Prorogation du mandat des députés : le mauvais procès fait à l’opposition (Opinion)

25 janvier 2019 à 22 10 40 01401
Alpha Oumar SOW, dit Petit SOW, militant de la première heure de l’instauration de la démocratie en Guinée

Libre Opinion : Depuis quelques semaines, on assiste à un débat plus ou moins passionné autour de la prorogation du mandat de l’actuelle législature. Et paradoxalement, beaucoup de ceux qui abordent le sujet pointent du doigt les députés de l’opposition en les accusant de cautionner une violation de la loi. Pour ma part, je crois que s’acharner sur les députés issus de l’opposition est une erreur.

En effet, ces parlementaires ne sont nullement responsables de la prorogation de leur mandat, décidée par le président de la République, après consultation de la Cour Constitutionnelle. Car, il ne revient pas à l’opposition d’organiser les élections. L’organisation des élections, et donc le respect du calendrier électoral incombe au pouvoir. Pourquoi juge-t-on alors les députés de l’opposition pour quelque chose dont ils ne sont pas responsables ?

Pour un devoir de mémoire, je vais rappeler ici que ce n’est pas la première fois que le mandat d’une législature est prorogé en Guinée. En 2000, le Parlement dirigé par Elhadj Boubacar Biro Diallo avait connu une prorogation de son mandat. La décision avait été justifiée par l’agression rebelle dont la Guinée a été victime à l’époque et qui empêchait le pays d’organiser les élections législatives.

Et à l’époque, le groupe parlementaire de l’opposition dénommé C.O.D.E.M (Coordination de l’Opposition Démocratique), dirigé par Feu BA Mamadou, avait siégé après cette prorogation du mandat de l’Assemblée nationale, et les députés de l’opposition avaient continué à percevoir leurs salaires. Cette législature avait fait deux (2) années supplémentaires avant l’organisation de nouvelles élections législatives en 2002.

Quant à ceux qui militent en faveur d’une démission des députés de l’opposition suite à la décision du président Alpha Condé de proroger le mandat de l’actuel Parlement, je leur répondrai en disant que la politique de la chaise vide n’est pas une bonne chose. En guise d’exemple, suite à l’insurrection populaire que la Guinée a connue en 2006, le président de la République d’alors, le Général Lansana Conté, avait décidé de décréter l’état de siège dans tout le pays pendant trois semaines.

La mesure avait bien sûr été approuvée par l’Assemblée nationale. Et au terme de ce délai, le pouvoir avait voulu renouveler l’état de siège. Mais, vu les souffrances que les Guinéens avaient endurées pendant ces trois semaines, le groupe parlementaire de l’UPR à l’Assemblée nationale, dirigée à l’époque par Bah Ousmane, s’était opposé catégoriquement à la mesure. Et après des débats houleux à l’hémicycle, certains députés de la majorité présidentielle avaient soutenu les députés de l’UPR. Ce qui avait permis donc d’empêcher le renouvellement de l’état de siège.

Je suis de ceux et celles qui veulent le respect strict du calendrier électoral et l’organisation d’élections transparentes en Guinée. Et je rappelle encore une fois que cette responsabilité revient au pouvoir en place. Ce qui signifie que le président Alpha Condé et son gouvernement sont les seuls responsables de la non tenue des élections législatives à date, et donc de la prorogation du mandat de l’actuel Parlement. Plutôt que de demander aux députés de l’opposition de démissionner, ce qui pourrait s’avérer négatif, les Guinéens devraient donc exiger du pouvoir l’organisation des élections législatives pour mettre en place une nouvelle Assemblée nationale.

Je profite de cette occasion pour rendre hommage à des personnalités qui ont mené avec courage et détermination le combat pour l’avènement de la démocratie en Guinée. Je veux nommer notamment, les journalistes : Souleymane DIALLO du lynx, Ben Daouda SYLLA d’Africa N°1, Mouctar Bah de RFI, Amadou DIALLO de BBC Afrique, Tibou CAMARA de l’Observateur, Yamoussa SIDIBE de TV5 ; sans oublier le travail abattu depuis quelques années par les radios privées et la presse en ligne.

Je remercie l’Union européenne, les Nations Unis, la coopération française et américaine, IFES, NDI, et l’USAID, mais aussi l’Union africaine, la CEDEAO, la Mano River Union, Médecins Sans Frontières, la Croix-Rouge nationale et internationale, etc. Toutes ces institutions ont participé à l’instauration de la démocratie en Guinée, à travers notamment des ateliers de formation organisées à l’intention de plusieurs acteurs politiques et de la société civile.

Je m’incline devant la mémoire du Feu Président Lansana CONTE, l’artisan de la démocratie en Guinée, BA Mamadou, Siradio DIALLO, Jean Marie DORE, Docteur Amadou Oury Ditinn DIALLO, Honorable Yaya KEITA, Pascal TOLNO, Amadou Tidiane CISSE, BARRY Mamadou, le 1er maire de la commune de Ratoma, et l’ensemble des militants de la première heure qui ont perdu leurs vies dans le combat pour l’instauration de la démocratie en Guinée. Je n’oublie pas aussi les 103 militants de l’opposition tués lors des manifestations politiques de ces dernières années à Conakry.

Par Alpha Oumar SOW, dit Petit SOW, militant de la première heure de l’instauration de la démocratie en Guinée

Tél. : 655 832 706

E-mail : alphaoumarsow973@gmail.com

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Adultère à Diountou (Lélouma) : un mari polygame surprend sa femme avec un policier

25 janvier 2019 à 22 10 33 01331

L’affaire fait jaser depuis la soirée du mardi dernier, 22 janvier 2019 ! C’est une histoire d’adultère qui met en cause un policier en service dans la sous-préfecture de Diountou, préfecture de Lélouma, dans la Région Administrative de Labé. Aujourd’hui, ce qui a commencé comme une simple rumeur alimente les échanges dans toutes les localités voisines et même au-delà, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Entretenant ces relations amoureuses depuis belle lurette, dit-on, avec l’une des épouses d’un puisatier polygame de Diountou, cet agent de la sécurité est finalement tombé dans les filets de l’époux cocu qui a mûri et discrètement monté un guet-apens.

Sur les circonstances de l’incident, Guineematin.com a appris que dans la soirée de ce mardi, le puisatier devait passer la nuit chez la seconde épouse. Il a alors quitté la première comme d’habitude. Mais, il est vite revenu sur ses pas pour camper dans les parages. Peu de temps après, le policier est arrivé sur la pointe des pieds chez sa femme avec la certitude de n’avoir éveillé aucun soupçon. Le mari a alors attendu 15 minutes avant de venir taper à la porte. Une bataille sans précédent s’en est suivie.

Une première version indique que le policier a été copieusement tabassé par le mari trompé, assisté du voisinage. Mais, Modi Amadou Benthé Diallo de Kollanguel, le nouveau maire de la commune rurale de Diountou, qui confirme l’incident a confié à Guineematin.com avoir reçu une autre version du puisatier en personne.

« Il m’a dit qu’il ne l’a pas bastonné. C’est serait au cours de la course poursuite que le policier est tombé dans un fossé. Il a eu une fracture au niveau de la clavicule », rapporte l’élu local.

Toujours est-il que le policier a été évacué d’urgence à Lélouma Centre par le chef du poste de la police de Diountou à bord d’un véhicule de service de la police.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, les autorités locales et le puisatier envisageaient de poursuivre le dossier, à en croire le maire de la commune rurale de Diountou.

En attendant la suite réservée à cette affaire, il convient de signaler que l’adultère n’est plus un délit en République de Guinée, selon le nouveau Code Pénal. Et, ce sont les députés actuels, en fin de mandat, qui ont détruit ces liens sacrés du mariage dans les foyers et la stabilisation des ménages en République de Guinée. Que dire des risques de justice populaire et de vengeance par les citoyens Guinéens qui apprendront que ce comportement amoral n’est pas désormais puni par nos textes de lois ?

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fodé Mohamed Soumah : « Kassory Fofana est irresponsable, incompétent… Il méprise le guinéen »

25 janvier 2019 à 22 10 13 01131

En conférence de presse ce vendredi, 25 Janvier 2019, à la maison de la presse, le président du parti ‘’Génération Citoyenne (GéCi)’’, Fodé Mohamed Soumah, s’est exprimé sur l’actualité sociopolitique de la Guinée. Il a notamment dénoncé la prorogation du mandat échu des députés, la gouvernance actuelle du pays et la manière dont la récente grève des enseignants a été gérée par les autorités guinéenne.

Fodé Mohamed Soumah a aussi qualifié la nouvelle CENI (commission électorale nationale indépendante) de « moribonde et désarticulée », tout en invitant les Guinéens à adopter une conscience citoyenne pour barrer la route à ce qu’il appelle « la masturbation intellectuelle et politique » orchestrée par le président de la République, le professeur Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Entouré de certains cadres de son parti, le président de la ‘’Génération Citoyenne ’’, n’a pas été tendre avec les députés Guinéens qu’il qualifie « d’élus incompétents qui ont été payés gracieusement pendant cinq ans pour ne rien faire ». Fodé Mohamed Soumah soutient d’ailleurs qu’il est temps que tout le monde se lève pour dire à ces députés qu’il est temps de partir.

« Ils (les députés) n’ont rien fait pendant cinq ans. Aucune proposition de loi, aucune commission d’enquête. Et, aujourd’hui, on se retrouve avec des députés qui, sachant que la prochaine élection pourrait entrainer 80 à 90% de départ et de changement des députés actuels, ont voulu jouer avec le temps (…). Nous avons des députés qui se sont grassement fait payer pendant cinq ans pour ne rien faire. Ils ont même obtenu des augmentations de salaires, rien que pour faire avaler à la population les différents projets de finance. Et, les projets de loi qui ont été présentés ont fait la part belle au président de la République. Aujourd’hui, le budget de la présidence a explosé. Aujourd’hui, nous avons un président de la République d’un pays pauvre qui a, à sa disposition, 140 mille euros par jour. Nous avons l’impression aujourd’hui que tout est fait, diligenté, dirigé par l’exécutif. Donc, il faut qu’on combatte cette Assemblée nationale pour ne pas qu’elle fasse cette entrée parlementaire (en Avril) », a indiqué Fodé Mohamed Soumah.

