Campagne d’assainissement : la ville de Labé a fait sa toilette ce samedi

26 janvier 2019 à 19 07 55 01551

La campagne d’assainissement, engagée par le gouvernement à Conakry, trouve des échos favorables à l’intérieur du pays. Dans la commune urbaine de Labé, les autorités communales se sont retroussé les manches pour lutter contre l’insalubrité ambiante, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la journée de ce samedi, 26 janvier 2019, les autorités communales ont déclenché une nouvelle opération de nettoyage de la ville de Labé. Le grand marché et ses alentours ont tous bénéficié de ce coup de balai. Les caniveaux ont été curés pour redonner à la ville une image attrayante.

Pour faciliter cette tâche, les autorités communales ont mis à contribution des sonorisations qui ont sillonné la ville pour passer le message. Des communiqués radiodiffusés ont été également passés dans les médias locaux pour sensibiliser les citoyens.

La conséquence de cette mesure est que le marché central devrait être fermé au compte de la journée à partir de 8 heures. Des camions ont été également affrétés pour sillonner certains quartiers et le marché de Däka pour ramasser les ordures entassés par les citoyens.

Il faut noter que c’est la seconde fois que les autorités déclenchent cette opération d’assainissement dans la commune urbaine de Labé depuis leur installation.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Nomination de Hadja Aïssatou Bella Diallo : la réaction du ministre Yacine Diallo

26 janvier 2019 à 19 07 46 01461
Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre et actuel vice-président de l’INIDH
Hadja Aïssatou Bella Diallo

La nomination de l’ancienne ministre et ancienne présentatrice vedette du Journal télévisé de la RTG a été saluée par ses anciens collaborateurs. Dans l’un de ses décrets d’hier soir, le président Alpha Condé, a désigné Hadja Aïssatou Bella Diallo ministre Conseillère à la présidence de la République chargée de mission.

Cette nouvelle collaboratrice du chef de l’Etat est notamment chargée de mettre en place la direction de la communication et de l’information à la présidence de la République, la supervision du bureau de presse de la présidence de la République et également d’assurer toute mission confiée à elle par le président.

Boubacar Yacine Diallo

Comme Yamoussa Sidibé, le ministre Boubacar Yacine Diallo, un autre ancien collaborateur de Hadja Aïssatou Bella Diallo, a salué ce choix du professeur Alpha Condé. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com dans l’après-midi de ce samedi, 26 janvier 2018, cet autre journaliste, fondateur de la radio Horizon Fm et vice-président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a dit avoir appris cette nomination avec beaucoup de joie.

« C’est avec beaucoup de bonheur que j’ai appris cette belle nouvelle. Madame Aïssatou Bela Diallo a passé toute sa vie dans la presse, c’est une grande professionnelle. Elle a géré à la fois la RTG, le ministère. Je crois qu’elle a une expérience pour gérer une équipe plus réduite. Je lui souhaite en tout cas plein succès dans ses nouvelles fonctions », a-t-il affirmé.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hadja Aïssatou Bella nommée à la présidence : Yamoussa Sidibé salue « un très bon choix »

26 janvier 2019 à 19 07 11 01111
Yamoussa Sidibé, ancien Directeur Général de la RTG

Comme annoncé précédemment, Hadja Aïssatou Bela Diallo, ancienne présentatrice à la RTG, ancienne ministre du Général Lansana Conté et fondatrice de la radio Liberté FM a été nommée ministre Conseillère à la présidence de la République chargée de mission. Cette promotion a été saluée par Yamoussa Sidibé, un de ses anciens collaborateurs, rencontré par un journaliste de Guineematin.com dans l’après-midi de ce samedi, 26 janvier 2018.

Lui-même présentateur vedette et ancien Directeur Général de la télévision nationale, Yamoussa Sidibé, trouve en Hadja Aïssatou Bela Diallo une grande professionnelle qui apportera beaucoup à la communication de la présidence de la République.

Yamoussa Sidibé

« Je suis très heureux que Hadja Aïssatou Bela Diallo bénéficie de cette grande confiance du Chef de l’Etat. Hadja Bella est une grande professionnelle qui peut apporter beaucoup à la présidence, qui peut apporter beaucoup à la réorganisation du système de communication de la présidence de la République. Et, donc, je crois que c’est un très bon choix, elle a l’expérience, en plus de ce que vous savez d’elle, de ce que tous les guinéens savent d’elle. Elle a de l’expérience et elle est dévouée. Elle veut travailler et elle va montrer toute l’envergure de sa capacité à ce nouveau poste », a dit monsieur Sidibé.

