotage, ainsi que des personnalités extérieures et qualifiées.

L’Equipe Technique Permanente compte un Chef de mission, un rapporteur, des directeurs de projet et un gestionnaire de projet. La structuration de l’équipe technique permanente est telle que tous les segments de la mobilisation des ressources internes sont couverts.

Le Ministre a sollicité l’approbation du projet de décret qui permettra le démarrage effectif des travaux et de bénéficier de l’appui de nos partenaires intéressés.

Au terme de l’exposé le Conseil a demandé aux Ministres concernés de revoir à la hausse l’objectif de mobilisation des recettes intérieures en le portant à 25% du PIB. Sous réserve de la prise en compte de cette observation, le Conseil recommande l’adoption de ce projet de décret.

Le Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts qui a fait une communication relative au déroulement de la 24ème Conférence des Parties (COP24) à la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques, du 02 au 14 décembre 2018 à Katowice (Pologne).

Il a indiqué que bien que la cérémonie d’ouverture ait enregistré la présence de 40 Chefs d’Etat et de Gouvernement, ainsi que du Secrétaire Général de l’ONU, la COP24 a été marquée par l’absence de Hauts dirigeants des Pays développés dont les USA, l’Allemagne, la France, la Russie, etc.

Le Ministre a soutenu que l’Objectif de la COP24 était de capitaliser les acquis de la COP23 et projeter les discussions majeures à mener lors de cette session.

Les principaux enjeux étaient : la finalisation de l’adoption des règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris, l’aboutissement du dialogue de Talanoa avec la participation des Ministres et le bilan de l’action et de l’ambition pré-2020.

Il a affirmé qu’en plus des plénières, les membres de la délégation guinéenne, ont participé à plusieurs évènements parallèles.

Le Ministre d’Etat a eu l’occasion de rencontrer les responsables de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages menacées d’Extinction (CITES) en vue de réexaminer les efforts fournis par le Gouvernement guinéen pour lever la sanction qui frappe notre pays. Une mission d’Experts du Secrétariat est attendue à Conakry le 20 janvier 2019 à cet effet.

La délégation a également eu des rencontres avec les représentants du PNUD, du FEM de la BAD et autres partenaires financiers pour la recherche de financement des 13 projets initiés par le Département de l’Environnement.

Le Ministre a informé que malgré des divergences constatées la COP24 a abouti à l’adoption du Manuel devant rendre opérationnel l’Accord de Paris. La COP25 est prévue se tenir au Chili.

Au terme de l’exposé, le conseil a invité le Ministre à faire le suivi des engagements de la Guinée a la COP24 ainsi que les efforts fournis par le Ministère de l’Environnement dans le cadre de la mise en œuvre de son NDC (contribution Nationale déterminée) et s’assurer de l’établissement de la liste globale des représentants de la Guinée aux prochaines COP.
Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration qui a fait une communication relative à la feuille de route de la mise en œuvre du Programme de Réforme de l’Etat et de Modernisation de l’Administration (PREMA), exercice 2019.

Il a réitéré que le Programme de Réforme de l’Etat et de Modernisation de l’Administration a pour mission : la coordination, l’impulsion et le suivi-évaluation des politiques et programmes de réformes de l’Etat et de modernisation de l’Administration.

Le Ministre a indiqué les 5 Axes stratégiques d’intervention du PREMA dans le cadre du Plan de Réforme défini.

Il a souligné que pour accélérer la modernisation de l’administration engagée et la rendre plus performante et plus accessible, la feuille de route du Plan de réforme de l’Administration et de la Fonction Publique prévoit en 2019, la réalisation des actions suivantes :

Le renforcement des capacités des membres du gouvernement, des hauts cadres de l’administration publique ;

L’adaptation des organisations et du fonctionnement des services de l’administration publique aux nouvelles normes et aux nouvelles modalités de gestion publique ;

La modernisation et la fiabilité des systèmes de gestion des ressources humaines ;

La conduite des volets de réformes visant l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement des Directions et des services de la Fonction Publique ;

L’amélioration des services rendus à l’usager ;

La vulgarisation des nombreux textes de lois élaborés et adoptés par le gouvernement et l’appropriation par les cadres et agents de ces outils (GAR, L025 ; L028 etc.) ;

La vulgarisation et l’opérationnalisation des cadres institutionnels et des textes élaborés par le PREMA, dans le cadre de l’appui au renforcement de la Décentralisation et de la Déconcentration ;

La finalisation et l’adoption par le Gouvernement de lois et projets structurants dont : entre autres : la loi sur le Droit d’Accès à l’Information Publique, le Code de Conduite de l’Agent public, etc.

Au terme de l’exposé, le conseil a apporté son soutien et recommandé :
au Ministre, la mise en œuvre de la feuille de route et la conduite d’une enquête portant sur le fonctionnement global de l’administration publique ;

aux Ministres en charge du Budget et des Finances, d’assurer les financements prévus au BND pour permettre l’opérationnalisation des actions prévues dans la feuille de route.

Au titre des questions diverses

Le Conseil a félicité le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, à travers l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké (ISMGB), pour la sélection de son 2ème projet, bâti autour de l’économie minière et intitulé « Centre d’Excellence Emergent en Mines et Société, en abrégé CEMS ».

Le CEMS est élu pour cinq ans (2019-2023) et recevra l’appui de la Banque Mondiale et de ses partenaires durant cette période, à travers une enveloppe de quatre millions de dollars américains (4 000 000 USD) et une assistance technique de haut niveau. Ce programme d’excellence permettra à l’ISMGB de moderniser ses infrastructures, mettre à niveau ses équipements de laboratoires et qualifier ses programmes de recherche et de formation par la mise en place de nouveaux programmes tournés vers l’économie minière en lien avec le développement socioéconomique de la Guinée et de la sous-région ouest-africaine. A terme, ce programme de coopération quinquennal aidera l’enseignement supérieur et la recherche scientifique guinéens à asseoir les bases indispensables de la transformation de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké en un véritable outil d’expertise scientifique, académique, technique et technologique au service du développement d’une économie minière sociale porteuse de croissance, de talents et d’emplois pour les populations guinéennes et de la région.

Durant les cinq (5) prochaines années, l’ISMGB, pour le compte de son CEMS, recevra un appui financier et une assistance technique de qualité pour améliorer ses procédures et déboucher sur des résultats de recherche, de formation et de service à la communauté de standard international.