Échu depuis le 13 Janvier dernier, le mandat des députés a récemment été prorogé par le président de la République, après avis de la Cour Constitutionnelle. Mais, pour le président de la GéCi, il n’est pas question que les députés actuels fassent une entrée parlementaire avant la tenue d’élections législatives. « C’est le mandat du peuple et non la décision du président de la République ou de la Cour Constitutionnelle qui les a mis là-bas pendant cinq ans. Leur mandat est arrivé à terme, il n’est pas question qu’ils aient une journée de plus à l’Assemblée nationale », a dit Fodé Mohamed Soumah.

Parlant de la prorogation du mandat des parlementaires, le président de la GéCi estime que cela montre une fois de plus que c’est l’exécutif qui est aux manœuvres. « Cette prorogation est inique. Le décret qui a enlevé le président Kéléfa Sall (ancien président de la Cour Constitutionnelle) est inique. Nous avons aujourd’hui un président de la République omnipotent, omniscient, qui décide de tout et il n’est pas question de se laisser faire. Dans toute disposition légale, il y a ce qu’on appelle l’esprit et la lettre. On est d’accord que la lettre est inscrite. Mais, aujourd’hui, l’esprit n’admet pas qu’on proroge le mandat des députés », a expliqué Fodé Mohamed Soumah. Et au président de la GéCi de rappeler que dans tout pays démocratique, quand l’éveil citoyen est mis en avant, il n’y a pas un président qui puisse résister.

« Dans son omnipotence, poursuit le président de la GéCi, le président de la République a tellement affaibli les institutions qu’il est aujourd’hui le seul élu de la République en fonction ».

Parlant de la gestion de la récente grève des enseignants, qui a paralysé le secteur de l’éducation en Guinée, Aboubacar Soumah a tiré à boulet rouge sur le Premier ministre, Kassory Fofana, qu’il trouve irresponsable et incompétent. « On a joué avec l’avenir de nos enfants. Dans une démocratie, c’est l’éducation. Mais, aujourd’hui, nous avons un Premier ministre irresponsable, incompétent, qui a montré à quel point il méprise le guinéen. Parce que lorsqu’on est détenteur du dialogue social, on se doit de ne pas être arrogant et mettre en avant l’intérêt du pays. On a vu comment il a géré le problème du SLECG. Et, aujourd’hui, on n’est pas sorti d’affaire. Parce qu’il y a énormément de risque que le SLECG ou l’USTG reprenne le chemin de la grève », a indiqué Fodé Mohamed Soumah.

S’agissant de la commission électorale nationale indépendante, le président de la GéCi a souhaité qu’il y ait un travail sérieux pour que « cette CENI moribonde et désarticulée qu’on nous présente puisse lancer un chronogramme pour les élections ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Abass Bah, survivant du Camp Boiro : « on avait un litre d’eau par 24 heures chacun »

25 janvier 2019 à 21 09 32 01321

Comme annoncé précédemment sur Guineematin, l’Association des Victimes du Camp Boiro a commémoré le 48ème anniversaire des pendaisons du 25 janvier 1971. Ce jour, 88 personnes ont été pendues à travers tout le pays par le régime de Sékou Touré. La cérémonie de ce vendredi a été caractérisée par le témoignage de certains rescapés du tristement célèbre Camp Boiro, où de très nombreux guinéens et même des étrangers ont été torturés, parfois à mort, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Certains survivants du camp Boiro, ce goulag tropical, se souviennent encore de l’enfer qu’ils ont vécu. C’est le cas du doyen Abass Bah, président de l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB).

Décryptage !

Abass Bah, survivant du camp Boiro

« Moi-même, je suis une victime. J’ai fait sept (07) ans au camp Boiro. Donc, les gens qui sont morts-là, étaient mes compagnons d’un moment à un autre. Malheureusement, ils sont morts et moi je suis sorti. Mon devoir, même à la place de chercher de quoi nourrir ma famille, mon devoir c’est de lutter pour que cela ne recommence plus jamais dans notre pays. Ce n’est pas la bagarre entre deux guinéens, non ! C’est la bagarre pour que le droit soit, pour que l’Etat qui a contribué à détériorer notre nation soit refondu et réconcilié avec son rôle régalien. Que l’Etat soit au service de la nation guinéenne et non contre la nation guinéenne.

Je l’ai dit au palais du peuple le 25 septembre, on nous arrêtait la nuit, on nous torturait la nuit et on nous tuait la nuit. Moi, j’ai vu, je ne peux même pas compter le nombre de personnes qui sont sorties de ma cellule pour être exécutées. On nous traitait moins que des animaux, on avait un litre d’eau par 24 heures chacun. Un litre d’eau pour tous vos besoins, on dormait par terre. Même le goudron qui est au camp est meilleur que le macadam sur lequel on dormait en prison. On était nu, nu et nu.

Ils avaient ce qu’on appelle la diète. La diète, c’est qu’on ferme votre cellule et on marque la lettre D sur la porte et on disparait. On vous rouvre la porte que seulement huit (08) jours après. Vous n’avez pas mangé, vous n’avez pas bu et vous n’avez pas vu la lumière. Et ça, c’était la tradition dans le bloc où on est là. Moi, j’étais le numéro 22, depuis le jour où on m’a arrêté, on m’a appelé le 22 jusqu’au jour de ma libération après 7 ans.

Croyez-moi, ceux qui étaient là, c’est parce qu’ils étaient honnêtes, patriotes, compétents et ils pensaient au développement de notre pays. C’était les seules raisons qui les amenaient à l’intérieur de ce bloc.

Nous, nous souhaitons que cela ne se reproduise plus jamais. Parce que, si on avait réglé la question en 1984, on n’aurait pas eu le 28 septembre 2009. Vous avez vu dans quelle situation on est. On ne peut expliquer ça par une sanction divine sur la Guinée due aux comportements des guinéens. Mais, ce comportement, ils l’ont posé avant aujourd’hui. Vous êtes victimes, je suis victime et on est victime de ceux-là qui s’étaient comportés comme ça avant.

Alors, vous connaissez ce qu’on appelle le hakkê (le péché), il n’a pas de remède. Le seul remède, c’est que vous n’en contractiez pas. Si vous contractez un hakkê, vous le payerez d’une manière ou d’une autre. Soit, c’est vous ou c’est vos enfants. Alors on est piégé. Donc, nous devons aller à la réconciliation qui consiste à quoi : c’est la vérité, la justice et la réconciliation.

La vérité c’est quoi, au moins qu’on nous donne les charniers où les gens ont été ensevelis comme des bouts de bois. Ils n’ont pas eu de sépulture, or les imams et les chrétiens disent quand un homme qui meurt n’a pas de sépulture, son âme erre dans son quartier et maudit les gens du quartier jusqu’à ce qu’elle ait une tombe. Il y a 5O milles personnes au moins qui ont été tuées soit en Forêt, en Haute Guinée, en Basse Guinée ou au Fouta. Il faut qu’on rende hommage à ces gens-là, il faut qu’on porte leur deuil, qu’on leur donne une sépulture digne d’un être humain. Quand ça c’est fait, le reste suit ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Gouvernance minière en Guinée : plusieurs journalistes outillés sur la question à Kindia

25 janvier 2019 à 21 09 25 01251

Cinquante journalistes venus des médias publics et privés de Conakry et des préfectures de la Basse Guinée prennent part à un atelier de formation qui s’est ouvert ce vendredi, 24 janvier 2019, à Kindia. Ils renforcent leurs capacités sur la gouvernance minière en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Cette rencontre de donner et de recevoir est organisée par la structure Wassolon Agency Communication en collaboration avec le ministère des Mines et de la Géologie. Pendant trois jours, les 50 hommes et femmes de médias qui participent aux travaux, seront outillés sur la gouvernance du secteur minier en République de Guinée. Ce qui leur permettra de mieux traiter les questions minières et géologiques.

« Nous avons estimé qu’il était important, à cause de tout le potentiel qui est celui de notre pays, dans le domaine des mines, mais aussi à cause de toutes les idées reçues sur ce secteur de toutes les convoitises, par conséquent objet de tous les commentaires, pour la plupart non avisés, qu’il était donc important, à la suite d’une précédente formation sur les questions de fiscalité, d’apprendre de ce domaine et sur ce domaine.

D’où ce programme de formation qui va être enseigné par d’éminents experts, qui viendront nous parler de sujets aussi variés que le cadastre minier, le code minier, la fiscalité minière, les études d’impact social et environnemental, le contenu local, mais aussi les grands projets miniers et les réformes engagées pour assainir le secteur et le booster », a indiqué Aboubacar Diallo, journaliste et directeur général de la structure Wassolon Agency Communication, à la cérémonie d’ouverture des travaux.

Aboubacar Diallo en a profité pour s’adresser à ses confrères, qui prennent part à cet atelier, en leur rappelant l’importance d’une telle session pour eux. « Je voudrais également, au nom de Wassolon Agency Communication, dire merci à vous chers confrères et consœurs, qui prenez part à cette formation, qui se tient ici à Kindia, loin du vacarme ambiant et du capharnaüm étranglant de la circulation de Conakry pour ceux d’entre vous qui vivez et travaillez dans la capitale guinéenne.

Oui, vous êtes venus de Conakry, mais aussi de loin, je veux dire, de Boké, de Fria, de Gaoual, de Télimélé, de Kamsar, de Boffa, en plus, de Kindia, laissant derrière vous vos familles et vos occupations, prenant de votre temps, pour le consacrer à ce programme de formation, fait pour vous et destiné exclusivement à vous. Vous l’avez fait, vous avez bien fait, vous avez bien agi. Car comme l’avait déjà écrit l’artiste, écrivain et philosophe, Friedrich Nietzche, je le cite : « rien ne prédispose plus au conformisme que le manque de formation ».