Parlant concrètement de ce qu’elle pourrait apporter de nouveau à la présidence de la République, le présentateur vedette de la télévision nationale dit que « les différentes expériences de Hadja Aïssatou Bela Diallo vont l’aider certainement à restructurer la communication à la présidence de la République, à redynamiser la communication auprès du Chef de l’Etat, à donner une dimension particulière à l’image du président de la République. La connaissant, je sais qu’elle en est capable et elle va changer beaucoup de choses une fois qu’elle aura pris service », a-t-il dit.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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L’UFR catégorique : en 2020, Alpha Condé ne fera pas un jour de plus…

26 janvier 2019 à 18 06 31 01311

L’Union des Forces Républicaines (UFR) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 26 janvier 2019, à son siège à Matam. Les débats ont porté sur la restructuration du parti, la prorogation du mandat des députés, mais aussi sur la campagne d’assainissement lancée par le gouvernement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’absence du président Sidya Touré, qui prend part au congrès du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix) à Abidjan, c’est l’honorable Ibrahima Bangoura qui a présidé la séance.

Les débats ont commencé par la sensibilisation des militants pour qu’ils se mobilisent davantage pendant les derniers samedis du mois, coïncidant à la journée d’assainissement lancée par le gouvernement. « On a demandé aux responsables des deux fédérations de Matam et de Mafanco de tout faire pour que la mobilisation se fasse tous les derniers samedis du mois. Mais, cela n’exonère pas les autres fédérations de faire de même. Mais, comme ce jour-là, la circulation ne reprend qu’à 11 heures, donc nous enregistrons certaines difficultés », a introduit Ibrahima Bangoura.

La restructuration de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est l’une des questions régulièrement évoquée à l’occasion des assemblées générales hebdomadaires. Selon le vice-président du parti, « nous sommes sur la restructuration depuis un certain temps, cela fait quatre mois. Compte tenu des échéances électorales que nous avons, les législatives et la présidentielle, nous avons estimé que si la restructuration n’est pas bien faite, cela ne sera pas profitable pour le parti. Donc, nous avons posé ce problème, nous avons demandé aux responsables non seulement de bien faire cette restructuration mais aussi de l’accélérer pour que nous commencions tout de suite à faire fonctionner les nouvelles structures mises en place. Parce que les élections, c’est pour bientôt », a-t-il précisé.

En ce qui concerne la position de l’UFR par rapport à la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale, Ibrahima Bangoura a laissé entendre que « la position du parti n’est pas encore déterminée, compte tenu du fait qu’on ne s’est pas encore réuni en bureau politique pour cela. Je pense que cette position sera déterminée prochainement ».

Pour finir, le vice-président de l’UFR soutient que la prorogation du mandat des députés ne pourra pas créer un glissement du calendrier de la tenue des élections présidentielles. Car, dit-il, « les élections présidentielles auront obligatoirement lieu en 2020 et il n’y aura aucun glissement. S’agissant d’un éventuel troisième pour un président de la République en Guinée qui effectué deux mandats, cela n’est pas possible. Qu’il s’agisse de la révision de la Constitution ou qu’il s’agisse d’une nouvelle Constitution qu’on voudrait faire voter par référendum ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Détournements de fonds : ce que Kalémodou Yansané demande à Alpha Condé

26 janvier 2019 à 18 06 19 01191

Les scandales de détournements de deniers publics, récurrents en Guinée, ont inspiré les responsables de l’UFDG ce samedi, 26 janvier 2019. C’était à l’occasion de l’assemblée générale du principal parti de l’opposition. La rencontre a été présidée par Kalémodou Yansané, en l’absence de Cellou Dalein, en séjour en Europe, et de Fodé Oussou Fofana, rapporte Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Au cours de la rencontre, plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment la sortie médiatique du Président Alpha Condé annonçant la taxation des bâtiments qui continuent à pousser comme des champignons à Conakry. Une annonce fait à l’occasion d’une rencontre à la Direction Nationale des Impôts.

Selon, Kalémodou Yansané, Alpha Condé a dit récemment qu’il y a beaucoup de déperdition des deniers publics avant d’annoncer la taxation des bâtiments à Conakry. « Il (Alpha Condé, ndlr) y a été pour inaugurer une chaîne pour le code NIF (Numéro D’Identification Fiscale). Et je crois, à l’occasion de cette visite, le chef de l’Etat a parlé des immeubles qui poussent comme des champignons à Conakry. Il a décidé que désormais, on va interdire le payement des loyers en devise. On va taxer les bâtiments. Alpha Condé estime que ces bâtiments sont l’œuvre des cadres de l’opposition. Mais, je dois vous dire qu’il faut aller à Dabondy, le grand marché qu’on appelle marché Biriqui Momo, il a été construit il n’y a pas huit ans et il n’y a pas un seul opposant qui gère une régie financière. Il n’y pas un seul cadre de l’opposition qui est ministre, directeur ou secrétaire général d’un département ; mais, il y a huit ans, les bâtiments poussent comme des champignons. Allez un peu vers le 8 novembre, regardez un peu en face d’Ambroise Paré, regardez un peu en face de la CMIS. On est en train de repousser la mer, des grands chantiers qui poussent à tous les niveaux», a expliqué l’opposant.