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Pourquoi les travaux mensuels d’assainissement, « Conakry Ville Propre » ? Les précisions du ministre Moustapha Naïté

24 janvier 2019 à 18 06 50 01501

A chaque journée « Conakry Ville Propre », des polémiques ou interprétations diverses surgissent tant de la part des citoyens, des médias, de la société civile que des politiques sur l’utilité d’une telle activité. Je voudrais en ma double qualité de Ministre des Travaux Publics et Président de la Commission interministérielle qui veille à l’exécution de la « Journée de Participation Citoyenne aux Travaux d’Assainissement de la Ville de Conakry dénommée « Conakry Ville Propre » apporter des éclaircissements d’une part et informer les uns et les autres sur le bien-fondé de « Conakry Ville Propre » d’autre part.

En quoi consiste la « Journée de Participation Citoyenne aux Travaux d’Assainissement » ?

Avant tout, il me sied d’insister que la « Journée de Participation Citoyenne » n’est pas THE SOLUTION encore moins LA STRATEGIE du Gouvernement pour l’assainissement de la ville de Conakry.

SUR L’INSTAURATION : Cette journée a été instituée par le Gouvernement en Conseil des Ministres. Une Commission Interministérielle a été mise en place pour l’exécution et le suivi de l’activité tous les derniers samedis du mois de 6h à 11h. C’est le Ministre des Travaux Publics qui a été désigné pour assurer la coordination de cette Commission. Ce qui explique mon implication totale et mon omniprésence dans cette activité.

SUR LE FOND : la « Journée de Participation Citoyenne » comme son appellation l’indique est un moment citoyen. Il s’agit d’un temps de 6h à 11h, une seule fois par mois, que le citoyen de Conakry est appelé à mettre à profit pour nettoyer son environnement immédiat, son quartier, sa commune et s’il en a envie, aller dans d’autres lieux comme les marchés, les places publiques, pour participer à leur nettoyage. C’est un moment collectif pour que le Conakryka pose un acte citoyen directement sur son environnement immédiat et rien d’autre !

Du reste, la Guinée n’a rien inventé. Ce type de journée existe un peu partout dans d’autres pays et invite voire oblige les citoyens à s’investir pour rendre propre leur territoire.
Nous admirons et comparons tous Kigali à notre Capitale. A Kigali par exemple, « l’Umunga » est une journée obligatoire dédiée, entre autres, au nettoyage des déchets de la ville par les habitants. On peut le faire aussi chez nous !

Si elle est inculquée dans l’esprit de tous et appréhendée par tous, les forces vives (associations, partis politiques, organisations des travailleurs, jeunes, femmes, personnalités politiques de tous bords etc….) ne lésineraient pas à y prendre part. C’est à cela que nous devons aboutir.

Une seule fois par mois de 6h à 11h, ne peut empêcher la tenue et le bon fonctionnement des Assemblées Générales de nos partis politiques qui ont lieu 4 fois par mois sauf erreur de ma part. Au contraire, cette journée citoyenne devrait être l’occasion pour nos partis de mobiliser davantage leurs militants dans les quartiers pour un acte citoyen.

Pour les autres activités d’ordre professionnel, académique ou scolaire ou encore social, il n’a jamais été question d’interdir aux gens de s’acquitter de leurs devoirs sauf à s’organiser en conséquence. C’est certainement contraignant mais ce n’est pas impossible. C’est la cité qui en sortirait gagnante !

Pourquoi une forte présence du Ministère des Travaux Publics ?

Les équipes du Ministère des Travaux Publics mettent à disposition des moyens comme des camions pour enlever les ordures, curer des caniveaux et assainir les emprises des routes qui sont sous sa responsabilité. Aux TP, nous essayons de mettre à profit aussi cette journée comme d’autres Institutions pourraient ou devraient également le faire.

De l’opérationnalisation de la mission d’assainissement :

Le Gouvernement à travers l’Agence Nationale de Salubrité Publique (ANSP), tutelle du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et certainement avec le Gouvernorat, travaille depuis toujours sur les stratégies à long terme pour permettre un assainissement efficient et efficace de la ville de Conakry.

Un opérateur privé, spécialisé dans le secteur, est en cours d’être sélectionné pour non seulement la collecte et le traitement des ordures mais aussi pour coordonner l’assainissement avec les équipes municipales qui viennent d’être installées.

La Banque Islamique de Développement (BID) et l’Union Européenne apporteront un soutien à cette démarche tant dans la mise à disposition de matériels divers à l’ANSP qu’aux campagnes de sensibilisation et de renforcement de capacité des Mairies. C’est une question de jours pour que cette opérationnalisation soit concrète.

La prérogative des Mairies n’est pas usurpée. La prérogative du Gouvernorat n’est pas usurpée. La Prérogative de l’ANSP ou du MATD n’est pas usurpée.

Quid après de la « Journée de Participation Citoyenne » ?

Même si l’assainissement est définitivement confié aux Mairies et/ou à des entreprises spécialisées, cette journée sera toujours de mise. Elle ne sera pas abolie, en tout cas, pas à ma connaissance. Si cette journée prend complètement dans les habitudes – et c’est mon ardent souhait -, ce sera un accompagnement des efforts que fourniront par exemple les Mairies dans ce domaine.

D’ailleurs, je voudrais, humblement, inviter les leaders politiques de tous bords à mobiliser leurs partisans, à la prochaine Journée Citoyenne, pour qu’ensemble avec les jeunes, les femmes, les personnalités de la société civile, les artistes etc., nous nettoyions les quartiers de nos Communes.

Je voudrais également inviter les médias à porter le message auprès des populations tant sur le bien-fondé de la Journée Citoyenne que sur l’appel à prendre part à cette activité tous les derniers samedis du mois, de 6h à 11h.

Nous pouvons participer à rendre Conakry propre.

Nous pouvons le faire…

MOUSTAPHA NAÏTE

Ministre des Travaux Publics et Président de la Commission interministérielle de la « Journée de Participation Citoyenne aux Travaux d’Assainissement de la Ville de Conakry dénommée « Conakry Ville Propre »

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Affaire « braquage de Pita » : 20 ans de prison requis contre les accusés

24 janvier 2019 à 18 06 37 01371

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a requis hier, Mercredi 23 Janvier 2019, vingt (20) ans de réclusion criminelle et une interdiction de séjour de dix (10) ans dans la région administrative de Mamou contre six accusés, tous poursuivis pour vol à main armée, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de minutions, a appris un des journalistes de Guineematin. Ces accusés ont été arrêtés suite au braquage survenu le 09 Août 2018 dans un magasin à Pita (région administrative de Mamou).