Je ne vous apprends rien, en vous rappelant que lorsqu’un esprit humain, fut-il savant, n’est pas constamment nourri, abreuvé de savoir, de connaissances nouvelles, il ne peut prétendre aux métiers d’enseigner et d’informer (…) D’ores et déjà, je puis vous assurer qu’un enseignement de qualité, au contenu divers et varié, vous attend, le long de ces trois jours de formation. Nos osons espérer qu’à la fin, vous repartirez chez vous, avec le sentiment d’avoir bien fait de venir à Kindia, d’avoir bien fait d’accorder de votre attention et de votre temps à ce programme de formation… »

A noter que de nombreux thèmes seront abordés au cours de cet atelier. Pour cette première journée, les travaux ont porté sur la situation du secteur minier, la présentation du ministère des Mines et de la Géologie, la nouvelle politique minière et le plan de développement du secteur minier, le code minier et le cadastre minier.

De Kindia, Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628124362

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Décret : Hadja Aïssatou Bella Diallo nommée à la présidence de la République

25 janvier 2019 à 20 08 40 01401

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce vendredi, 25 janvier 2019, le président Alpha Condé a nommé Hadja Aïssatou Bella Diallo conseillère chargée de mission à la présidence de la République.

La nouvelle collaboratrice du chef de l’Etat doit mettre en place de la direction de la communication et de l’information à la présidence de la République, de la supervision du bureau de presse de la présidence de la République et d’assurer toute mission confiée à elle par le président.

Ancienne journaliste-présentatrice du JT de la RTG, ancienne Directrice et ancienne ministre de la Communication, sous le régime du Général Lansana Conté, Hadja Aïssatou Bella Diallo revient ainsi aux affaires avec ses nouvelles fonctions auprès du chef de l’Etat.

A suivre !

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Une nouvelle constitution ? Une déclaration de guerre à l’endroit du peuple souverain de Guinée, disent les Forces Sociales

25 janvier 2019 à 20 08 11 01111

Déclaration : Les Forces de Guinée suivent avec beaucoup attention le dernier développement de l’actualité politique relatif à une éventuelle initiative de projet ou de proposition d’une nouvelle constitution.
Les organisations de la société civile et les citoyens engagés réunis au sein des Forces Sociales de Guinée préoccupés par la tournure des débats actuels autour de la constitution déclarent :

Toute initiative de projet ou de proposition de loi d’une nouvelle constitution dans le but exclusif de permettre au président Alpha CONDE de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, sera considérée par les Forces Sociales de Guinée, comme une déclaration de guerre à l’endroit du peuple souverain de Guinée.

Les Forces sociales de Guinée prennent à témoin l’opinion nationale et internationale ; le système des nations unies, l’union africaine, l’union européenne, les Etats Unis, la CEDEAO, les religieux et toutes personnes soucieuses de la paix et de la quiétude sociale qu’elles se réservent le droit d’appeler le peuple souverain de Guinée à mettre en application l’article 21 alinéas 4 de la constitution Guinéenne qui dispose : «…Il (le peuple) a le droit de résister à l’oppression ».

Les Forces Sociales de Guinée appellent ses démembrements et tous les citoyens engagés de se mettre en mouvement et de rester à l’écoute pour les prochaines initiatives de sauvegarde des acquis démocratiques chèrement conquis par le peuple souverain de Guinée.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons.

Conakry, le 25 Janvier 2019

La coordination Nationale

Les Opérations

Ibrahima Diallo

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GUITER saccagée à Banankoro : un ultimatum pour ceux qui détiennent des objets de la société

25 janvier 2019 à 18 06 39 01391

Des manifestations violentes survenues à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané, avaient conduit au saccage des installations de la société GUITER S.A Mining. Après ces échauffourées, une mission est en ce moment en séjour dans la localité pour évaluer l’ampleur des dégâts et prévenir les auteurs des actes de vandalisme, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total douze (12) missionnaires qui effectuent cette visite de terrain. La mission est conduite par le directeur national des mines, N’faciré Kourouma, accompagné notamment du général Oumar Sanoh, ancien chef d’Etat major de l’armée sous le règne du capitaine Dadis.

Selon Namory Kaba, un des responsables de la société, « nous sommes très ravis de la visite de cette mission, venue toucher du doigt la réalité. Je pense qu’il est temps de rendre justice à la société qui a tout perdu. Ils avaient menti sur la société pour non respect des engagements. Mais, la mission a vu tout. Nous sommes la meilleure société de la localité par les réalisations. Nous avons construit des écoles, des centre santé, nous réparons les routes, nous avons participé à la modernisation de la sous-préfecture et la direction sous-préfectorale des mines. Donc, aucune société ne l’avait fait avant… »

Apres la visite, la mission s’est rendue à la radio Djoliba FM pour faire passer un communique dans lequel il est dit : « toute personne qui sait qu’il garde un objet de la société, ou il a pris les armes et les grenades de la gendarmerie, il a une semaine pour rendre ces objets à la sous préfecture, la nuit. Dans le cas contraire, nous allons procéder aux fouilles générales, maison par maison. Et, si nous appréhendons des objets chez quelqu’un, il répondra devant la justice ».

A rappeler que le présumé cerveau de ce mouvement contre la société GUITER se trouve derrière les barreaux à la prison centrale de Kankan.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Conakry : remise de diplômes de fin de formation à 461 gendarmes et 22 policiers

25 janvier 2019 à 18 06 12 01121

Dans le cadre de la poursuite de la réforme des forces de défense et de sécurité, près de 500 officiers et sous officiers de la police et de la gendarmerie ont reçu ce vendredi, 25 janvier 2019, leurs diplômes de fin formation dans diverses disciplines. La cérémonie a eu lieu à l’Ecole nationale de la gendarmerie à Sonfonia, en présence du Haut commandant de la gendarmerie nationale, du chef de cabinet du ministère de la défense, des responsables de la sécurité des ambassades des Etats-Unis, de la France et du Sénégal, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce sont au total, 461 gendarmes et 22 policiers, dont 14 femmes (toutes catégories confondues), qui ont reçu leurs diplômes de fin de formation théorique et pratique de deux mois à l’Ecole nationale de la gendarmerie de Sonfonia.

Cdt Elisabeth Camara

Au nom de ses collègues, commandant Elisabeth Camara, porte parole des récipiendaires, a exprimé sa satisfaction à l’endroit du Haut commandement de la gendarmerie tout en revenant sur les notions apprises durant la formation. « Durant cette formation, nous avons bénéficié des enseignements dans les domaines de la police administrative, la police judiciaire, le maintien d’ordre publique, l’armement, la photographie, la tactique, l’éthique et la déontologie, la technique d’identification criminelle, etc. »

Cdt Patrice LAGADEC

A son tour, le Commandant Patrice LAGADEC, conseiller du Haut commandant de la gendarmerie nationale, qui a assuré la formation, a interpellé les récipiendaires sur leur rôle après la formation. «Soyez fiers d’arborer ces brevets, de montrer ces diplômes et attestations. Mais, lorsque vous franchirez les portes de cette école, vous devrez impérativement mettre en application toutes ces connaissances et ces préceptes, devenir des référents et des animateurs dans vos unités… »

Dans son discours, le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, directeur de la justice militaire a dit que « ces formations viennent en complément des formations et des cours de perfectionnement des sous-officiers de la gendarmerie ».

Général Ibrahima Baldé

Ensuite, le Général Ibrahima Baldé a énuméré les corps concernés par ladite formation : « deux promotions de commandants d’unités, dont l’objectif est de préparer les officiers de commandement opérationnel d’une compagnie de gendarmerie territoriale ; deux promotions de diplôme de qualification supérieure de gendarmerie ayant pour but la formation des futurs commandants de brigade des unités territoriales d’une part, des commandants de module pour la gendarmerie mobile d’autre part ».

Pour ce qui est des types de formation reçu par les récipiendaires des diplômes, le Général Baldé a cité : « quatre cours de formation des directeurs d’enquête visant à former des enquêteurs de haut niveau (gendarme et policier) capables, de constituer, diriger, orienter et diligenter une enquête judiciaire complexe et connexe sous la direction des magistrats ; trois promotions de cours d’officiers de police judiciaire destinées à doter la gendarmerie et l’administration en général d’auxiliaires de justice hautement qualifiés capables d’apporter avec professionnalisme des réponses efficaces dans le domaine de la police judiciaire, administrative et militaire ; une promotion à l’analyse balistique visant à doter le personnel gendarme en techniques d’analyses de l’ensemble des phénomènes liés à l’usage des armes à feu et des minutions dans le cadre de l’instruction et des enquêtes judiciaires, etc. Ces différentes formations dont viennent de bénéficier 461 gendarmes et 22 policiers répondent aux impératifs de qualification du personnel des forces de sécurité à s’approprier des nouvelles techniques professionnelles ainsi que du nouveau cadre légal en vigueur en vue de l’accomplissement de leur mission régalienne ».

Pour sa part, le Général de brigade, Tidiane Diallo, représentant du ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles, ministre de la Défense, a insisté sur l’importance de la formation pour les corps habillés. « La formation et le gage du renforcement des capacités d’action de nos institutions pour la défense de l’intégrité du territoire, la protection des personnes et de leurs biens. Elle se trouve au centre des réformes du secteur de sécurité initiées par son excellence le Président de la République, Pr Alpha Condé ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Siguiri : exaspéré par son état de célibataire, il tente de brûler vif deux enfants

25 janvier 2019 à 16 04 55 01551

Deux enfants, âgés de deux (2) et trois (3) ans, ont échappé de justesse à la mort ce vendredi, 25 janvier 2018, au quartier Hermakono, dans la commune urbaine de Siguiri. Profitant de l’absence de leurs parents dans la concession, Djimba Kéita a voulu les brûler vifs avant qu’un passant ne vole au secours des deux malheureux innocents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Djimba Kéita, âgé d’une trentaine d’années, a tenté de brûler vif les deux enfants de son ami qui était en train de l’aider à se marier. L’acte s’est produit aux environs de 12 heures. Selon nos informations, Djimba Kéita accuse son ami, Sanassy Kéita, de ne pas vouloir l’aider à régler ses difficultés de se trouver une épouse.