Pour appuyer ses arguments, le vice-président de l’UFDG est revenu sur les ennuis judiciaire des responsables des grandes régies financières, notamment les directeurs de l’OGP (Office Guinéen de Publicité), de l’OGC (Office Guinéen des Chargeurs) et, tout dernièrement, de la LONAGUI (Loterie Nationale de Guinée) avec chacun pas moins de 20 milliards GNF. « Une seule personne qui détourne 20 milliards GNF. Et si jamais les inspecteurs se hasardent vers les impôts ou vers la douane ou bien vers le projet des fêtes tournantes, on verra des milliards et des milliards », pense Kalémodou Yansané.

Ce proche de Cellou Dalein a félicité le Président Condé pour avoir lancé cette initiative tout en espérant que les choses se passeront dans le strict respect de la loi. « Je félicite le chef de l’Etat pour vue que ça ne se passe pas comme ce que j’ai entendu au niveau d’une presse où quelqu’un détourne 20 milliards et le tribunal le condamne au remboursement de 20 milliards et puis c’est tout. Si c’est comme ça, il vaut mieux qu’on vole tous. Vous volez, si on vous prend, vous remboursez et vous ne risquez rien. Les voleurs doivent être punis conformément à la loi », insiste-t-il.

Assiatou Baldé et Alpha Assia pour Guineematin.com

Tél : 623 49 09 90/ 622 68 00 41

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Manifestation contre un décret d’Alpha Condé : Siguiri refuse la mutation de son préfet à Faranah

26 janvier 2019 à 18 06 14 01141
Ibrahima Kalil Keita

La jeunesse de la commune urbaine de Siguiri a manifesté contre le décret du président Alpha Condé portant mutation du préfet, Ibrahima Kalil Keïta. Selon les manifestants, cet acte du président Alpha Condé est un coup dur pour la stabilité et la inquiétude sociale à Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La série de décrets du président Alpha Condé portant sur les préfets, n’est pas apprécié par les jeunes de Siguiri. Ils l’ont fait savoir ce samedi 26 janvier 2019, suite à la mutation d’Ibrahima Kalil Kéita à Faranah au même poste. Le décret a été lu sur les ondes des médias d’Etat il y a de cela 48 heures.

C’est une centaine de jeunes, habillés en t-shirts jaunes du parti au pouvoir, munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire « Vive IKK », qui ont manifesté leur mécontentement contre le décret du président Alpha Condé. Selon eux, Ibrahima Kalil Kéita s’est donné corps et âme pour que la quiétude sociale à Siguiri et qu’il n’est pas question qu’il quitte.

Pour Youssouf Doumbouya, porte-parole des manifestants, « nous ne voulons pas le départ du préfet Kalil de Siguiri. Siguiri a chassé toujours des préfets. Si nous insistons en disant que Kalil ne va pas, cela signifie beaucoup de choses. Depuis son arrivée à Siguiri, il a réussi à unir les familles, les villages, il a maintenu la paix à Siguiri. Le président mute le préfet, nous ne savons pas pourquoi il l’a fait. Le préfet ne quitte pas Siguiri. Que le président Condé cherche un autre pour Faranah, mais Kalil reste ici ».

Pour un autre manifestant, qui se fait appeler Famoroba Vieux, si le président Alpha Condé n’annule pas ce décret, il risque de perdre Siguiri et de perdre le projet de 3ème mandat. « Si le président a une autre ambition politique, qu’il annule ce décret, il maintient Ibrahima Kalil Keïta à Siguiri. Si non, il va perdre Siguiri et son projet de troisième mandat sera voué à l’échec ».

Cette manifestation était suivie et encadrée par les responsables des jeunes de Siguiri, à savoir les directeurs préfectoraux et communaux de la jeunesse.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Journée de réconciliation : ce que le ministre Taran Diallo a dit à Kindia

26 janvier 2019 à 17 05 14 01141
Elhadj Mamadou Taran Diallo

Dans la journée de ce samedi, 26 janvier 2019, une journée de réconciliation a été organisée à Kindia. Célébrée sous la présidence du ministre Mamadou Taran Diallo, en charge de la Citoyenneté et de l’Unité nationale, cette journée a enregistré une conférence le matin, une remise des prix à la mi-journée et la finale du tournoi de football dans l’après-midi.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité du discours d’Elhadj Mamadou Taran Diallo, ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale :

Messieurs les Ministres d’Etat,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Préfet,

Monsieur le Maire,

Mesdames, Messieurs les Conseillers Communaux,

Mesdames, Messieurs les Chefs de Quartiers,

Respectés Sages et Religieux,

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Je suis parmi vous ce matin samedi, 26 janvier 2019, en tant que Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale, porteur du Message de son Excellence Monsieur le Président de la République, Pr. Alpha CONDE que voici : vous priez respectueusement d’agir pour dire non à la haine, à la division, à la violence en faisant place, comme d’habitude et pour toujours, à la paix, la quiétude, la concertation, l’amitié, la fraternité et la réconciliation.