Cinq des six auteurs présumés de l’attaque à main armée survenue au mois d’Août dernier à Pita, étaient de nouveau à la barre hier au tribunal de première instance de Mamou. Ousmane Diallo, Mamadou Malal Bah, Sidiki Camara, Mamadou Hafiziou Diallo, Alpha Saliou Barry (alias Balla) ont écouté attentivement les réquisitions du ministère public. Des réquisitions au cours desquelles le procureur, Elhadj Sidiki Camara, a demandé au tribunal de retenir les accusés (dont Ibrahima Barry en fuite) dans les liens de l’accusation pour les faits de vol à main armée, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de minutions. Et, pour la répression, le ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle à temps contre chacun des six accusés. Le procureur a aussi demandé au tribunal de décerner à l’audience, un mandat d’arrêt contre Ibrahima Barry en fuite.

Par ailleurs, le ministère public a demandé au tribunal une application de peines complémentaires, en condamnant solidairement les accusés au payement de tout ce qui a été réclamé par la partie civile. Le procureur a également requis contre les accusés : une interdiction de séjour et une période de sureté de 10 ans dans la région administrative de Mamou, la confiscation d’un fusil PMAK et ses deux boites de chargeurs contenant 40 cartouches au profit de l’Etat guinéen, la confiscation de la voiture Kiya Sorento au profit de la partie civile et l’affichage aux frais des accusés, à Mamou et à Pita, de la décision à intervenir dans cette affaire.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 30 Janvier 2019 pour le délibéré.

A rappeler que le procès d’Ibrahima Barry (en fuite) et ses cinq coaccusés dans l’affaire dite « braquage de Pita » s’est ouvert le 02 janvier 2019 au tribunal de première instance de Mamou, soit près de cinq mois après leur arrestation. Et, à la barre, seulement deux accusés (Mamadou Malal et Sidiki Camara) sur les cinq qui étaient présents à l’audience ont plaidé non coupable des faits qui leur sont reprochés.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Les victimes du Camp Boiro à Alpha Condé : « ayez le courage de réconcilier les fils du pays »

24 janvier 2019 à 17 05 59 01591

En prélude au quarante huitième (48ème) anniversaire des pendaisons du 25 janvier 1971, sous le régime de Sékou Touré, l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB) a adressé une lettre ouverte au président Alpha Condé. La démarche vise à interpeller le chef de l’Etat pour qu’il entreprenne « des actions concrètes de condamnation de la répression sauvage implacable, arbitraire de Sékou Touré contre d’autres guinéens sans défense, à la merci d’une vindicte instrumentalisée par son système et sa machine de répression massive qu’est le PDG », a-t-on appris.

L’annonce en a été faite ce jeudi, 24 janvier 2019, à la maison de la presse de Coléah. Dans cette lettre ouverte, les membres de l’AVCB estiment que le président Alpha Condé « ne peut pas quitter le pouvoir sans lancer enfin la reconnaissance de ces crimes abominables qui ont assombri le futur de la Guinée. La vue de 88 pendus à travers tout le pays, par des femmes et enfants sortis forcés des écoles, a jeté le mauvais sort sur notre pays. C’est en exorcisant le pays de ces crimes que lumière pourra jaillir de nouveau. Et, c’est à vous que revient cette charge en tant que victime… Une telle dictature doit être dénoncée, le PDG désavoué, Ahmed Sékou Touré reconnu coupable de tant de crimes ».

Par ailleurs, l’AVCB demande au président Alpha Condé « d’œuvrer enfin pour que les familles fassent leur deuil. C’est vous qui pouvez donner une chance aux retrouvailles entre les fils de ce pays. Vous voulez être le Mandela de la Guinée, alors ayez le courage de cette réconciliation ».

Ainsi, les victimes préconisent au président Alpha Condé de : « reconnaitre et de condamner officiellement les exécutions, les pendaisons, les tueries en masse perpétrées sans jugement sous la dictature de Ahmed Sékou Touré ; mettre à disposition les fosses communes afin que les familles fassent enfin leur deuil et les consacrer en mémoriaux nationaux servant de recueillement ; restituer aux familles les biens spoliés mis dans le portefeuille du patrimoine bâti ou détournés par des agents de l’Etat ; aider et soutenir les familles des victimes matériellement et financièrement après les saisies de leurs biens et de leurs comptes bancaires. »

En outre, les membres de l’AVCB soutiennent que le président Alpha Condé est celui qui peut mette fin à cette politique d’omerta au plus haut sommet de l’Etat. Pour y arriver, estiment les membres de l’AVCB, le Président Alpha Condé « n’a pas besoin de conseillers, anciens délateurs, anciens du PDG, anciens serviteurs de Sékou Touré. Vous devez faire face à votre peuple et lui restituteur sa dignité perdue dans ces crimes ignobles et inhumains. Les familles sont prêtes à vous le reconnaitre ».

Pour finir, les victimes du Camp Boiro précisent : « nous n’avons pas de haine, nous ne voulons pas de vengeance. Mais, nous voulons la vérité, le justice et la Réconciliation ».

Pour rappel, le 25 janvier 1971, plus de 80 compatriotes ont été pendus à travers le pays, pour avoir, dit-on, joué un rôle dans l’agression de la Guinée le 22 novembre 1970. Rien qu’au niveau du pont 8 novembre, à l’entrée de Kaloum, 4 personnalités y ont été pendus : Ousmane Baldet, Moriba Magassouba, Barry 3 et Keita Kara Soufiana.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Psychose à Wansan (Pita) : plus de 100 carcasses de charognards sans têtes découvertes en brousse

24 janvier 2019 à 16 04 37 01371

Les habitants de Wansan, district relevant de la sous-préfecture de Timbi Tounny, dans la préfecture de Pita, ont fait une étonnante découverte hier, mercredi, 23 janvier 2019. Ils ont retrouvé plus d’une centaine de carcasses de charognards sans têtes au même endroit. Cette découverte provoque de l’inquiétude et des interrogations dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

C’est le président du district de Wansan, Amadou Bah, qui a rendu publique l’information. Selon lui, ce sont des enfants, partis chercher du bois de chauffe en brousse, qui ont fait cette surprenante découverte. « C’est entre lundi et mardi que des enfants, venus du village de Ley Hollandhé ont découvert ces carcasses à côté de la rivière appelée Gonga. Ils sont partis alerter leurs parents, et ces derniers à leur tour, nous ont saisis de la situation. Quand nous nous sommes rendu sur les lieux, nous avons trouvé cinq (5) tas de charognards tous dépourvus de têtes.