Grâce à l’intervention d’un passant, les deux enfants ont été sauvés et Djimba Kéita mis aux arrêts.

Interrogé par notre reporter, Djimba Kéita est revenu sur ses motivations. « Leur père est mon ami. C’est lui qui doit régler mon problème de femme. Mais, là où je suis, je ne comprends rien dans ça et ça ne se règle toujours pas. Lui, il a une femme et des enfants. Je voulais tuer ses enfants et nous serions égaux ».

Pour sa part, Djimba Bérété a expliqué comment il est parvenu à sauver les deux enfants des griffes de l’homme déchainé. « J’étais de passage, j’ai vu le monsieur entrain de violemment frapper les deux enfants. J’ai couru pour récupérer les enfants. Il les a jetés dans la case pour s’enfermer avec eux dedans. J’ai aussitôt crié au secours. Nous sommes venus défoncer la porte. Déjà, il avait emballé les enfants dans un drap de lit pour mettre le feu. Nous avons pris les enfants pour éteindre le feu. Puis, nous avons arrêté le monsieur ».

De son côté, Sanassy Keïta, le père des suppliciés, n’en revient. Il a expliqué l’origine du problème. « Djimba Kéita avait demandé les mains d’une femme à Léro. Malheureusement, Dieu n’a pas voulu.

Nous sommes dans les démarches pour lui trouver une seconde. Mais, il y a un problème entre lui et ses parents. Pendant que je règle cela, il m’accuse d’avoir une mauvaise volonté, de ne pas vouloir régler le problème ».

Mis aux arrêts, Djimba Kéita a été conduit à la gendarmerie de Siguiri. Les deux enfants ont été grièvement blessés et suivent un traitement à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Communiqué : l’AFD appuie l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC) en Guinée

25 janvier 2019 à 16 04 47 01471

Conakry, 25 janvier 2019 novembre 2018.  

Une convention de financement entre la Guinée et la France, d’un montant global de 10 millions d’euros a été signée ce vendredi 25 janvier  2019 par M. Mamadi Camara, Ministre de l’Economie et des Finances, M. Jean Marc GROSGURIN, Ambassadeur de France en Guinée et Mme Patricia AUBRAS, directrice de l’Agence Française de Développement en Guinée (AFD) en  présence du Général Bourema Condé,  Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et de M. Alhassane Aminata Touré, Directeur général de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC).

Ce projet permettra d’accompagner le gouvernement guinéen dans l’opérationnalisation  de la décentralisation et la mise en place de l’ANAFIC en charge de la gestion du Fonds National de Développement Local (FNDL) au bénéfice des populations de Guinée.

Ce financement appuiera  le fonctionnement de l’ANAFIC et le renforcement des capacités des administrations déconcentrées et décentralisées.   

Une partie de ces fonds sera, également, affectée aux financements inclusifs des Programmes Annuels d’Investissement (PAI)  proposés par les collectivités locales conformément à l’Accord de Paris.

A propos de l’AFD en Guinée

La Guinée est l’un des pays prioritaires de l’aide française. Présente depuis 1979 et reconnue comme un partenaire clé, l’AFD y mobilise l’ensemble de sa palette d’outils : contrat de désendettement et de développement (C2D), prêts, dons, aide-projet, appui budgétaire, garanties bancaires, formation.

Institution financière publique et solidaire, l’AFD engage en moyenne, 100 millions d’euros par an en Guinée dans des secteurs prioritaires : développement local et rural, l’éducation et la formation professionnelle, l’énergie et l’eau, la santé, la préservation environnementale et l’appui au secteur privé. En 2017, la France, s’est engagée aux côtés de la Guinée pour le financement de son Plan de Développement Economique et Social (PNDES), elle a émis une déclaration d’intention d’apporter, sur la période 2016-2020, 501 millions d’euros à la faveur des programmes prioritaires du PLAN dont 477 millions d’euros portés par l’AFD.

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88 pendus par la dictature de Sékou Touré : 48 ans après, les parents des victimes se souviennent

25 janvier 2019 à 16 04 07 01071

L’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB) a commémoré ce vendredi, 25 janvier 2019, le quarante-huitième (48ème) anniversaire des pendaisons de quatre vingt huit (88) guinéens par le régime de Sékou Touré. Les organisateurs de l’événement ont organisé notamment une marche pacifique du pont 08 novembre, où 4 personnalités ont été pendues, au tristement célèbre Camp Boiro, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

En effet, le 25 janvier 1971, ce sont quatre vingt huit (88) guinéens qui ont été pendus à travers le pays, au lendemain de l’agression du 22 novembre 1970. Les fils des victimes de ces pendaisons continuent à réclamer justice et interpellent le président Alpha Condé, lui-même condamné à mort par contumace par le PDG de Sékou Touré.

C’est en arborant des t-shirts rouges, sur lesquels on pouvait lire « Plus jamais ça », que l’AVCB a commémoré ce triste souvenir. La cérémonie a connu le dépôt d’une gerbe de fleurs au pont 8 novembre, à l’entrée de la commune de Kaloum.

Dans son discours de circonstance, Dr Fodé Ammar Bocar Maréga, un des animateurs de ce mouvement, a expliqué la quête perpétuelle de la vérité et de la justice, jusque là sans succès, en rapport avec le régime Sékou Touré. « Depuis 1985, nous avons toujours réclamé le droit d’inventaire qui est au niveau de ce pays. Depuis 1985, nous sommes heurtés aux stigmates encore de ce PDG là, qui est resté enfoui dans les entrailles de cet État, et au fur et à mesure, nous n’avons pas été encore entendus. Vous voyez ici, l’enceinte du camp Boiro, nous avons pu avoir maintenant toute la surface de ce camp Boiro là mais, vous avez vu qu’il est détruit complètement. Vous savez qu’il y avait la tête de mort aussi qui a été détruite, ils ont voulu effacer cette période là. Nous, nous sommes là, nous sommes vivants et nous nous battrons jusqu’à ce que la réhabilitation se fasse ».

Par ailleurs, Dr Maréga demande la restitution des charniers et une rencontre avec le président Alpha Condé. « Aujourd’hui, ce que nous avons réclamé, ce sont ces charniers là pour qu’on mette des stèles et qu’on puisse se recueillir sur la tombe de nos parents. Ça, c’est la première des choses. Deuxièmement, nous avons eu toujours le souci de réconcilier les gens, de tourner la page, mais après l’avoir lue. Nous avons eu des consultations nationales qui ont permis de faire un rapport, validé par toutes les ONG, par toutes les structures qui travaillent pour les droits de l’homme. Nous avons fait un séminaire pour avoir un projet de loi et ce projet de loi a été validé par nous tous. Ce projet de loi a été déposé au niveau du Premier ministre et le président de la République. Donc, nous réclamons un rendez-vous avec le président de la République pour pouvoir lui dire exactement que ce projet de loi est sur sa table. Qu’il envoie ce projet de loi au niveau du conseil de ministre, qu’il soit validé et qu’il l’envoie au niveau de l’Assemblée Nationale pour que l’on puisse valider ça. Créer une commission vérité, justice et réconciliation pour que nous puissions tourner la page de cette sinistre Guinée, mais après l’avoir lue ».

En outre, Dr Maréga est revenu sur les raisons qui doivent inciter le président Condé à s’impliquer dans le dossier des victimes du régime du PDG. « Il a été condamné à mort par contumace, et vous savez qu’il a été député, et il est aujourd’hui président de la République. Ça veut dire que son casier judiciaire a été blanchi. De cette liste des condamnés à mort, condamnés à perpétuité, lui, il a été condamné par contumace. Donc, il a pu faire tout ça parce qu’il n’était pas là, donc il n’a pas été exécuté ».

En ce qui concerne le retard pour la construction d’une stèle à la mémoire des victimes, Bocar Maréga accuse l’Etat. « C’est la volonté de l’Etat. On a commencé à faire la pose de la première pierre ici pour un monument. Mais, ils ont cassé dans l’enceinte du camp Boiro. Vous voyez donc, c’est une complicité », dénonce-t-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Alpha Boubacar Bah à Guineematin : « Bah Oury ne reviendra plus JAMAIS à l’UFDG »

25 janvier 2019 à 14 02 39 01391
Alpha Boubacar Bah, conseiller de Cellou Dalein, chargé des relations publiques et extérieures

Depuis quelques jours, des rumeurs font état d’un probable retour de Bah Oury à l’UFDG, après avoir été exclu, le 04 février 2016, des rangs du principal parti de l’opposition guinéenne. Même si rien n’est officiel, des voix s’élèvent déjà pour s’opposer à une telle éventualité. C’est le cas du conseiller de Cellou Dalein, chargé des relations publiques et extérieures,
Alpha Boubacar Bah, farouchement opposé au retour de l’ancien vice-président du parti.

Selon lui, « à l’UFDG, Bah Oury, c’est  du has been, c’est du passé, un passé douloureux ! On s’est séparé de lui, on l’a exclu de nos rangs et il n’est plus question qu’il revienne », a-t-il juré. Il était invité de la rédaction de Guineematin.com hier, jeudi 24 janvier 2019.

Guineematin.com : l’actualité au sein de l’UFDG, c’est cette rumeur qui court depuis quelques jours, qui parle du retour de Bah Oury au sein de la formation politique. Est-ce que c’est quelque chose qui est à l’ordre du jour aujourd’hui ?

Alpha Boubacar Bah : je dis honnêtement que c’est non ! C’est un buzz, une stratégie de communication et de propagande bien organisée par Bah Oury pour faire asseoir à l’opinion peut-être une possibilité de son retour au sein de l’UFDG. Je dis tout de suite qu’il n’a jamais été question d’un retour éventuel de ce type dans nos rangs. Aucune procédure, aucune médiation n’est vraiment en cours et on n’en a pas besoin. A l’UFDG, pour nous, Bah Oury c’est du has been, c’est du passé, un passé douloureux. On s’est séparé de lui, on l’a exclu de nos rangs et il n’est plus question qu’il revienne. Et, je dis vraiment qu’il faut que ça soit clair pour Bah Oury et pour les deux ou trois personnes qui le suivent, qui font du buzz, qu’il n’est pas question qu’il retourne au sein de l’UFDG.

