Conakry : un français de la Croix Rouge Internationale risque 3 mois de prison

25 janvier 2019 à 9 09 55 01551

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un citoyen français est poursuivi à Conakry, précisément au tribunal correctionnel de Dixinn pour injures et menaces contre un citoyen russe. Aleksander Galuskho a porté plainte pour avoir été injurié et menacé par Patrice Jacques Robert Grochin, qui serait l’amant de sa femme. Le procureur a requis une peine de 3 mois de prison ferme contre le prévenu à l’audience d’hier, jeudi 24 janvier 2019.

Patrice Jacques Robert Grochin est un volontaire de la Croix Rouge Internationale qui est venu en Guinée en 2015, dans le cadre de lutte contre la maladie à virus Ebola.

Selon nos informations, dans ses activités, ce citoyen français a fait connaissance avec la femme du ressortissant russe, Aleksander Galuskho, qui réside en Guinée depuis 20 ans. Patrice a fini par tomber amoureux de cette femme. Devant les disputes incessantes dans le couple, le français a cru bon de prendre la défense de celle dont il est amoureux. Il a reconnu à la barre avoir envoyé des texto injurieux contre Aleksander Galuskho. Ce dernier a fini par porter plainte.

Au cours de l’audience du jeudi passé, 10 janvier 2019, Patrice Jacques Robert Grochin avait reconnu avoir envoyé des massages injurieux à Aleksander Galuskho. « Oui. Je l’ai traité de fils de p…, de pauvre vieux Russe, ouvres tes yeux pour comprendre que cette femme ne t’aime plus »…

A la question de savoir les raisons d’une telle attitude, le prévenu dira que la femme dont il est amoureux l’a mis au courant des mauvais traitements que son mari lui faisait subir dans son foyer.

Pour l’audience de ce jeudi, on en était aux réquisition et plaidoiries.

La partie civile, par la voix de maître Elhadj Mâdiou Diallo, après avoir rappelé les faits, a demandé un payement de 300 millions de francs guinéens au titre de dommages et intérêts.

Selon maître Diallo, « le comportement de Patrice Jacques Robert Grochin est de nature à troubler l’ordre public. Son comportement a troublé la quiétude familiale d’Alksander Galuskho. Il a causé un préjudice moral et financier à ce ressortissant russe. C’est pourquoi, on vous demande de le condamner à 300 millions de francs guinéens, tout en lui interdisant de séjourner sur le territoire guinéen, car sa présence en Guinée est nuisible ».

Dans ses réquisitions, le procureur, Boubacar 1 Bah, a demandé au tribunal de retenir le citoyen français dans les liens de la culpabilité et de le condamner à 3 mois d’emprisonnement ferme. Le procureur a également demandé au tribunal qu’il soit décerné un mandat de dépôt contre Patrice Jacques Robert Grochin, qui comparait libre. D’autre part, il a sollicité auprès du tribunal de prendre en compte les réclamations de la partie civile.

Par contre, l’avocat de la défense, maître Labila Michel Sonomou, a sollicité la relaxe pure et simple de son client « pour délit non constitué ».

Nous y reviendrons !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Le nouveau bureau des huissiers prévient : « quiconque se mettra devant nous sera affronté »

25 janvier 2019 à 9 09 51 01511

Comme annoncé précédemment, la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG) vient de renouveler son bureau exécutif. C’était à l’issue d’une élection organisée hier, jeudi 24 janvier 2018, à la Cour d’Appel de Conakry. Après avoir été porté à la tête du bureau exécutif Me Sory Daouda Camara a promis de travailler de concert avec tous les huissiers du pays afin que cette corporation puisse sortir de l’ornière, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette élection.

Me Saïdouba Kissing Camara

Cette élection a connu un grand engouement et s’est passé dans le plus grand calme. Démarré à 11 heures 20 minutes, la séance a pris fin aux environs de 16 heures. Après les opérations, Me Saïdouba Kissing Camara, président d’honneur (actuel maire de Boffa) et membre de la commission d’organisation a félicité les membres de ce nouveau bureau exécutif, avant de les inviter au travail. « Je félicite ceux qui viennent d’être élus, mais aussi je voudrai les interpeler par rapport à la délicatesse de leur mission. Il ne s’agit pas d’être élu, il s’agit d’être efficace, il s’agit d’être disponible pour ses amis, pour la corporation. Il ne faut pas être élu et vous n’assistez pas aux réunions. Il faut faire avancer notre corporation. Vous avez du travail à faire, parce qu’avant, l’ancien bureau, on n’avait pas de textes. Aujourd’hui, nous avons des textes. Le nouveau statut est déjà adopté au niveau du conseil des ministres, nous avons un règlement intérieur qui est en train d’être appliqué. C’est ce qui nous a d’ailleurs permis de faire ces élections aujourd’hui. Donc, il faudrait appliquer la règle avec beaucoup de rigueur, il faut appliquer les textes, c’est ça notre outil », a dit avec insistance Me Saïdouba Kissing Camara.