Je suis à Kindia parce que cette préfecture occupe géographiquement, économiquement et historiquement une place importante dans la vie de la nation guinéenne. Mais aussi, parce que cette préfecture porte un autre nom, évocateur, KANIA, qui signifie à la fois ‘’Amitié’’ ou lieu où se lie, où se manifeste l’amitié. Ce nom est à l’origine de l’hospitalité et de l’urbanité qui ont fait de Kindia, ville de Manga KINDI, une mégapole conviviale qui a attiré les originaires de toutes les ethnies et de toutes les régions de la République de Guinée.

La quiétude et le pacifique ‘’vivre-ensemble’’ créent dans cette ville, capitale de la Basse-Guinée, une extraordinaire atmosphère de sérénité et de sûreté qui y ont facilité et permis le rapide essor de l’agriculture diversifiée, du commerce et de l’exploitation minière. KANIA est incontestablement parmi les plus importants pôles de l’émergence économique de notre pays. Quand Kindia frémit, toute la Guinée tremble, quand Kindia s’enrhume, toute la nation tousse. C’est pourquoi, je voudrais placer Kindia, comme bien d’autres préfectures, au sommet de mes projets et plans d’action pour le rayonnement de la citoyenneté et la consolidation de l’unité nationale.

Récemment, les élections communales ont engendré des troubles sociaux qui menacent la tranquillité et les relations d’amitié et de solidarité qui ont construit la trame qui tisse et relie entre eux les fils de raffermissement de l’attachement des Kaniyaka à leur contrée d’origine. Les dissensions politiques, résultant des élections communales, sont entrain de scléroser la concorde et d’altérer l’harmonie qui ont fait la beauté de Kindia et l’engouement de ses fils pour sa vitalité sociale, économique, culturelle et sportive.

Les élections divisent parce que, au lieu d’être un outil citoyen de choix des dirigeants par la consultation et la concertation, elles sont, parfois et dans certains endroits, des moyens de confrontation et de violence quand la loi et les accords politiques ne sont pas respectés ou appliqués. Cet état de faits dommageables tue la compétition politique, claustre la démocratie participative et ruine tout espoir de voir surgir un édifice démocratique source d’unité et de citoyenneté véritable. Ce faisant, la discorde projette l’expression politique dans la rue où l’on jette la jeunesse en pâture à la violence et à l’irresponsabilité. Hormis ces turbulences électorales, les guinéens vivent paisiblement ensemble sous les symboles de notre Etat et de notre Nation : le drapeau rouge, jaune, vert et la devise travail, justice, solidarité.

Je viens dire aux sages, aux femmes, aux jeunes, à tous les fils de Kindia de refuser que la division réductrice dissuade le respect d’une culture de la diversité, prive la République de citoyens chevronnés, de programmes de société précellents et compromette l’amélioration concrète de la vie de la majorité de la population.

Citoyennes et citoyens de Kindia, je suis venu entamer avec vous un dialogue permanent pour qu’ensemble nous observions attentivement le fait que les conflits politiques ininterrompus imposent à tout pays où ils se déclenchent et perdurent d’immenses coûts directement mesurables : rareté des d’investissements, détérioration des échanges locaux, régionaux et internationaux, chômage aigu, criminalité accrue, absence de projets réducteurs de pauvreté, exode massif vidant le pays de sa substance juvénile et des financements pour le développement. Toutes choses que tout kindianais et tout guinéen ne pense à plus forte raison ne souhaite pour sa cité ou sa chère Guinée.

Kindia, je viens vous dire que lorsque la rivalité politique est placée au-dessus de tout, la cohésion sociale s’effondre, l’économie pâtit d’un climat des affaires peu attractif, le financement de la croissance s’essouffle et dresse un obstacle insurmontable au développement du secteur privé. Les dissensions politiques enfantent une espèce de faillite qui menace l’unité nationale. C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui pour en appeler à la nécessité d’une vision commune permettant de regarder en face les revendications de la population en termes de quiétude, de sécurité et de développement.

Je voudrais rappeler que l’Etat assurant et garantissant la protection des hommes et des biens, ce sont les citoyens qui doivent chercher à traduire leurs objectifs économiques, sociaux, culturels en actions concrètes. Je pense que les hommes et les femmes de Kindia et de toutes les préfectures de la Guinée doivent ambitionner de transformer leurs localités dotées d’un sous-sol gorgé d’immenses gisements, d’un sol débordant de ressources agricoles, hydrographiques, d’un capital humain croissant à fort potentiel de jeunes et d’une situation géographiques privilégiée par un climat tropical généreux.