Guineematin.com : êtes-vous sûr qu’il n’y a pas de négociations, peut-être à votre insu, avec le président du parti ?

Alpha Boubacar Bah : Il n’y a aucune négociation, aucune démarche. Vraiment, il n’a jamais été question lors d’une réunion quelconque, à quelque niveau que ça soit au sein de l’UFDG parlant de Bah Oury. On ne l’évoque pas. Il n’est pas un adversaire, il n’est pas un acteur politique majeur de notre pays et il ne représente absolument rien. Vraiment, il n’y a aucun intérêt de s’asseoir pour discuter de ce type au sein de l’UFDG.

Guineematin.com : Il était quand même vice-président de l’UFDG ?

Alpha Boubacar Bah : Il l’était et on l’a exclu depuis longtemps, pour des raisons bien connues. Mais, ce que je dois rappeler, il y a eu mort d’homme et je le maintiens, par la faute de Bah Oury. Il a été exclu, il a forcé la situation et il est venu au siège de l’UFDG avec intention de faire du mal, de blesser ou de tuer. Le journaliste, Mohamed Koula (paix à son âme) a été tué là-bas. Les circonstances de ce meurtre n’ont pas encore été élucidées malheureusement. Et, à cause de ce meurtre malheureux, il y a eu des agents du maintien d’ordre de l’UFDG qui ont été arrêtés, incarcérés, détenus pendant longtemps, jugés et relaxés. Parmi eux, il y a eu Mamadou Saidou Bah qui a trouvé la mort dans des circonstances inhumaines. Je dis bien, par la faute de ce type. Après cette mascarade de procès qui nous a été servie autour du meurtre de Mohamed Koula, la justice guinéenne, qui est inféodée, n’a pas trouvé l’assassin de Mohamed Koula, parce que tout simplement, ils connaissent exactement là où se trouve l’assassin. Ils l’ont cherché ailleurs, parce que pour eux, il fallait trouver le coupable au sein de l’UFDG, aux côtés de Cellou Dalein Diallo. Et, c’est pour cette raison ils ont condamné injustement un autre innocent.  Souleymane Thianguel Bah aujourd’hui paye le plus fort de cette forfaiture de monsieur Bah Oury.

Guineematin.com : vous voulez dire que c’est Bah Oury qui est l’assassin du journaliste Koula Diallo ?

Alpha Boubacar Bah

Alpha Boubacar Bah : c’est par sa faute que ces deux là ont été tués, c’est par sa faute que Thianguel n’est pas là aujourd’hui, il est en exil, loin de sa famille, loin de sa maman, de son papa, qu’il est obligé d’éduquer ses enfants en exil, qu’il est obligé de se cacher, de vivre un exil très difficile, loin de ses étudiants. Combien d’étudiants, combien de jeunes guinéens aujourd’hui perdent depuis, parce que Thianguel n’est pas là ? Juste pour respecter ces gens-là, on ne peut pas parler du type qui a créé toute cette forfaiture au sein de l’UFDG et en Guinée. Donc, pour nous, il n’est pas question que ce mec retourne au sein de l’UFDG. Il y a eu beaucoup de nos compatriotes, beaucoup de militants, y compris des plus proches avant de Bah Oury, qui ont appelé, qui ont écrit et qui ont exprimé leurs inquiétudes quant à un probable retour de ce type dans nos rangs. Non ! Je les rassure tout de suite, il ne sera jamais question que ce monsieur revienne. Est-ce qu’on pourra faire revenir Mohamed Koula ? Est-ce qu’on pourra faire revenir Mamadou Saidou Bah ? Qu’est-ce qu’on dira à la femme et à l’enfant de Mohamed Koula ? Aux enfants de Mamadou Saidou ? Qu’est-ce qu’on dira à Thianguel et à ses parents qui aujourd’hui , sont obligés de vivre loin de leur fils bien aimé ?  Bah Oury, on ne peut pas travailler avec lui et vraiment nous, on ne voulait pas rentrer dans des causeries encore autour de ce type. Malheureusement, le buzz a réussi et il l’a bien prémédité. C’est bien préparé ; mais, je rassure les militants qu’il n’est pas question de Bah Oury au niveau de l’UFDG. Je vais vous dire pourquoi cette démarche…

Guineemation.com : qui mène des démarches ?

Alpha Boubacar Bah : c’est Bah Oury. Pourquoi il s’agite ? Parce qu’il pense qu’il a une opportunité. Le vice-président, Bano Sow, est parti à la CENI et il y a un vide qui va être comblé par la direction nationale sûrement. Il pense qu’il peut revenir et occuper un poste de vice-président. Il se trompe. Deuxièmement, après qu’il soit parti, il s’est essayé, il a créé un mouvement dont il voulait faire un parti politique puissant, parce qu’il était très populaire et il se voyait très puissant et qu’il pouvait remobiliser. Il s’est essayé sur le terrain et lors des élections  communales, il s’est bombé le torse pour dire « je vais présenter des listes sur toute l’étendue du territoire national ». Il n’a pas réussi à présenter plus de 5 listes. Il a présenté des candidats et grâce à la règle le plus fort reste, il a eu 3 conseillers sur 7.000 que compte l’étendue du territoire. Après la publication de ces résultats, ses conseillers ayant compris qu’ils n’étaient pas dans quelque chose de sérieux l’ont quitté. Tous les jeunes qui étaient auprès de lui l’ont quitté. Tous sont revenus à la maison, à l’UFDG. Il est perdu complètement et il a attendu vainement un décret venant de l’exécutif, il n’en a pas. Les législatives approchent et il est inquiet. Il cherche donc à faire bouger les choses pour que, peut-être, quelqu’un, de quelque part, se lève pour dire il faut… Il n’est pas question.

Guineematin.com : il était déjà vice-président de l’UFDG avant son exclusion. Mais, il y a eu des problèmes, et il estime lui que c’est maintenant la présidence du parti qu’il veut. Vous pensez vraiment qu’il va accepter d’être encore vice-président ?

Alpha Boubacar Bah : il a déjà créé un mouvement et il en est le président, le super président. Il n’a qu’à s’occuper de ça. S’il est vraiment aussi populaire, qu’il le dise, qu’il construise son mouvement. Mais, au sein de l’UFDG, il faut qu’il le comprenne.

Guineematin.com : vous êtes catégorique…

Alpha Boubacar Bah : Bah Oury n’a plus sa place, il n’a plus d’avenir au sein de l’UFDG, c’est fini.

Guineematin.com : on vous voit insister sur la question, sauf que le directeur de la communication de l’UFDG (Ousmane Gaoual), qui a récemment parlé chez nos confrères d’Espace, s’est montré quelque peu favorable au retour de Bah Oury…

Alpha Boubacar Bah : le directeur de communication du parti a heureusement dit exprimer son opinion personnelle, et non la position officielle du parti.

Guineematin.com : mais, dans l’optique de mobiliser davantage autour de Cellou Dalein, est-ce que vous ne pensez pas que c’était bien qu’on fasse retourner Bah Oury ?

Alpha Boubacar Bah : on n’a pas besoin de Bah Oury pour se mobiliser. On est fortement mobilisé. Nous, nous allons continuer à convaincre les guinéens à se mobiliser davantage. Nous allons continuer à convaincre ceux qui ne sont pas convaincus à se mobiliser. S’il aime l’UFDG, dans l’urne, il votera pour l’UFDG. C’est le seul rôle qu’il pourra jouer désormais pour l’UFDG. Son retour, vraiment, nous souhaiterions de ne plus parler de lui. Mais, comme il y a des militants qui s’inquiètent, nous les rassurons qu’il n’est pas question de son retour et moi, à sa place, après tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a dit contre l’UFDG et Cellou Dalein d’un manque d’organisation et un parti que tu as dit non organisé, qui a perdu, tu t’essayes et tu n’a eu que 3 conseillers sur 7000 recherchés, face à un leader du parti qui caracole à 2 500 conseillers, franchement, qu’il fasse quelque chose d’autre.

Guineematin.com : il y a certains qui nous suivent sur la page Facebook et qui pensent que vous êtes haineux à l’endroit de Bah Oury en disant qu’il n’est pas possible qu’il revienne. Il vous rappelle à l’ordre en disant que dans la politique, ce n’est pas la haine…

Alpha Boubacar Bah : je ne suis pas haineux. Ceux qui me fréquentent, ceux qui me connaissent et lui-même Oury, il sait combien de fois je lui ai dit de choisir la bonne voie. Je ne suis pas haineux et je n’ai aucune raison d’être haineux contre quelqu’un comme Bah Oury. Simplement, nous sommes en politique, je suis au sein de l’UFDG et lui il ne l’est pas. Je dis que pour Bah Oury, on n’a plus besoin de lui. Donc, ce n’est pas une affaire de haine ou d’émotion, c’est une affaire de logique. Il a été exclu pour des raisons évidentes. Il n’a pas changé cette position. A cause de lui, des innocentes personnes ont été tuées. Il a trimballé l’UFDG à la justice et la justice a tranché. A cause de lui, quelqu’un est en exil, il a perdu tous ses droits civiques, un innocent. A cause de lui, il y a eu tout ce qu’il y a eu. Mais, attendez, c’est une question de logique. Lui-même a dit qu’à l’UFDG, ça ne va pas. Il voit bien que ça va sans lui ; mais pourquoi il insiste ? Pourquoi les autres disent que c’est haineux ? Ce n’est pas haineux. C’est une décision et voilà.

Guineematin.com : on voudrait juste savoir au cas où, parce que vous êtes sûr qu’il n’y pas eu de négociations ; mais, au cas où Cellou Dalein serait en négociation avec d’autres personnes sans vous. Et si Bah Oury revenait ? Est-ce que vous allez vous plier à une telle décision ?