Me Sory Daouda Camara

De son côté, Me Sory Daouda Camara a remercié ses pairs pour la confiance placée en lui pour présider la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée. Conscient des défis qui attendent son équipe et lui, il a promis de tout mettre en œuvre afin de hisser haut la profession d’huissier. « Nous allons tout faire pour que cette profession sorte de l’ornière. Elle est encore très peu connue. Elle est moins connue, même dans le milieu des intellectuels. Vous pouvez voir des intellectuels se demander qu’est-ce que c’est un huissier de justice. Donc, dès à présent, nous allons animer des séries d’émissions à la télé, à la radio, dans le cadre de la vulgarisation de la profession. Ensuite, nous serons amenés à contraindre nos autorités à tous les niveaux pour que désormais, l’huissier grandisse. Il ne peut grandir s’il est incapable d’accomplir les actes de son ministère, notamment en ce qui concerne l’exécution des décisions de justice. Tous les obstacles qui se dresseront désormais devant nous seront bravés. Quiconque se mettra devant nous, l’intéressé sera affronté par les huissiers de justice », a-t-il prévenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Détention de chanvre indien : Alseny Camara condamné à 500 mille GNF d’amende

25 janvier 2019 à 9 09 40 01401

Poursuivi pour détention de chanvre indien, Alseny Camara, un jeune homme âgé de 20 ans, était à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn hier, mercredi 24 janvier 2019. Il a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, à l’issue des débats, le tribunal l’a condamné au payement d’une amende fixée à 500 mille francs guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette audience.

Alseny Camara est un chauffeur de profession. Il dit avoir été interpellé et maintenu en détention par erreur depuis près d’un mois (le 26 décembre 2018). Il a d’ailleurs déclaré devant le tribunal, qu’il a été arrêté à un carrefour qui se trouve non loin de la concession de son père, située à Enco5.

« Je loge à la Cité de l’Air avec ma femme. Mais, ce jour-là, j’étais allé manger chez mon père à Enco5. J’avais garé ma voiture à un carrefour tout près de la concession familiale. Mon retour au carrefour où il y avait beaucoup de gens, a coïncidé à l’arrivée d’un pick-up de gendarmes. C’était vers 22 heures-23 heures. Les agents sont descendus du pick-up et ils se sont mis à arrêter les gens. C’est dans ça que j’ai été arrêté. Quand on nous a mis dans le pick-up, je me suis présenté aux agents. J’ai dit que je suis un chauffeur et que je partais chercher ma femme chez ma sœur. J’ai sorti même mon permis de conduire. Mais, les agents nous ont tous envoyés à Kipé », a expliqué Alseny Camara.

« Arrivés à Kipé, poursuit le prévenu, les gendarmes ont dit que chacun de nous va payer un million pour être libéré. Ils ont aussi dit que parmi nous (les personnes arrêtées), certains détenaient du chanvre indien. Les trois qui ont payé l’argent (un million de francs guinéens) ont été libérés ».

Ces explications de Alseny Camara n’ont guère convaincu le ministère public qui a d’ailleurs tenu à préciser que le prévenu a été arrêté dans un lieu malsain. « Là où on vous a arrêté, personne n’ose y aller, même de passage, s’il n’est pas un vrai et brave homme. Parce que c’est un lieu de vente et de consommation de chanvre indien. C’est là-bas même que le chef de l’Etat a été attaqué la dernière fois », a dit le procureur Bakary Camara qui soutient énergiquement que le prévenu détenait du chanvre indien lors de son interpellation.

Dans ses réquisitions, le ministère public demandera la condamnation du prévenu à une amende de 500 mille francs guinéens.