J’ajoute qu’il serait vain de penser à la modernisation de notre pays quand nous ne pouvons être capables de moderniser nos idées, les images, les symboles et concepts de notre belle nation. Il est tout simplement vain d’aspirer à la reconstruction si nous ne pouvons pas nous préparer à construire la conscience nationale et les valeurs humaines qui fondent une véritable nation. Nous ne pouvons nous engager à entreprendre la mise en valeur de nos ressources et potentialités quand nous sommes incapables d’entretenir et amplifier la solidarité active qui offre à tous et à chacun les mêmes opportunités et chances.

Je suis venu, en tant que chargé de la citoyenneté et de l’unité nationale par le Président de la République, Pr Alpha Condé qui a créé, dédié et engagé ce département pour que partout en Guinée, on construire un espace de dialogue ouvert, honnête et fructueux entre et au sein des populations et de leurs diverses organisations faitières. Que sur la base de l’écoute, du respect , de la tolérance, du pardon, du consensus et de la considération de chacun et de tous, selon la place, le rang et le grade, particulièrement des sages et des religieux comme nous le dictent nos strictes et judicieuses traditions et éducations on crée un cadre amélioré de débats citoyens afin de concevoir un règlement efficace des conflits pour parvenir à une société plus humaine, juste, solidaire et moderne susceptible d’établir les fondements de l’Unité, la Paix sociale, la Stabilité et la Démocratie sur tout le territoire national.

Kindia, ville des agrumes doit être aussi la pépinière de ce havre de quiétude, de stabilité et comme toujours le miroir envié du vivre ensemble : c’est possible ici et dès maintenant en comptant sur la compréhension de la jeunesse, la clairvoyance, la responsabilité de la classe politique, le soutien indispensable et les bénédictions des respectés sages et religieux.
Dans ce sens, je veux saluer et féliciter vivement le Ministre d’Etat Oyé Guilavogui, le Ministre Cheik Taliby Sylla et tous ceux qui connus ou anonymes s’investissent constamment dans le retour et la pérennisation de la paix à Kindia et les exhorter à poursuivre inlassablement leurs efforts sur cette seule et unique voie porteur d’un avenir radieux de Kindia.
Kindianaises, Kindianais, je sais compter absolument sur vous pour que vous soyez, sans nul doute, à la hauteur des vœux ardents des guinéens et des attentes fortes que le Président de la République, le Pr Alpha Condé place en vous à savoir : vous devez être des citoyens acteurs et vecteurs de la paix et du développement de Kindia et de la Guinée.

Vive Kindia ;

Vive le Pr Alpha Condé ;

Je vous remercie de votre bienveillante attention.

Kindia, le 26 janvier 2019

Mamadou Taran Diallo

Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale

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« Conakry Ville Propre » : déçus, des citoyens déplorent le mode opératoire

26 janvier 2019 à 17 05 01 01011

Le dernier samedi de chaque mois est consacré à l’assainissement de la capitale guinéenne. Cette opération, engagée par le gouvernement et dénommée Conakry Ville Propre, n’est pas du goût de certains citoyens qui dénoncent le mode opératoire de ladite campagne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux citoyens, rencontrés ce samedi, 26 janvier 2019, au carrefour ENCO 5, dans la commune de Ratoma, ont été pénalisés par le blocage de la route à l’occasion de cette 7ème journée d’assainissment.

Au moment où toutes les routes sont barricadées, de nombreux citoyens ont été pénalisés. Ils approuvent l’initiative d’assainir mais déplorent la démarche employée par le gouvernement.

Mamadou Mountagha Baldé

Mamadou Mountagha Baldé, Enseignant chercheur, trouve que l’assainissement est une bonne chose, mais dénonce la procédure. « Assainir la capitale est une très bonne chose. Mais, je crois que c’est la procédure qui est vraiment biaisée. En principe, on ne doit pas bloquer par exemple les élèves, les étudiants, les professeurs. Moi, je suis là, arrêter, je ne peux pas aller travailler. Actuellement, les étudiants chôment. Je crois, il faut trouver une autre procédure pour que la capitale soit propre et aussi que les gens continuent à travailler. C’est du tape-à-l’œil. Avec cette procédure, la ville ne sera jamais propre », pense-t-il.

Comme solution, Mamadou Mountagha Baldé propose aux autorités de trouver une usine de transformation des déchets. « On doit privatiser ce secteur en cherchant une usine de transformation des déchets. En ce moment, tout ira mieux» a-t-il lancé.

Sovogui Michel Sagno

Un autre citoyen, empêché d’aller à l’université pour suivre ses cours, trouve que cette opération d’assainissement est une perte de temps. Selon Sovogui Michel Sagno, « c’est une manière de faire perdre le temps aux personnes qui se rendent dans les différents services. Les routes sont bloquées, il y a des urgences partout, et on ne voit pas les personnes qui sont en train d’assainir. Tous les caniveaux sont remplis, tandis qu’il n’y a pas de circulation. Je trouve cela vraiment atroce pour la population ».