Alpha Boubacar Bah : vous savez, le président du parti, il rencontre tout le monde, il est ouvert au dialogue, aux opinions des uns et des autres. Chacun peut venir exprimer son opinion, il n’y a pas de problèmes. Mais, le président du parti ne prendra jamais une décision qui n’est pas discutée au sein de la direction nationale et mon avis va compter. L’avis des membres de la direction nationale va compter.

Guineematin.com : mais, on a cité déjà quelqu’un qui est quand même Ousmane Gaoual, responsable de la communication qui a un avis contraire. Et si vous étiez mis en minorité ?

Alpha Boubacar Bah : justement, je suis sûr que nous ne sommes pas minoritaires. D’ailleurs, je vous dis que…

Guineematin.com : est-ce qu’on peut avoir une idée de vous, au cas où on vous mettrait en minorité, quelle serait votre position, vous Alpha Boubacar ?

Alpha Boubacar Bah : je suis dans une structure bien organisée. Je suis même de la direction nationale de ce parti.

Guineematin.com : vous allez vous plier ?

Alpha Boubacar Bah : lorsque la direction nationale va décider, j’exprimerais ma position.

Guineematin.com : justement, pour le cas Bah Oury, quel est le procès qui est en instance ?

Alpha Boubacar Bah : il n’y a pas de procès en instance. Masi, je dis encore une fois, qu’ils ont refusé toutes les plaintes.

Guineematin.com : qui a refusé ?

Alpha Boubacar Bah : mais, la justice guinéenne.

Guineematin.com : Donc, pas Bah Oury…

Alpha Boubacar Bah : il était en connivence avec l’exécutif pour faire tomber l’UFDG et son leader  et au cas échéant, trouver le coupable du meurtre de votre confrère, Mohamed Koula, dans le cercle restreint de Cellou Dalein Diallo. Le verdict, vous l’avez entendu. On dit qu’on condamne Thianguel parce qu’il est complice de quelqu’un. Ce quelqu’un là n’a pas été trouvé, il est où ? Je dis que si la justice avait bien fait son travail, celui-là qui a tué allait être trouvé très proche de Bah Oury, si ce n’est pas lui.

Guineematin.com : le débat, nous pensons que ce n’est pas à ce niveau. Déjà, même le motif pour lequel on accuse Thianguel, on raconte que c’est parce qu’il a demandé aux journalistes de ne pas filmer. Mais, on voudrait savoir est-ce que ce n’est pas vous, personnellement, monsieur Boubacar Bah qui avez peur d’un retour de Bah Oury ?

Alpha Boubacar Bah : je n’ai pas peur de Bah Oury. Il doit le savoir. Il a voulu m’intimider, il a envoyé des émissaires, il m’a fait convoquer. Je dis encore une fois, il le sait, ce n’est pas personnel ; mais, c’est par principe. Moi, je n’ai pas peur de son retour. Et d’ailleurs, je reviens en profondeur pour répondre à votre précédente question pour savoir s’il revenait quelle serait ma position. Je n’ai pas voulu aller aussi vite ; mais, je vous dis qu’un retour éventuel, je ne pense même pas à ça, d’un Bah Oury au sein de l’UFDG, je crois que je ne pourrais pas cohabiter avec lui et je crois que ce serait une bonne raison pour moi de prendre congé du parti.

Guineematin.com : vous pensez être prêt à démissionner et à quitter ?

Alpha Boubacar Bah : croyez-moi que c’est l’opinion de la grande majorité des militants de l’UFDG.

Guineematin.com : mais pas celle de votre responsable de communication ?

Alpha Boubacar Bah : je dis bien la grande majorité. Il peut y avoir une petite minorité qui peut, peut-être, accepter de collaborer avec Bah Oury ; mais nous, on ne peut pas.

Guineematin.com : on raconte que vous êtes l’un de ceux qui ont les oreilles du président, vous pouvez peut-être influencer ses décisions. Est-ce que vous n’avez plutôt pas un rôle d’anti-évolution ? On raconte que Bah Oury a quand même des stratégies, il a des idées ; mais peut-être, que vous ne pouvez pas cohabiter avec quelqu’un qui a envie de faire évoluer autrement le parti ?

Alpha Boubacar Bah : d’abord, il faut dire à ceux qui ne le savent pas, j’ai été très proche de Bah Oury. Pour dire évolutif ou pas, ceux qui pensent que quelqu’un peut influencer Cellou Dalein Diallo, se trompent lourdement sur la personne, croyez-moi. Personne ne peut influencer Cellou Dalein. Tu peux donner ton avis, tu peux apporter des arguments, tout dire, argument contre argument ; mais, tu ne peux pas l’influencer. Il peut être convaincu de tes idées et prendre une décision allant dans ce sens. Lorsqu’il est convaincu par les arguments des uns et des autres, même si ce n’était pas sa position initiale, il peut accepter de prendre la décision, même s’il est mis en minorité. C’est ça aussi sa force au sein du parti ; mais, personne ne peut l’influencer. Encore une fois, pour revenir sur monsieur Bah, évolutif ou pas, il a créé un mouvement après l’UFDG. Qu’est-ce qu’il a fait de ce mouvement ?  Combien de gens sont avec lui ? Combien de conseillers il a eu ? A Ratoma, il n’a pas eu plus de 1.000 personnes qui ont voté pour lui et d’autres disaient qu’ils s’étaient même trompés. Il y en a qui ont voté pour le jeune Koundara qui était tête de liste du mouvement. Et, lui-même, il a compris qu’il ne peut absolument rien. Il a compris que son mouvement est mort-né, il n’a plus personne derrière lui.

Guineematin.com : vous n’avez pas peur de Bah Oury aux législatives ?

Alpha Boubacar Bah : bon Dieu ! Je n’ai pas eu peur de lui à Pita, dans son propre village lors des élections communales où il a perdu dans son propre secteur…

Guineematin.com : sérieux ?

Alpha Boubacar Bah : Il a perdu dans son propre secteur. Il ne représente rien. S’il avait pu faire quelque chose pendant ces deux ans, quelque chose qui pouvait impressionner, qu’on pouvait aller le chercher parce qu’il a eu un grand mouvement. Masi, on n’en a rien vu, parce qu’il ne peut pas. Et d’ailleurs, ceux qui disent qu’on est contre tel ou tel ; mais, on n’est contre personne. Lui-même il s’est autodétruit. Franchement, encore une fois, je dis que pour moi, l’essentiel est qu’à l’UFDG, il n’a jamais été question d’un retour éventuel de ce type dans nos rangs. Il n’en sera pas question. Que les militants et sympathisants de l’UFDG se rassurent. On a d’autres chats à fouetter, telles que les législatives, le fichier électoral…

La rédaction de Guineematin.com

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Les 10 mots-clés de StarTimes en 2018 : Dons des kits aux médias

25 janvier 2019 à 13 01 45 01451

Dans la matinée de ce vendredi, 25 janvier 2019, la Direction Générale de StarTimes en République de Guinée a reçu des responsables et journalistes de plusieurs médias du pays. Madame Qiao YING (la Directrice Générale, entourée de monsieur Barry Maviatou, le Directeur Marketing et de quelques autres collaborateurs) est revenue sur les principales activités menées par StarTimes en 2018.

En célébrant ses dix ans d’activités dans notre pays, StarTimes a salué le soutien et la franche collaboration des médias guinéens qui font la promotion de ses services. Bouclant sa rencontre plein de convivialité avec la presse, madame Qiao YING a procédé à la remise des cadeaux (un kit pour chacun) à ses invités qui sont en réalité des partenaires de StarTimes en Guinée.

En attendant de revenir sur cette rencontre, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’essentiel du discours de madame Qiao YING ;

2018 a été une année spéciale pour StarTimes car elle a marqué le 30e anniversaire de la fondation du groupe et le 10e anniversaire de son entrée sur le marché africain. Aujourd’hui, StarTimes compte près de 20 millions d’utilisateurs sur tout le continent via ses services de télévision par satellite et TNT et via son service de vidéo en ligne, qui font de StarTimes l’opérateur leader de la télévision numérique en Afrique.

Les 10 mots-clés de StarTimes au cours de l’année écoulée sont les suivants :

Coupe du monde Russie 2018

Diffuseur officiel de la Coupe du monde Russie 2018, StarTimes a retransmis en direct les 64 matchs de la Coupe du monde sur ses plates-formes satellite, TNT et OTT.

Pendant la Coupe du monde, tous les matchs, les interviews et autres émissions ont été diffusées en Full HD sur les 5 chaînes sport de StarTimes.

Et pour mettre les fans dans l’ambiance Coupe du monde, StarTimes a produit une série de programmes qui revenaient sur les anciennes éditions et faisaient découvrir les préparatifs de ce grand événement planétaire.

StarTimes a également innové en commentant les matchs en français, anglais, swahili et pidgin pour satisfaire le public de toute l’Afrique.

StarTimes ON

En novembre 2018, StarTimes a lancé une nouvelle marque, StarTimes ON, dédiée à son service de vidéo en streaming et offrant une experience enrichie et un divertissement ultime.

Avec le lancement de StarTimes ON, l’application StarTimes monte en gamme. Elle fournit désormais télévision en direct, VOD et vidéos courtes et couvre actualité, sport, film, séries, musique, documentaires, enfants et divertissement.

Actuellement, l’application StarTimes ON compte plus de 150 chaînes en 10 langues dont 140 sont actuellement gratuites.

Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains

Sous la direction des gouvernements chinois et africains, StarTimes a mis en œuvre le projet « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains » qui a permis à des milliers de familles rurales de toute l’Afrique d’accéder à la télévision par satellite.

Le président chinois Xi Jinping avait dévoilé ce projet le 4 décembre 2015 lors de son discours d’ouverture au Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération Chine-Afrique.

Quelque 10 000 villages de 23 pays africains bénéficient de ce projet. Chacun d’entre eux reçoit un deux vidéoprojecteurs StarTimes, d’un téléviseur numérique 32 pouces ainsi que de 20 décodeurs et antennes paraboliques. Les projecteurs et le téléviseur seront chacun équipés d’un système d’alimentation solaire et d’antenne parabolique.