Mais laissez-moi vous dire que les charognards sont très nombreux, car leur nombre dépasse 100. À côté, une carcasse d’un mouton y était. Mais ce qui est surtout surprenant, c’est que même les mouches qui ont mangé le reste laissé par les charognards sont toutes mortes. C’est ce qui nous fait croire que ces charognards ont été empoisonnés, et leurs têtes emportées par des inconnus. La gendarmerie est venue constater les faits et on attend les services de la Croix-Rouge et ceux de la santé. Actuellement, c’est la psychose qui règne à Wansan », explique le responsable local.

Ce n’est pas la première fois qu’une découverte de ce genre est faite en Moyenne Guinée. Plusieurs carcasses de charognards dont les têtes ont été coupées ont été retrouvées récemment à Lélouma, Dionfo et Timbi Madina. Sur le terrain, beaucoup pensent à un empoisonnement massif visant à avoir les têtes des charognards. Et les interrogations se multiplient autour de l’importance de ces têtes coupées.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Damantang Camara contre Doussou Condé : la réaction de Diallo Souleymane « Lynx »

24 janvier 2019 à 16 04 33 01331

« C’est absolument interdit à un juge de juger un délit de presse par le Code Pénal ! Le Code Pénal lui-même prévoit que c’est la loi sur la liberté de la presse qui le juge. C’est absolument honteux d’entendre un juge et un avocat parler de Code Pénal au moment où la loi sur la liberté de la presse est en vigueur en Guinée… ».

Le dossier opposant Albert Damantang Camara, actuellement ministre conseiller à la présidence de la République, à madame Sanoh Doussou Condé, a connu son épilogue ce jeudi, 24 janvier 2019, au tribunal de correctionnel de Dixinn. Poursuivie pour dénonciation calomnieuse et diffamation par voie de presse, la militante de première heure du RPG a été reconnue coupable. Mais, cette condamnation considérée comme injuste et immédiatement été attaquée par Elhadj Diallo Souleymane, PDG du Groupe de Presse Lynx-lance, un des pionniers de la liberté de la presse et ancien membre du CNT.

La dame est poursuivie pour des propos tenus sur les ondes de la radio Lynx FM, dans l’émission Œil de Lynx en juillet 2017. Dans cette émission, Doussou Condé avait dit que le ministre Damantang Albert Camara « a une société de distribution de carburant à Boké. Il s’est accaparé de tous les contrats des sociétés sises dans cette localité. Il a remis une voiture VA à Mody Sory qui est la personne qui s’occupe de ladite société ».

Après plusieurs audiences, marquées par l’absence de la prévenue qui vit aux USA, la décision est tombée ce jeudi. Le tribunal a reconnu madame Sanoh Doussou Condé coupable des faits de diffamation par voie de presse au préjudice du ministre Damantang Camara. Elle a été condamnée au payement d’une amende de deux millions de francs guinéens. Sur l’action civile, le tribunal a également condamné Doussou Condé au payement d’un franc symbolique en faveur de la partie civile. Par contre, pour ce qui est de la dénonciation calomnieuse, le tribunal renvoie la prévenue des fins de la poursuite pour délit non constitué.

A la sortie de la salle d’audience, Albert Damantang Camara dira que cette décision du tribunal est symbolique. « Il est toujours très facile de détruire que de construire. Ce qui prend quelque seconde pour porter atteinte à la réputation de quelqu’un, prend des mois à être réparé. Donc, ceux qui écoutent les radios, qui aiment le sensationnel, pour ouvrir leurs micros quand ils veulent envers qui ils veulent, pour lancer des accusations gratuites sans apporter la moindre preuve, doivent être sensibilisés ».

De son côté, maître Michel Labila Sonomou, avocat de Damantan, estime que le droit a été dit dans cette affaire.

Par contre, du côté des responsables de la radio Lynx FM, c’est la déception. Elhadj Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx/Lance et Lynx FM, s’est dit choqué par cette décision et a promis d’interjeter appel.

« J’ai honte aujourd’hui pour la justice guinéenne. J’ai honte d’entendre un avocat parler comme ça. Ils ont traité le dossier avec le Code Pénal. C’est absolument interdit à un juge de juger un délit de presse par le Code Pénal. Le Code Pénal lui même prévoit que c’est la loi sur la liberté de la presse qui le juge. C’est absolument honteux d’entendre un juge et un avocat parler de Code Pénal au moment où la loi sur la liberté de la presse est en vigueur en Guinée. J’interjetterai appel et on va reprendre toute cette histoire », a martelé le doyen, très amer.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : Me Sory Daouda Camara élu président de la chambre nationale des huissiers

24 janvier 2019 à 16 04 08 01081
Me Sory Daouda Camara, nouveau président de la chambre nationale des huissiers de Guinée

Dans la journée de ce jeudi, 24 janvier 2019, les huissiers de la République de Guinée ont précédé au renouvèlement de leurs instances dirigeantes. Au total, il y avait 15 candidats pour les 11 postes qui étaient en compétition. Et, c’est Maître Sory Daouda Camara qui a finalement été élu président de la chambre nationale des huissiers de justice, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la Cour d’appel.

Après la présidence où maître Sory Daouda Camara a été élu par 57 voix sur 112 votants, c’est maître Aboubacar Camara qui a bénéficié de la confiance de ses pairs pour la vice-présidence de la chambre nationale des huissiers de justice (avec 56 voix sur 112 votants).

Et, à l’occasion de cette séance qui se poursuit, après les deux premiers postes, neuf autres sont en compétition. Ce sont notamment le secrétariat général, le secrétariat général adjoint, la trésorerie, le poste de trésorier adjoint, le secrétaire chargé de l’organisation et des Affaires sociales, le secrétaire chargé de la formation, le secrétaire chargé des affaires extérieures, le secrétaire chargé du litige et de la déontologie, le secrétaire chargé de l’information et de la communication.

À noter que l’élection a démarré depuis 11 heures 20 minutes à la Cour d’Appel de Conakry. Et, elle est présidée par Mohamed Aly Keïta, président de la commission électorale de la chambre nationale des huissiers de justice (CNHJ).

A suivre !

De la Cour d’Appel de Conakry, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Fin du 82ème Congrès de l’AIPS à Lausanne : le Qatar et l’organisation de la coupe du monde

24 janvier 2019 à 15 03 58 01581

Le football a encore une fois prouvé s’il en était besoin qu’il demeurait le plus populaire sur les terrains et bien en dehors. Invité à faire une communication au 82e congrès de l’AIPS ici, à Lausanne, l’ancien international croate et du Milan AC, Zvonimir Boban, actuel secrétaire général adjoint de la FIFA, a séduit toute l’assistance. Et, la pile des questions des journalistes a donné lieu à des réponses convaincantes.