Avant de lever l’audience, le tribunal a prononcé un délibéré dans lequel Alseny Camara a été condamné à une amende de 500 mille francs guinéens.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Injures et menaces : Diouma et son père relaxés après 8 jours de prison

25 janvier 2019 à 9 09 33 01331

Mamadou Djouma Diallo et son père Abdoulaye Pathé Diallo ont comparu hier, Jeudi 24 Janvier 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn où ils sont poursuivis pour menaces et injures publiques portées sur la personne de Mamadou Aliou Baldé, marchant à Madina. A l’issue des débats, les prévenus ont été relaxés pour délit non constitué. Une libération qui intervient après au moins huit jours passé en prison, rapporte un des journalistes de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

Dès l’ouverture de leur procès, les prévenus ont tous plaidé non coupables. « Je n’ai rien fait. Ce sont les agents qui sont venus arrêter mon fils qui m’ont embarqué », s’est défendu Abdoulaye Pathé Diallo, né en 1964, actuellement marié à deux femmes et père de huit enfants.

Mamadou Djouma Diallo, né en 1993, emboîtera le pas à son père en déclarant n’avoir jamais menacé ou injurié son ancien patron, Mamadou Aliou Baldé (le plaignant).

Parlant de la genèse du problème entre Mamadou Aliou Baldé et lui, Mamadou Djouma Diallo dira que tout est parti de la perte d’une marchandise d’une valeur de trois millions (3 000 000) de francs guinéens dont son patron a été victime.

« J’ai travaillé avec lui (Mamadou Aliou Baldé) pendant 5 ans. Il n’y a jamais eu de problème. Un jour, un des nos clients a fait une commande chez nous. Sa marchandise a retardé. Il a appelé Aliou pour lui dire qu’il va envoyer quelqu’un pour récupérer sa commande. Aliou a accepté. Quelques instants après son échange avec le client, quelqu’un s’est présenté à Aliou, en disant qu’il a été envoyé pour récupérer la commande. Comme convenu avec le client, Aliou lui a remis la marchandise. Mais, par après, notre client a appelé pour dire qu’il n’a pas reçu sa commande. C’est en ce moment que Aliou m’a dit qu’il s’est fait arnaquer. Ensuite, il est venu m’accuser d’être le complice de son arnaqueur. Il m’a accusé de vol et il m’a chassé de sa boutique. Je suis parti sans lui dire un mot. Et, depuis qu’il m’a chassé de sa boutique, on ne s’est jamais revu, on ne s’est jamais rencontré et on n’a jamais échangé au téléphone. Mais, partout où je passais à Madina, les gens me rapportaient que Aliou m’accuse d’avoir volé une marchandise d’une valeur de trois millions », a expliqué Mamadou Djouma, qui soutient avoir ensuite porté plainte pour diffamation contre Mamadou Aliou.

Appelé à la barre, Mamadou Aliou Baldé a reconnu avoir travaillé durant des années avec Mamadou Djouma qui est un diplômé sans emploi. Cependant, il a réitéré les accusations de menaces et d’injures publiques contre Mamadou Djouma et le père de celui-ci. « Il m’a insulté. Il a insulté mes parents. Et, quand les agents sont allés l’interpeller, il a proféré des menaces. Son père a fait la même chose », a dit Mamadou Aliou Baldé, sans visiblement convaincre le tribunal.

« Qu’est-ce que Djouma et son père vous a dit pour vous insulter ou vous menacer ? », demande le tribunal. Et, Aliou de répondre : « Djouma a insulté mes parents. Il m’a menacé aussi. Parce que les gens me rapportaient tout ce qu’il leur disait de moi. Son père aussi m’a menacé ».

« Donc, c’est sur la base des ‘’on dit’’ que vous dites qu’il vous a menacé ? », demande encore le tribunal. « Non ! C’est parce qu’il a dit que je vais voir de quoi il est capable lui aussi », a répondu Mamadou Aliou Baldé.

Et, le tribunal de répliquer : « C’est vous qui mettez les juges dans l’embarras. Vous parlez de menaces et d’injures ; mais, vous ne dites pas clairement ce que les prévenus ont fait pour vous menacer et insulter »…

Entendu à titre de simple renseignement, Alhassane Sow (présenté par la partie civile comme témoin des faits) a finalement énervé le tribunal par ses déclarations qui se contredisaient. A chaque déposition, M. Sow donnait une version nouvelle des faits.

Dans ses réquisitions, le ministère public a dit être déçu du comportement du « témoin de 66 ans », avant de demander la relaxe pure et simple des prévenus.

Dans son délibéré, le tribunal a renvoyé Mamadou Djouma Diallo et son père Abdoulaye Pathé Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué. Il a en outre constaté le désistement de la partie civile (Mamadou Aliou Baldé) dans cette affaire.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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