Sommet du FOCAC de Beijing

Le Sommet du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC) qui s’est tenu à Beijing en septembre a réuni 3 200 participants de Chine, d’Afrique et d’organisations internationales. Ce sommet est devenu l’événement international le plus grand et de plus haut niveau jamais organisé par la Chine.

StarTimes s’est révélé être un moteur de la coopération sino-africaine dans les domaines de la transition vers le numérique, du projet « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains » et de la prévention du VIH/sida.

Pendant le sommet, StarTimes a accueilli 18 chefs d’Etat et officiels de haut niveau d’Afrique. Ces prestigieux invités ont salué le rôle du groupe de médias dans le développement de l’Afrique.

Prévention du VIH/sida

La Première dame de la République du Malawi, Gertrude Mutharika, le directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, et la vice-présidente du Groupe StarTimes, Guo Ziqi, ont tenu en marge du FOCA une réunion sur le thème « Valeur des nouveaux médias dans les campagnes africaines de prévention au VIH/sida ».

L’ONUSIDA et StarTimes ont décidé d’expérimenter une nouvelle méthode de sensibilisation de la jeunesse africaine au VIH/sida via l’application de vidéo en ligne StarTimes ON étant donné qu’à l’heure actuelle, les nouvelles infections au VIH et les décès liés au sida sont plus fréquents chez les jeunes en Afrique car les informations de prévention du VIH/sida ne parviennent pas jusqu’aux jeunes de manière efficace.

A l’issue de la réunion, StarTimes a promu 4 vidéos de sensibilisation de l’ONUSIDA sur son application durant les mois de septembre et décembre pour toucher les jeunes du continent.

SOS Villages d’Enfants

StarTimes et l’ONG SOS Villages d’Enfants International ont signé le 14 mai à Nairobi (Kenya) un protocole d’accord qui voit les deux organisations s’unir pour soutenir les familles vulnérables et les enfants, et plus particulièrement pour contribuer à l’autonomisation de la jeunesse dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations unies.

Dans le cadre de ce partenariat, StarTimes soutiendra les programmes de SOS Villages d’Enfants dans plus de dix pays africains en offrant notamment des opportunités d’apprentissage aux jeunes des programmes de SOS Villages d’Enfants.

Ceci inclura des stages et formations techniques, du mentorat ainsi que le renforcement de l’accès à la télévision numérique dans les programmes de SOS Villages d’Enfants et de l’accès à une plus grande visibilité médiatique sur la plate-forme de StarTimes.

SOS Villages d’Enfants partagera ressources, compétences et connaissances en matière d’employabilité et de renforcement des capacités de la jeunesse.

Alagbara

Au Nigeria, StarTimes et le célèbre acteur de Nollywood Adebayo Salami, plus connu sous son nom de scène Oga Bello, ont complété la production d’une série télévisée exclusive intitulée « Alagbara ».

Cette série a été commandée par StarTimes au début de l’année 2018. Il s’agit de la première fois que l’opérateur leadeur de télévision numérique en Afrique StarTimes produit entièrement une série télévisée, qui plus est l’une des meilleures productions en yoruba de l’histoire.

Selon Oga Bello, « Produire cette série pour StarTimes était une décision délibérée en raison de l’impact positif de StarTimes sur le continent africain et en particulier en raison de sa contribution envers les contenus locaux en Afrique. »

Football africain

En 2018, StarTimes a officialisé les plus grands contrats de partenariat de l’histoire des sports ougandais et sénégalais.

Début août, StarTimes a acquis les droits de diffusion exclusifs des Premier League et FUFA Big League de l’Ouganda pour une durée de 10 ans à compter de la saison 2018/2019.

Le président de la FUFA a remercié StarTimes pour son engagement : « Les sponsors sont des acteurs stratégiques du football et il incombe à la fraternité du football, aux dirigeants, aux joueurs et à tout le monde de soutenir StarTimes qui a démontré une bonne volonté désintéressée de voir le football ougandais progresser avec ce partenariat historique. »

Puis le 2 novembre, c’est avec la Ligue Sénégalaise de Football Profesionnel (LSFP) que StarTimes annonçait la conclusion d’un partenariat similaire destiné à sortir les Ligue 1 et 2 de l’ombre et à accompagner leur développement sur le long terme.

Une annonce saluée par les instances du football sénégalais. « Ce partenariat, c’est un contrat à forte valeur ajoutée qui va booster le football local, » a martelé le président de la Fédération sénégalaise de football Augustin Senghor. «La télévision est un instrument absolument indispensable et le fait d’avoir une visibilité sur une très longue période nous donne demain les moyens de rendre notre produit visible, de le rendre désirable et donc de le rendre monnayable», a expliqué Saër Seck, le président de la LFSP.

Séminaire sur le développement de la télévision numérique en Afrique

Le Séminaire sur le développement de la télévision numérique en Afrique, une plate-forme des acteurs de l’industrie de la radiodiffusion en Afrique organisée par StarTimes, a passé en revue les tendances, le développement et la coopération dans le cadre de la numérisation de la radiodiffusion de l’Afrique ainsi que le secteur de la diffusion par Internet (OTT) qui redéfinit le paysage africain de la télévision.

Cette 8e édition du Séminaire a marqué un tournant en matière de participation avec la présence de 400 délégués, dignitaires, responsables de groupe de médias et invités de 48 pays d’Afrique et d’Asie.

30e anniversaire de StarTimes

Le 18 octobre 2018 marque le 30e anniversaire de la creation de StarTimes. Le président du groupe StarTimes, Pang Xinxing, a organisé à cette occasion une course à pieds aux côtés de ses employés pour rappeler que la persévérance avait été clé dans l’histoire du groupe StarTimes.

Pang Xinxing a déclaré dans son discours : « Pendant ces 30 années, les revers rencontrés, les difficultés surmontées et les crises résolues ne peuvent se mesurer avec de simples chiffres. Mais nous gardons toujours à l’esprit notre vision initiale, et nous ne renonçons jamais. Nous luttons toujours avec persévérance, et nous avançons à pas solides vers notre objectif. » 

Il a souligné le fait que quels que puissent être les changements du marché, les risques encourus, StarTimes resterait fidèle à sa vision, à savoir « Permettre à chaque famille africaine d’accéder à la télévision numérique et d’en jouir ».  

Pour terminer, en guise de reconnaissance aux activités menées avec les médias au courant de l’année 2018, nous Offrons un kit DTH StarTimes à chacun des médias partenaires comme cadeau de Noël, kit incluant un abonnement gratuit de 2 ans à tous les bouquets (bouquet incluant toutes les chaînes). Avec des possibilités de renouvellement après deux ans.

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Manque d’emploi à Forécariah : les jeunes se tournent les pouces

25 janvier 2019 à 13 01 11 01111

Le manque d’emploi est un défi majeur auquel font face aujourd’hui de nombreux jeunes diplômés en République de Guinée. Les jeunes de Forécariah n’échappent pas à cette triste réalité où l’épidémie d’Ebola a fait fuir de nombreuses entreprises, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyée spéciale.

La préfecture de Forécariah avait été touchée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui avait endeuillé beaucoup de familles. La situation a eu pour conséquences de faire fuir de nombreuses entreprises, pourtant pourvoyeuses d’emplois pour la jeunesse.

De nos jours, de nombreux jeunes de Forécariah sont frappés par le manque d’emploi. Certains d’entre eux vaquent à des activités peu lucratives, pendant que d’autres passent des journées entières à se tourner les pouces.

Ibrahima Kalil Touré

Interrogé sur cette question, Ibrahima Kalil Touré, secrétaire général du quartier FATAKO 2 et responsable de la communication des jeunes des six quartiers de Forécariah, déplore le fort taux de chômage des jeunes. « Aujourd’hui, les problèmes que la jeunesse rencontre à Forécariah sont multiples. Nous pouvons dire qu’il y a un manque criard d’emplois. Depuis que les sociétés qui étaient là ont quitté, beaucoup se sont retrouvés dans le chômage. Vous n’êtes pas sans savoir qu’Ébola a beaucoup joué sur les populations de Forécariah. D’autres ont d’ailleurs fui pour aller à Conakry. La jeunesse est vraiment abandonnée à elle-même. Si le gouvernement pouvait penser à nous, ça allait nous aider. Mais, actuellement, il n’y a pas d’espoir », indique-t-il.

Néanmoins, les plus laborieux exercent de petits métiers, quoique peu lucratifs. Ils parviennent ainsi à tirer leur épingle du jeu. Selon Ibrahima Kalil Touré, « nous essayons de créer des associations, des ONG et d’autres activités génératrices de revenus. Mais, on n’est pas accompagné, on est en manque de subventions. Vraiment, on est entrain de faire notre mieux, beaucoup de jeunes se retrouvent dans la conduite de taxi-motos. On a mis en place une plateforme de jeunes des six quartiers. On a créé une association agricole, mais ce n’est pas facile par manque de soutien. Mais, on essaye quand même de nous en sortir. Nous n’avons même pas de maison de jeunes à Forécariah. C’est un hangar qu’on a ici et notre stade n’a pas de tribune. C’est juste une cours qui est là ».