Boban a commencé par parler de son ami, le président de la FIFA : « j’ai connu Gianni Infantino alors qu’il était jeune avocat à la section des affaires juridiques de l’UEFA. Quand il a eu des ambitions pour la présidence de la FIFA, il s’en est ouvert à moi. Je lui ai dit ‘’abandonnes, tu ne gagneras jamais parce que tu es trop loyal sincère et honnête’’. Peu de temps après, il est revenu me voir et m’a dit ‘’Boban, je vais gagner’’ ! Et, je lui ai dit ‘’jamais’’ ! Alors, il m’a dit : ‘’promets-moi que si je gagne, tu viendras avec moi à la FIFA’’. Je lui ai donné mon accord ».

Boban de poursuivre « Gianni Infantino est un homme qui demande à être jugé sur les faits. Il est loyal, introverti et doté d’une grande intelligence. Nous sommes ensemble pour développer le football. Et, cela fait 3 ans qu’il est là, on ne parle pas de scandales financiers ou de corruption à la FIFA ».

Boban a dit que tous les appels d’offres et à candidatures organisés par leurs prédécesseurs étaient teintés de corruption. « Aujourd’hui, la FIFA rend au football ce qu’il donne. Et, cela appartient à toute la famille du football sans exclusive ».

Le secrétaire général adjoint de la FIFA a invité les fédérations nationales de football à monter des projets en fonction de leurs priorités et besoins. « Ce n’est pas à la FIFA de faire ce travail à leur place », a-t-il rappelé.
Pour lui, le football est beau et plaisant. Mais, les footballeurs qui en sont les acteurs ne le sont pas sur une longue durée. « C’est pourquoi, ils meurent deux fois ; et, les entraîneurs, trois fois » ! L’organisation de la coupe du monde 2022 s’est également invitée dans les débats. Sur la question, Boban a été clair. « Le Qatar à lui seul ne peut pas accueillir 48 équipes. Il ne dispose pas de cette logistique. L’idéal aurait été que le Qatar se partage les charges avec un de ses voisins. Malheureusement, il existe des tensions politiques et diplomatiques entre eux. La FIFA va prendre une décision en mars ou en juin de cette année », a indiqué le secrétaire général adjoint de la FIFA.

De 32 à 48 et peut être 58 bientôt, demande un journaliste. « Il faut tenir compte des énormes progrès accomplis par le football pour élargir la fête à plusieurs pays. Mais, c’est peut-être dans 30 ans ou plus qu’on augmentera le nombre ».

Il a aussi évoqué la coupe du monde des clubs à 14 participants et la ligue des nations de l’UEFA avec des réponses techniques appropriées du grand footballeur reconverti en journaliste sportif et qui fait l’objet de nombreuses sollicitations à travers le monde, tout en étant une des articulations portantes de l’équipe de Gianni Infantino à la FIFA. Et, on en n’aura pas fini avec le football au 82ème congrès de l’AIPS, à Lausanne. Car, à la suite de Boban, c’est l’arbitre international Massimo Busacca qui viendra au pupitre pour parler du VAR (vidéo assistance referee), assistance vécue données de base la coupe du monde Russie 2018 qui n’a enregistré que 2 cartons rouges directs et 2 comptabilisés de jaunes.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes :

95,61% de correct referee et 99,34% de after VAR intervention.

Résultats : la VAR a un avantage maximal et une interférence minimale.

Quand Zvonimir Boban, l’enfant du pays de Ludovic Modric dit que 48 équipes en phases finales de la coupe du monde représentent 21% seulement des membres de la FIFA, Massimo Busacca dira que tout membre de la famille FIFA qui le sollicite peut s’offrir les services de la VAR (vidéo assistance referee).

Par Amadou Diouldé Diallo, depuis Lausane (Suisse)

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Forécariah : excédés par l’état de la route, les citoyens interpellent le gouvernement

24 janvier 2019 à 13 01 07 01071

Il n’est un secret pour personne que l’état des routes guinéennes laisse à désirer. Le tronçon Coyah-Forécariah, en Basse Côte, n’échappe à cette triste réalité où les citoyens connaissent un véritable calvaire. Cette situation est à l’origine d’accidents de la circulation et rend la traversée compliquée pour les nombreuses femmes qui viennent à Conakry pour leurs activités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le calvaire des guinéens continue dans les principales voies routières du pays. Se rendre à Forécariah, préfecture d’origine des trois (3) premiers ministres du président Alpha Condé depuis 2010, relève d’un véritable parcours du combattant.

Le tronçon est fortement dégradé avec de nombreux points noirs avec plein de nids de poule. De nombreux véhicules y restent embourbés pendant de longues heures, alors que d’autres tombent en panne tout simplement. Le changement est décidément en marche par là.

Mamet Conté

De nombreux citoyens de Forécariah, interrogés par notre reporter, ne savent plus à quel Premier ministre se vouer. Madame Mamet Conté, victime de ce mauvais état de la route, interpelle le gouvernement tout en déplorant le comportement des cadres ressortissants de Forécariah. « Je vis à Dandayah. Notre route est en très mauvais état et elle nous fatigue. Si tu empruntes ce tronçon, arrivé à destination, tu es obligé de prendre des antidouleurs. Quand tu prends les autres villes pour comparer à ici, c’est une honte. Si on vous dit qu’il y a des gens très riches qui viennent de Moriah, tu ne vas pas croire. Ils refusent de nous aider, pourtant ils ont les moyens de le faire. Il y a trop d’accidents sur cette route, nos enfants meurent ici chaque jour. Nous avons du mal à regagner la ville pour chercher de quoi subvenir à nos besoins. Nous demandons au gouvernement, au chef de l’Etat, de nous aider à ce que cette route soit arrangée », lance la bonne femme.

Issiaga Touré

Pour sa part, Issiagha Touré, transporteur sur ce tronçon, connait des pannes régulières sur cette route. Il interpelle les autorités. « Nous interpellons les membres du gouvernement pour qu’on puisse nous refaire cette route, parce qu’en toutes saisons, nous rencontrons des difficultés. Vous voyez la panne que nous avons ici. Elle est imprévue, c’est un trou qui a cassé le cardan et cela arrive chaque semaine. Et, les véhicules n’ont pas longue vie, ils se détruisent facilement à cause du mauvais état des routes et si cette panne coïncidait à une décente ça peut causer un accident. Vraiment, nous demandons de l’aide au près de l’Etat parce qu’on souffre beaucoup », s’est lamenté le taximan.