Alghassimou

Pour sa part, le conducteur de taxi, Alghassimou, demande au gouvernement de changer de stratégie. « Assainir la ville, c’est très bien. Mais pour moi, le gouvernement doit changer de stratégie. Je viens de Kagbélen. Jusqu’à Enco5, je n’ai pas vu quelqu’un qui assainit. Si on assaini vers Kaloum ou vers Matam, on barre ce côté et le reste on laisse les citoyens vaquer à leurs occupations. Mais, avec les barrages, il y a des cas d’urgence, des malades, et autres activités que les gens doivent régler. S’ils libèrent la route aussi à 11 heures, tout le monde va sortir à la fois et la route sera complètement bloquée », se désole notre interlocuteur.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Tentative de vol dans une église : Albert Theoro écope de six mois de prison ferme

26 janvier 2019 à 16 04 11 01111
image d’archive

En audience correctionnelle, le tribunal de première instance de Dixinn a condamné Albert Theoro, un apprenti vitrier, à six (6) mois de prison ferme une tentative de vol dans une église dans la capitale guinéenne. Pourtant, ce jeune homme de 20 ans a clamé son innocence tout au long de son procès, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi les débats.

Placé sous mandat de dépôt le 15 janvier dernier, Albert Theoro a été reconnu coupable le jeudi dernier, 24 janvier 2019, d’une tentative de vol. Il lui est reproché notamment d’avoir escaladé, en pleine nuit, la cour de l’église Saint Audite de Simbaya où il a essayé de soustraire frauduleusement des objets.

A la barre, le prévenu a admis avoir escaladé la cour de l’église ; mais, il a réfuté en bloc la tentative de vol qu’on lui reproche. « J’étais allé faire la fête à Kamsar. A mon retour, j’ai trouvé qu’ils ont changé de prêtre. Je ne connaissais pas le nouveau ; mais, j’étais très d’accord avec l’ancien prêtre. Je suis arrivé à l’église vers 17 heures. J’ai informé au gardien que j’avais mon sac à l’intérieur de l’église. Je lui ai aussi dit que je reviendrais chercher mon sac. Delà, je suis allé à Lambanyi ; et, à mon retour, vers 21 heures, j’ai trouvé que la porte de la cour de l’église était fermée. J’ai alors escaladé le mur pour aller prendre mon sac. Mais, dès que j’ai atterri dans la cour, le gardien a entendu le bruit. Il a demandé qui est-ce qui était là. J’ai répondu que c’est Albert. Je lui ai dit que je suis venu prendre mon sac. Mais, il est venu à ma rencontre, il m’a arrêté. Il a appelé les autres qui étaient dans la cour. Ils m’ont envoyé à l’escadron. Donc, moi, je n’ai rien volé. C’est mon sac que je voulais prendre », a relaté Albert Theoro.

Dans ses réponses au tribunal, Albert Theoro changera certains passages de sa déposition initiale. « Je n’ai rien volé. J’ai juste déplacé un carton de condiments qui se trouvait sur les escaliers. Je l’ai envoyé là où on prépare. Mais, la femme qui prépare pour les prêtres a dit que je voulais commettre un vol. Alors que moi, je voulais juste dégager le passage pour accéder au magasin où se trouvait mon sac », a expliqué le prévenu.

Pour le ministère public, Albert Theoro ne raconte que des contrevérités. « Quand vous avez été déféré, vous avez dit que vous étiez dans la cour de l’église. Vous êtes sorti. Et, quand vous êtes revenu, on vous a arrêté. Et, aujourd’hui, vous dites autre chose devant le tribunal », a entamé le procureur audiencier, Bakary Camara, qui a dénoncé les contradictions du prévenu.

Le ministère public a également mis en doute la sincérité du prévenu, avant de le charger à nouveau. « Vous étiez parti voler à l’église. Et, vous avez l’habitude de voler là-bas. Pour preuve, vous savez même que le magasin de l’église ne se ferme pas », a dit le procureur Bakary Camara.

Appelé à la barre, le prêtre de l’église Saint Audite de Simbaya a dit au tribunal que c’est aux environs de 23 heures que le prévenu a escaladé la cour de son église. « Il est allé se cacher derrière la grotte où nous avons d’ailleurs perdu dans la nuit du 25 au 26 Décembre dernier une caisse contenant de l’argent. Quand les gens viennent prier à la grotte, c’est dans cette caisse qu’ils mettent les offrandes », a dit le père Oularé, avant de faire mention du désistement de l’église Saint Audite de sa constitution de partie civile dans cette affaire.

Dans ses réquisitions, le ministère public a tout d’abord regretté le comportement adopté par le prévenu, « malgré la clarté des faits qui lui sont reprochés ». Il a ensuite demandé au tribunal de retenir Albert Theoro dans les liens de la prévention et de le condamner à six mois de prison ferme.