En outre, notre interlocuteur invite les jeunes à ne pas prendre les chemins incertains de l’immigration clandestine, malgré les difficultés du moment. « Les jeunes qui optent pour l’immigration clandestine vont vite en besogne. Je pense qu’il faut rester chez soi, y travailler pour être comme chez les blancs. Il faut que cette jeunesse comprenne que le pays ne peut pas se développer sans elle. Je les conseille de rester ici, d’accepter de travailler ici, parce qu’il y a des gens qui ont réussi en Guinée sans aller en Occident. C’est une question de détermination, parce que vouloir, c’est pouvoir », lance-t-il.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Forécariah

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TPI Mafanco : chaude dispute entre deux avocats sur un dossier d’escroquerie

25 janvier 2019 à 12 12 58 01581

Madame Marie Louise Grovogui, infirmière d’Etat et commerçante, est poursuivie pour escroquerie au préjudice de Mamady Camara. Son procès s’est ouvert hier, jeudi 24 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Mafanco où la dame a nié les faits pour lesquels elle est poursuivie. Le procès a été marqué par un incident d’audience entre l’avocat de la partie et un de ses collègues, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Interrogée à la barre par le juge Mohamed Lamine Camara, la prévenue a nié les charges portées contre elle. Elle est revenue sur ce qui s’est passé dans cette affaire. « Le 13 décembre 2018, j’étais dans ma boutique, lorsqu’une femme est venue demander le prix d’un costume. On est tombé d’accord qu’elle paie le costume à 400 milles francs guinéen. Elle m’a dit d’emballer le costume et qu’elle n’avait pas l’argent sur place. Elle m’a donc dit d’aller chez son frère Mamady Camara, qui est commerçant pour que celui-ci paie le costume qu’elle a pris chez moi. Quand nous sommes arrivées chez Mamady Camara, elle est rentrée dans la boutique pour parler longtemps avec lui. Tout ce temps, j’étais arrêtée au dehors en pensant qu’elle est avec son frère. Lorsqu’elle a fini de parler avec Mamady Camara, elle est sortie avec un sac plastique, mais je ne connaissais pas le contenu. A sa sortie de la boutique de Mamady Camara, c’est en ce moment que je lui ai demandé de payer mon argent. Elle avait beaucoup de bagages sur elle, elle m’a donc dit de l’aider à mettre le costume dans l’un de ses bagages. Chose que j’ai refusée parce qu’elle n’avait pas payé mon argent. Finalement je suis repartie dans ma boutique. Quelques instants plus tard, j’ai vu Mamady Camara venir en me disant où est mon argent ? J’ai dit de quel argent parles-tu ? Il me répond que je suis la camarade de la femme qui a pris les habits chez elle et que c’est moi qui devait lui donner l’argent. La femme lui aurait dit que je suis sa copine et que c’est moi qui devais payer son argent. J’ai fait comprendre à Mamady Camara que je ne connais pas la femme en question, à forte raison être sa copine. C’est la raison pour laquelle Mamady Camara a porté plainte contre moi. Mais, je ne suis pas concernée par une affaire d’escroquerie », a expliqué Marie Louise Grovogui.

Sans avocat lors de cette première audience, la prévenue Marie Louise Grovogui a répondu aux différentes questions de Me Sidiki Bérété, avocat de la partie civile. Au plus fort des débats, un avocat présent dans la salle d’audience, se lève pour se constituer avocat de la défense dans le dossier.

Une attitude qui a mis maitre Bérété dans une colère noire qui va demander au tribunal de ne pas accepter la sollicitation de son confrère, maitre Bakary Millimouno. « C’est du marchandage de client, comme c’est une prévenue issue de sa communauté. C’est pourquoi mon confrère s’est levé pour se constituer avocat de la défense dans cette affaire. Mais, je ne vais pas accepter qu’il apporte son service étant donné que Marie Louise Grovogui était libre de se faire assister par un avocat avant même le début du procès. Si tu ne fais pas attention, je vais te poursuivre au niveau du Conseil de l’Ordre des avocats », a menacé Me Sidiki Bérété.

De son côté, Me Bakary Millimouno a démontré, à travers des arguments fondés sur le droit, qu’il peut bien se constituer avocat de la défense dans cette affaire. Un argument qui a été largement partagé par les autres avocats présents dans la salle. Une idée soutenue par le procureur, André Konanan Condé.

L’affaire a été renvoyée au 31 janvier 2019 pour permettre à Marie Louise Grovogui de se trouver un avocat.

Approché par notre reporter à la fin de l’audience, Me Bakary Millimouno a déclaré qu’il ne va plus se constituer avocat de la défense dans ce dossier.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Labé : le NDI forme des conseillères communales

25 janvier 2019 à 12 12 49 01491

Le National Democratic Institut (NDI), en partenariat avec Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’USAID, a organisé à Labé, les 23 et 24 janvier 2019, une session de formation de certaines femmes élues conseillères communales dans les 5 préfectures de la Région Administrative, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette session de renforcement des capacités des femmes élues offre l’opportunité aux conseillères communales qui ont eu le privilège de prendre part à la rencontre de se doter des outils techniques nécessaires afin qu’elles apportent leur contribution de qualité et une valeur ajoutée réelle au développement local, surtout dans les secteurs sociaux comme l’éducation, la santé, l’eau potable, l’électricité, l’assainissement, l’environnement etc.

« Les communes constituent le cadre privilégié pour la fourniture des services publics de base. C’est la strate idéale de l’administration publique où le peuple est en mesure de participer activement à la vie publique dans un contexte de démocratie locale. Aussi, faut-il impérativement que les besoins réels de la population se reflètent dans le budget primitif des communes et à travers le plan de développement local (PDL) assorti d’un plan annuel d’investissement où sont énoncées les politiques et actions publiques communales dans une démarche inclusives de l’ensemble des groupes sociaux du ressort de la municipalité » a rappelé le directeur résident du National Democratic Institute (NDI), Paul AMEGAKPO lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier qui s’est tenu dans un réceptif hôtelier de la place.

Pour le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo, l’honneur est d’autant plus grand pour la nouvelle équipe du conseil communal qui vient d’être installée d’avoir le privilège d’abriter cet important forum de renforcement des capacités des femmes élues locales de la part du NDI dont l’appui accompagnement des collectivités décentralisées en Guinée est non négligeable pour une bonne gouvernance locale dans le pays.

« Les acquis de cette formation contribueront à juste titre à l’amélioration des capacités de gestion institutionnelles de notre commune où les femmes élues de Labé, occupent actuellement une place prépondérante pour faire de notre centre ville une cité républicaine, démocratique, prospère et paisible. Ces femmes élues qui nous représentent à cette importante rencontre sont activement présentes à toutes les instances de prise de décisions, certaines vice-maires du bureau exécutif communal et d’autres sont responsables des commissions techniques. Cela, parmi tant d’autres témoigne notre volonté de collaborer avec la gente féminine pour un développement participatif équitable et durable de notre commune » a rassuré le chef de l’exécutif communal de Labé qui a par la suite informer que « l’équipe communale que j’ai l’honneur de diriger est porteuse de la démarche participative qui a conduit à l’élaboration de 28 plans de développement de quartier (PDQ) qui vont déboucher dans la semaine à venir à la tenue du forum de présentation du plan quinquennal de développement local de la commune pour la période 2019-2023 » a conclu Mamadou Aliou Laly Diallo.

Prenant la parole à son tour, le chargé de volet gouvernance au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Abdoul Latif Haïdara a exhorté les conseillères communales de la Région Administrative (RA) de Labé à faire bon usage des outils et connaissances mis à leur disposition.

A noter que cette session de renforcement des capacités des conseillères communales a aidé à améliorer les compétences des participantes en matière de fonctionnement des collectivités locales, à leur rappeler leur rôle dans le processus d’élaboration d’un plan de développement local (PDL), et à leur donner les notions de base pour comprendre la problématique des finances au sein des communes et les moyens légaux de mobilisation et de gestion des ressources communales.

Toute chose qui a réjouit Sadou Keïta, alors gouverneur de la Régional Administrative (RA) de Labé, qui avait à ses côtés, le préfet de la localité, Elhadj Safioulahi Bah.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Coupe abusive du bois à Forécariah : cas des 2 agents des eaux et forêts

25 janvier 2019 à 12 12 23 01231

Après deux (2) ans et six (6) mois de suspension, deux cadres des Eaux et Forêts et de l’Office Guinéen du Bois ont été rétablis dans leurs fonctions, hier, jeudi 24 janvier 2019. Mamady Camara et Sayon Camara, respectivement chef de la section Eaux et Forêts et chef d’antenne de l’OGUIB (Office Guinéen du Bois) de Forécariah, étaient accusés de complicité dans la coupe abusive du bois, a appris l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans cette préfecture.

Cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la préfecture de Forécariah. Une série de suspensions de cadres en service à Forécariah avait été enregistrée en 2016.

En effet, en mai 2016, à travers la lettre circulaire, N°0417, la ministre de l’Environnement d’alors, Madame Christine Sagno, sur instruction du chef de l’Etat, avait interdit la coupe et le transport du bois sur toute l’étendue du territoire national. La lettre avait été envoyée à l’ensemble des gouverneurs de régions et des préfets de la Guinée. C’est par la suite que des limogeages et suspensions ont eu lieu à Forécariah.

Selon nos sources, cette mesure avait entraîné le limogeage du préfet de Forécariah, N’Fansoumane Soumah ; des sous-préfets de Benty, de Moussaya, et de Sékhourou ; la suspension du chef de la section eaux et forêts, Mamady Camara ; du le chef d’antenne OGUIB (office guinéen du bois) Sayon Camara ; et du président de la filière bois, Almamy Laye Bangoura, pour non respect de la loi et complicité dans la coupe abusive et vente du bois.

Pour la journée d’hier, jeudi 24 janvier 2019, c’est Lanfia Diané, directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Kindia, qui a procédé au rappel des cadres suspendus dont les postes étaient jusque-là occupés par leurs adjoints.

Malgré les multiples sollicitations de la journaliste de Guineematin.com, qui est actuellement en mission de reportage dans la préfecture, le directeur régional des eaux et forêts de Kindia, Lanfiah Diané, et le directeur préfectoral de l’environnement de Forécariah, Kabinet Oularé, ont préféré donner leurs langues aux chats. Ce qui laisse penser qu’il y a peut-être des zones d’ombre dans cette affaire… Qu’avaient-ils à cacher et pourquoi refuser de répondre à de simples questions d’une journaliste s’il y avait une once de transparence dans ce dossier ?

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Forécariah

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Communiqué de la Radio Espace

25 janvier 2019 à 11 11 49 01491

En raison d’une panne technique, la radio Espace n’est pas en mesure de diffuser ses programmes habituels. Nous faisons de notre mieux pour revenir au plus vite.

Merci à tous les auditeurs, partenaires pour la confiance !

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