Alseny Touré

Même son cloche chez Alsény Touré, citoyen de Forécariah, assis autour d’une théière. « Le premier problème concernant cette route, d’abord elle est petite et trop dégradée. Ce qui cause assez d’accidents. Mon ami et voisin, Elhadj Mamadouba a perdu deux des ses fils à cause de cette mauvaise route. Nous prions que le gouvernement pense en fin à nous pour arranger cette route qui nous cause tous les problèmes du monde ».

Salimatou Diallo, depuis Forécariah pour Guinematin.com

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Consommation de chanvre indien : 4 jeunes condamnés

24 janvier 2019 à 12 12 35 01351

Abdoulaye Baldé et dix (10) autres jeunes gens, poursuivis pour détention et consommation de chanvre indien, ont été fixés sur leur sort hier, mercredi 23 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn.

Des peines de prison ferme, des peines assorties de sursis et des relaxes ont été prononcées contre les onze (11) prévenus, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans cette procédure Abdoulaye Baldé était poursuivi, avec 10 autres prévenus, pour les mêmes faits. Parmi ces onze prévenus, seul Abdoulaye Baldé, pris en possession de chanvre indien, a été condamné par le tribunal. Il a écope de six (6) mois de prison ferme.

Par ailleurs, Cécé Tonamou, Alpha Oumar Diallo, et Alpha Oumar Barry, contre qui le procureur Daouda Diomandé avait requis un an d’emprisonnement, ont été condamnés à 6 mois assortis de sursis.

Par contre, les sept (7) autres prévenus ont été simplement relaxés pour délit non constitué.

Il est à rappeler que c’est à l’occasion d’une patrouille, organisée par les forces de l’ordre, que ce groupe a été interpellé le 13 décembre 2018 et placé sous mandat à la même date. Ils ont tous été arrêtés dans des quartiers différents de la commune de Ratoma, à des endroits et à des moments différents. Les uns à Kaporo et à Kipé, les autres à Bambéto et Kakimbo.

Au cours de leur première audition, tenue le mercredi 16 janvier 2019, tous les prévenus avaient nié les faits, excepté Abdoulaye Baldé. Celui qui a pris six mois de prison ferme avait reconnu avoir été arrêté par les agents en possession de 8 boules de chanvre indien. Il lui reste désormais quatre mois et quelques jours à passer à la maison centrale de Coronthie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Manifestations à Dubréka : les explications du préfet

24 janvier 2019 à 12 12 26 01261
Younoussa Lebon Sylla, préfet de Dubréka

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la commune urbaine de Dubréka a été le théâtre d’un mouvement de colère au cours des trois derniers jours. Des habitants des quartiers Tersè, Yorokoguéya et Gbéréyiré ont manifesté dans la rue lundi, mardi et mercredi contre les sociétés ALAM et AMG qui exploitent des carrières de granite dans la zone. Les manifestants qui réclament des infrastructures de base dans leurs localités, ont procédé à des actes de vandalisme en saccageant notamment le bureau du conseil de quartier de Tersè.

Plusieurs d’entre eux ont été interpellés par les forces de l’ordre, déployées sur le terrain par la préfecture. Le Préfet de Dubréka, qui déplore l’attitude des manifestants, promet que tous les auteurs de ces actes de vandalisme répondront de leur « forfaiture » devant la justice. Younoussa Lebon Sylla l’a dit à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à des envoyés spéciaux de Guineematin.com dans la ville.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait trois jours que des citoyens des quartiers Yorokoguéya, Tersè et Gbéréyiré manifestent contre les sociétés ALAM et AMG qui exploitent du granite dans les localités. Vous êtes la première autorité de la préfecture, dites-nous qu’est-ce qu’il en est réellement ?

Younoussa Lebon Sylla : je vous souhaite d’abord la bienvenue à Dubreka, pour vous enquérir des informations. Le manque d’information crée souvent la confusion sur le terrain, donc il faut éviter cela. Il y a un problème à Dubreka entre une partie de ma population et les sociétés qui exploitent les carrières de granite effectivement. Mais, ce que je sais par rapport à cette question, à un moment donné, il y a eu l’arrêt des écritures avant l’installation des différentes communes. Donc, avec l’arrêt des écritures (qui est une manière d’arrêter la comptabilité au niveau d’un système d’exploitation ou de la mairie), les secrétaires généraux des communes qui géraient les affaires courantes, il fallait arrêter les écritures avant l’arrivée de la nouvelle équipe de la mairie.

Donc, à un moment donné, il y a eu des soulèvements. Moi-même j’étais obligé d’intervenir sur le terrain. Ils ont posé assez de problèmes par rapport aux forages, les problèmes d’électrification de leurs localités, plus le problème d’écoles : collège et lycée. J’ai pris bonne note, il y a eu des promesses par rapport à cette question. Mais, en tant que tutelle, c’est la commune, les autorités communales qui doivent gérer les affaires de la commune, ce n’est pas la préfecture. Donc, en aucun cas, je n’ai le droit de m’engager pour une telle réalisation ou de promesses à leur égard. Donc, il était question de remettre tout ce que cette localité doit percevoir en matière de ristournes sur le compte de la commune urbaine de Dubreka.

Donc, la nouvelle équipe de la mairie a été installée, il est question de convoquer la première session ordinaire de cette commune, ce qui n’est pas fait encore. Mais, ce que je sais, j’ai toujours eu un droit de regard sur leur système de travail. Ce sont mes prérogatives.

Guineematin.com : depuis l’arrêt des écritures, combien vous avez eu comme recettes en faveur des habitants de ces quartiers ?

Younoussa Lebon Sylla : depuis l’arrêt des écritures jusqu’au 31 juillet 2018, cette localité a une somme au compte de la commune de 167 millions de francs guinéens. Il s’agit bien sûr des quartiers de Tersè, Géréyiré et Yorokoguéya, qui ont eu aussi 45 chargements de granite de 10 mètres cube à leur compte. Ils ont posé le problème, mais avant le problème sans demander, sans revenir à la base pour dire : monsieur le préfet, vous avez promis, on veut que ça soit réalisé. D’un seul coup, sans préalables, ils se permettent de barrer la circulation pour tout monde. On ne les empêche pas de demander, on ne les empêche pas de manifester, mais il y a l’autorité de l’Etat en place. Ils ne doivent pas empêcher les autres de se mouvoir, ils n’ont pas cette autorité.