Finalement, dans son délibéré, le tribunal a condamné Albert Theoro à six (6) mois de prison ferme.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Assainissement : Moustapha Naïté sur les acquis de l’opération « Conakry Ville Propre »

26 janvier 2019 à 15 03 15 01151
Moustapha Naïté, ministre des travaux publics

L’opération d’assainissement de la ville de Conakry, programmée le dernier samedi de chaque mois, a eu lieu ce 26 janvier 2019. Le ministre des Travaux Publics, un des artisans de ce projet, a piloté l’opération dans plusieurs quartiers de la capitale, avant de vanter les mérites de cette initiative gouvernementale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui accompagnait la délégation.

Pour l’opération d’assainissement de ce samedi, Moustapha Naïté était sur pied dès 6 heures du matin. Il s’est rendu d’abord au carrefour Donka, avant de revenir à Dabondy, puis au camp Carrefour et Bambéto (Ratoma) via Yimbaya et Entag. Partout où le ministre est passé, outre la supervision, il encourageait les nombreux jeunes qui sont sortis pour participer à cette action citoyenne d’assainissement de la ville de Conakry.

Mohamed Lamine Condé

Dans son intervention, Mohamed Lamine Condé, coordinateur des opérations d’assainissement de la ville de Conakry, a dit que pour la journée de ce samedi, six équipes de travail ont été constituées. « On a reparti en tout 28 camions sur la ville de Conakry. Ça, c’est en dehors des bennes casseuses qui font les trajets habituels. Donc, les 28 camions qu’on a déployés, on a une équipe qui a travaillé sur la route Le Prince, une équipe qui était à Yattayah-Fossidè, une équipe à Entag, une équipe à Kaloum et une équipe qui était à la mosquée Turque, mais qui évolue maintenant vers Gbessia. (…) Vous allez voir que des jalons sont posés. Au jour d’aujourd’hui, l’appel d’offres par rapport à la professionnalisation des déchets pour le recrutement d’un opérateur privé, dont l’ouverture a eu lieu le 22 janvier, la commission travaille d’arrache-pied. J’espère qu’avant le 2ème semestre de l’année 2019, vous allez voir un opérateur privé qui va travailler en connivence avec les PME pour assurer une gestion saine des déchets au niveau de la ville de Conakry », a-t-il expliqué.

De son côté, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, s’est réjoui de l’engouement que cette opération a auprès des citoyens de la ville de Conakry. Pour le ministre, il est toujours important de rappeler que « cette opération d’action citoyenne est une action civique. C’est une journée où nous avons souhaité que les uns et les autres s’impliquent dans l’assainissement de notre capitale, Conakry. Et, c’est une journée qui n’est pas destinée à être une journée qui va débarrasser Conakry de toutes les insalubrités que nous avons. C’est une journée qui est là pour plutôt démontrer l’action citoyenne, pour avoir un moment citoyen, pour que les uns et les autres s’impliquent dans la vie de leur communauté loin de nos penchants politiques. C’est la septième journée aujourd’hui, et je constate qu’au fur et mesure, la participation devient encore de plus en plus intéressant, de plus en plus effective dans les différentes communes ».

Moustapha Naïté

Pour le ministre Naïté, cette opération a des acquis qui sont salués pour tout le monde. « Les acquis, c’est de relever le défi de la participation qui est en train de se faire peu à peu dans les différentes communes. C’est aussi la conscientisation des uns et des autres pour comprendre que la question de l’assainissement, cette journée permet aujourd’hui d’impliquer davantage les citoyens dans leurs communes, de comprendre que cette journée loin d’être une obligation, doit être un moment citoyen pour que les uns et les autres s’engagent dans leur communauté. Vous savez, c’est toujours important de dire que j’ai balayé devant ma porte avant d’interpeller l’Etat ou les autres à leur responsabilité, que chacun de nous ait fait ce qu’il doit quand-même faire à partir de là où il vit. Donc, moi je suis très heureux… »

Selon nos informations, Conakry produit 1200 à 1300 tonnes de déchets par jours. Autant dire que le défi est immense pour le gouvernement.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Nous demandons à l’Etat des enseignants professionnels, pas des clients », dit le maire de Koumbia

26 janvier 2019 à 14 02 24 01241
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

A l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à des médias dont Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia s’est prononcé sur la situation de cette collectivité relevant de la préfecture de Gaoual. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a évoqué le constat par secteur et les mesures prises ou envisagées par son équipe pour améliorer la situation, loin d’être reluisante sur le terrain. C’est notamment le secteur éducatif qu’il considère comme étant abandonné. L’autorité communale déplore un manque d’enseignants et de bonnes infrastructures, et interpelle l’Etat mais aussi les ressortissants de Koumbia sur la question.

Décryptage !