Le droit de manifestation est reconnu par notre constitution, donc ils ont ce droit, mais ils n’ont pas le droit d’empêcher les autres de sortir de chez eux, de vaquer à leurs activités. Le premier jour, l’autorité de la commune a fait un déplacement pour les rencontrer, et on leur a parlé de leur montant qui est là. On leur a dit, tout ce qu’ils veulent, qu’ils viennent nous faire des propositions puisqu’on ne peut pas faire une proposition à une communauté. C’est eux qui connaissent leurs besoins. Pour une deuxième fois, la mairie est revenue à la charge, elle est allée vers eux pour leur dire : venez on va discuter, on va échanger par rapport à cette question. Ce n’est pas cette société qui refuse de payer vos taxes, les taxes sont là, disponibles sur votre compte.

Venez on va voir si on doit commencer par le forage, si on doit commencer par l’école, s’il faut payer les transformateurs, on va voir ensemble. Comme ça après, on va demander l’appui de ces sociétés et on va demander l’appui de la préfecture, on va demander l’appui des bonnes volontés, les ressortissants sont là. Tout le monde doit contribuer au développement de sa collectivité. Cela n’est pas fait, le samedi, le dimanche, le lundi, le mardi. Mais, on ne peut pas laisser les délinquants venir semer le trouble dans la cité. Donc, on ne les empêche pas, mais il faut libérer la voie pour les autres citoyens de la République de Guinée.

Il faut libérer la voie pour les partenaires sociaux, pour le développement de la Guinée. Donc, c’est pourquoi on a engagé une intervention pour que les voies d’accès soient libérées.

Guineematin.com : des actes de vandalisme ont été enregistrés à l’occasion de ces manifestations : les locaux du conseil de quartier de Tersè ont été saccagés, le domicile du chef de quartier de Tersè a été attaqué ; il y a également eu une réaction disproportionnée des forces de l’ordre qui ont violenté les manifestants. Qu’en dites-vous ?

Younoussa Lebon Sylla : je ne peux pas confirmer pour le moment. Parce que j’aurais appris, je ne suis pas arrivé sur le terrain pour faire le constat. Mais, j’aurais appris qu’il y a eu des actes de vandalisme. Donc, cela sera réprimé. Les fauteurs de troubles vont répondre à leur forfaiture. Parce que c’est un Etat de droit. Donc, ils ont affaire avec la justice.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous comptez faire pour apporter des solutions immédiates à cette crise ?

Younoussa Lebon Sylla : la solution est là. J’ai dit à ces gens depuis hier que même la première guerre mondiale s’est terminée sur une négociation. Nous avons vu le syndicat avec l’Etat par rapport à leur augmentation de salaire, ça s’est terminé sur une table de négociation. La mairie est là, je veille sur tout. Ils n’ont qu’à venir vers les autorités pour une négociation, pour des discussions. Mais, je ne peux pas permettre des actes de vandalisme dans la cité.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : sosie d’un mauvais créancier, Sayon Condé échappe de justesse à un lynchage

24 janvier 2019 à 11 11 58 01581

Sayon Condé, gérant d’un bar café à Doko, dans la préfecture de Siguiri, a échappé de justesse à un lynchage hier, mercredi 23 janvier 2019, pour une faute qu’il n’a pas commise. Sa seule faute, c’est d’être le sosie d’un mauvais créancier. Par coup de chance, il a eu la vie sauve après avoir été sévèrement tabassé. Une autre personne a été tuée et d’autres blessées dans cette agitation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Comme d’habitude, Sayon Condé a pris sa moto pour quitter Doko, sous-préfecture de Siguiri où il réside, pour venir dans la ville de Siguiri où il achète la marchandise qu’il revend dans son bar café. Mais cette fois, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Après avoir fait ses achats, l’intéressé s’apprêtait à rentrer chez lui lorsqu’il a été interpellé par un commerçant du nom d’Ismaël Diallo qui l’a confondu à quelqu’un qui lui doit 6 sacs de riz. Sayon Condé assure qu’il n’est pas celui que le commerçant recherche, mais il ne parvient pas à convaincre son interlocuteur, déterminé à mettre main sur son créancier.

« J’étais venu à Siguiri pour acheter des marchandises. Au retour, un jeune m’a appelé par le nom Ousmane Diawara, j’ai répondu que je ne suis pas Ousmane Diawara. Quand j’ai continué mon chemin, il a crié au voleur, et des jeunes ont pris des bâtons et des cailloux pour me pourchasser. Comme je suis un étranger à Siguiri ville, j’ai couru pour aller me cacher sous une table, ils sont venus me tirer de là de force. Ils ont pris ma moto et les marchandises que j’avais achetées qu’ils ont fait disparaître. Heureusement pour moi, un jeune est venu me retirer de leurs mains pour me conduire à la gendarmerie », témoigne la victime.

A la gendarmerie, les agents ont vérifié l’identité de la personne interpellée et se sont rendu compte qu’il ne s’agit pas du créancier d’Ismaël Diallo. C’est ainsi qu’ils ont arrêté le commerçant, accusé d’incitation à la violence. « Après vérification, on s’est rendu compte que le monsieur qui a été arrêté n’est pas celui qui doit à Ismaël Diallo. Le nommé Ousmane Diawara qui lui doit est à Doubaya tandis que le monsieur qui a été arrêté vit à Doko. Ousmane Diawara vend du riz et Sayon Condé lui, est gérant d’un bar café. Donc, Ismaël Diallo n’a pas cherché à bien comprendre de s’agit-il, il a incité les jeunes à le pourchasser et le lyncher », indique le capitaine Mamady Keïta.

A noter que Sayon Condé qui était à moto lorsque les jeunes le poursuivaient, a percuté plusieurs personnes. Un vieil homme de 60 ans a trouvé la mort et d’autres ont été blessés. Sa moto et sa marchandise ont été aussi emportées.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Conakry : un polygame trimballé en justice par sa première femme

24 janvier 2019 à 11 11 51 01511

Ce n’est plus le parfait amour au sein du couple Aboubacar Touré et Makalé Touré, marié depuis plus de 30 ans. Le mari, polygame depuis 13 ans, est aujourd’hui trimballé en justice par sa première femme pour des faits de vol, de destruction d’édifice privé et d’abandon de famille. Le procès a démarré hier, mercredi 23 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aboubacar Touré et Makalé Touré, mariés depuis le 12 août 1988, ont eu au cours de leur union trois (3) enfants. Devant les multiples disputes dans le couple, la dame a jugé nécessaire de saisir la justice.

A la barre du tribunal correctionnel de Dixinn, les deux époux se sont contredits devant les questions du juge Aboubacar Maférin Camara.

Le prévenu, Aboubacar Touré, a expliqué la genèse du différend qui l’oppose à sa femme. Selon lui, il a acheté une parcelle au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, où il a construit une maison de trois chambres et salon depuis 1988. Et, comme la famille s’est agrandie, il décide de revendre la concession pour aller construire une villa à Sonfonia et une autre à Kountia pour que sa famille vive à l’aise.

« Nous étions au nombre de dix dans une maison de trois pièces à Lambanyi. Les enfants dormaient au salon. J’ai donc décidé de revendre la maison et de chercher deux concessions ailleurs pour chacune de mes femmes et leurs enfants. Elle était informée de la vente deux ans après et elle était consentante » a introduit le mari.

C’est ainsi, poursuit-t-il, « après la vente, j’ai acheté une concession de 3 chambres et salon à Sonfonia. Et une autre à Kountia de 7 chambres et deux salons. J’avais dis que Makalé Touré, qui est la première femme, va rester à Lambanyi avec ses 3 enfants. Et sa coépouse à Kountia avec ses 5 enfants. Mais, il se trouve que le local de Sonfonia est en litige, qui est même pendant devant les tribunaux. Je lui ai dit d’aller s’installer à Kountia en attendant de régler ce problème. Elle a refusé complètement de me rejoindre à Kountia. Elle parle de vol de ses biens, mais tous ces effets qu’on a pris à son absence à Lambanyi sont classés dans une chambre à Kountia. Je n’ai rien pris. Quant à l’abandon de famille, je n’ai pas abandonné. Seulement, je ne peux pas donner la dépense pendant qu’on vie de façon séparée. Elle refuse de me rejoindre à Kountia. Le bâtiment de Lambanyi en question a été entièrement démoli par les nouveaux propriétaires auxquels je l’ai revendu ».

Pour sa part, la plaignante dit que son mari a revendu la maison où elle habitait à Lambanyi sans la tenir au courant. « Il a revendu la concession sans m’avertir. Ils sont venus, à mon absence, décoiffer la maison, enlever portes et fenêtres. Ils ont pris mes bijoux, mes deux valises, ma provision alimentaire et 25 millions de francs guinéens. Après, il a pris ma coépouse, avec qui il s’est marié le 26 février 2006, pour l’envoyer à Sonfonia. Et moi, il dit que là où il a acheté pour moi, il y a litige. Donc, d’aller rejoindre sa deuxième femme. Ça ! Je ne le ferai jamais. Ce n’est pas un refus de le rejoindre, mais il fallait moi aussi qu’il me trouve une concession à part où je peux rester avec mes enfants. Mais moi, je ne vais jamais cohabiter avec ma coépouse dans une même cour », a-t-elle soutenu.

Après ces différentes explications, l’affaire a été renvoyée au mercredi, 30 janvier 2019, pour la comparution d’un certain Deen Touré, cité comme étant celui qui est venu décoiffer la maison à Lambanyi.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Manifestations à Dubreka : « les jeunes ont seulement manqué de patience », dit le maire

24 janvier 2019 à 9 09 35 01351
Elhadj Alseny Bangoura, maire de la commune urbaine de Dubréka

Comme annoncé précédemment, des citoyens des quartiers Tersè, Yorokoguéya et Gbéréyiré, dans la commune urbaine de Dubreka, ont manifesté encore hier, mercredi 23 janvier 2019, contre les sociétés ALAM et AMG qui exploitent des carrières de granite dans ces localités. Ces citoyens réclament depuis trois jours la construction d’infrastructures de base chez eux. Mais, le maire de la commune urbaine de Dubreka, Elhadj Alseny Bangoura, interrogé par l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place, désapprouve la démarche des manifestants.

« Il vous souviendra qu’avant l’installation de l’actuel conseil communal, il y avait une délégation spéciale. Cette délégation spéciale était limitée, elle était là pour liquider les affaires courantes. Donc, elle n’avait pas la possibilité d’engager des dépenses aussi importantes en termes de construction d’écoles et d’autres choses encore. Quand le problème a été posé, moi je leur ai dit : venez on va en parler. Ils (les habitants des quartiers concernés par le mouvement) ont dit non, ils ne peuvent pas se déplacer, il faut que l’autorité se déplace. C’est ce qui a été fait.

Le secrétaire général des collectivités, certains conseillers et moi-même avons fait le déplacement pour aller les rencontrer, échanger avec eux, voir qu’est-ce qu’on peut faire pour eux maintenant parce qu’on peut faire quelque chose pour eux. Mais, ils n’ont pas voulu nous comprendre, nous nous sommes retournés. Ils ont continué à barricader les routes, ils ont continué à faire du bruit dans le quartier. C’est ce qui a amené l’autorité au plus haut niveau, c’est-à-dire la préfecture, à prendre des dispositions pour que la route ne soit pas barrée », explique le maire.

Pour Elhadj Alseny Bangoura, les revendications des populations de Tersè, Yorokoguéya et de Gbéréyiré sont légitimes. Mais, il estime que ces citoyens ont manqué de patience. « Ces jeunes demandent qu’on fasse une école, un collège pour eux, ce qui est possible. Moi je leur ai dit que c’est possible de faire une école, c’est possible de démarrer la construction d’un collège. Je l’ai annoncé lors de ma prise de service. J’ai dit qu’il y a certains quartiers que je connais, où il y a un besoin d’infrastructures qui se fait ressentir. Il s’agissait de Yorokoguéya qui a besoin d’un collège. Ce collège va servir Gbéréyiré, Tersè et Yorokoguéya. Je connais parce que les enfants de là-bas, après l’école primaire, ils sont obligés de venir jusqu’à Dubreka ville, ce qui n’est pas normal. Donc, il faut un collège.

Ça, c’est possible parce qu’il y a les ressources, il faut savoir les chercher. Ça va être un élément de mon plan de développement cette année. Et d’ailleurs, je suis en train de préparer un dossier d’appel d’offre concernant la construction d’un collège de six (6) classes. Donc, ils ont aussi demandé un forage, c’est possible. Hier, quand j’ai appelé le chef de quartier, il m’a fait comprendre qu’ils ont des chargements de granite en réserve. Ces chargements de granite peuvent être valorisés et ça peut nous permettre de faire un forage. Donc, les jeunes ont seulement manqué de patience, sinon les demandes sont réalisables », a-t-il fait remarquer.

De retour de Dubreka, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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