Depuis fin 2018, vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. A votre prise de fonction, comment avez-vous trouvé cette commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je rappelle que Koumbia est une grande commune rurale. L’une des plus importantes en Guinée avec 29 conseillers élus pour une population estimée à près de 50 mille âmes. La superficie de cette commune rurale de Gaoual est de 2324 km2 pour une densité d’environ 25 habitants par km2. Sur le plan de l’élevage, Koumbia dispose de la moitié du cheptel national, composée essentiellement de la race Ndama. Cette commune compte quelques 200 mille têtes de bœufs sans compter les ovins et les caprins.

Donc à notre arrivée, nous avons mis en place 10 commissions de travail : agriculture, élevage, sécurité, éducation, environnement, santé, finances, … Et chaque commission dispose en son sein de sous-commissions. C’est dans ce cadre d’ailleurs, que nous avons constaté la présence de la fièvre aphteuse, une maladie qui avait commencé à tuer nos bêtes, et nous avons saisi le préfet sur la question. Et très vite, la maladie a été circonscrite et maîtrisée. Actuellement d’ailleurs, des équipes du département de l’élevage sont en place pour la campagne de vaccination.

Sur le plan de la santé, nous avons constaté un gros déficit. L’unique centre de santé est en reconstruction depuis 2015. Le Président de la République nous a offert un centre de santé amélioré mais les travaux de construction ont pris du retard. Nous avons cherché à rencontrer l’entrepreneur, en vain. Donc actuellement, ce secteur reste malmené puisque cet édifice attendu est à 80% réalisé depuis 2015 et on ne parle toujours pas de son équipement. Des localités qui ont la chance d’abriter de postes de santé se plaignent du manque de personnel et de médicaments. Voilà ce qui prévaut dans ce secteur à Koumbia.

Sur le plan environnemental, vu l’état de dévastation actuelle, le conseil communal a décidé de suspendre provisoirement la coupe du bois en attendant des mesures plus efficaces. Au niveau de l’éducation, la situation n’est pas du tout reluisante.

Nous allons revenir sur certains de ces secteurs pour parler des mesures envisagées par le Conseil. A présent, est-ce qu’on peut savoir les projets contenus dans le plan de développement local (PDL) de la commune pour cette année ?

Cette année, nous avons tiré de notre PDL, un plan d’investissement annuel (PIA) se chiffrant à près d’un milliard 400 millions de francs. Une société a payé ses taxes superficiaires 2018 en décembre pour un peu plus de 500 millions de francs et nous attendons pour 2019. Dans ce PIA, nous avons envisagé de construire un hangar pour le marché central de Koumbia, restaurer et relancer la radio rurale de Koumbia, clôturer le centre d’accueil…Et ensuite, nous avons demandé un diagnostic de tous les forages publics pour nous enquérir de leur état de fonctionnement. Il semble que 60% ne fonctionnent pas mais nous attendons le rapport final.

Il convient de souligner que pour cette année, un Fonds de Développement Local (FODEL) a été créé et il est financé par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités locales (ANAFIC). Est-ce qu’on peut savoir les projets sélectionnés et soumis par le conseil communal à cette agence pour l’année 2019 ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut saluer cette initiative du gouvernement. Pour 2019, en commun accord avec l’ANAFIC, nous avons sélectionné trois projets. Le premier portant sur une piste rurale comportant trois ouvrages de franchissement. Il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, longue de 25 km. Kembéra c’est le grenier de Koumbia et mieux, c’est une route coloniale. Cet axe est impraticable en saison des pluies. En hivernage, la route est coupée. Les véhicules ne traversent pas et les gens se débrouillent avec des motos. En plus de cette piste, viennent s’ajouter la maison des jeunes et une école à Guidali.

A combien est estimé le financement de ces trois projets ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : non, on nous a juste demandé de sélectionner de notre plan de développement annuel trois projets qu’ils vont nous aider à réaliser. Pour nous, ces projets sélectionnés sont de grande importance pour les populations de Koumbia. S’ils sont réalisés cette année, ce serait un grand ouf de soulagement pour tout Koumbia.

Pour réaliser vos propres projets, il vous faut de l’argent. Comment comptez-vous procéder pour mobiliser les ressources locales mais aussi pour les sécuriser en vue de leur bonne utilisation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : actuellement, nous avons en banque plus de 500 millions de francs guinéens. Nous attendons le paiement de l’AMC pour 2019 peut-être en février et d’autres sociétés minières.

Comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) par exemple ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est différent. Avec la CBG, la convention qui la lie à l’Etat guinéen fonctionne autrement. La CBG ne nous verse aucun franc. Elle nous contacte et nous informe des projets validés par le conseil d’administration. Elle nous envoie la liste et nous confirmons ce qui nous concerne. On sélectionne les entrepreneurs et ils font le travail. Cela, sans que nous ne sachions le montant alloué ou qui revient réellement à la collectivité. Ce que nous voyons, c’est le contenu des cahiers de charge. Je pense que c’est une chose à revoir, puisque les projets réalisés laissent à désirer pour la plupart des cas. Les forages n’ont pas d’eau ; dans certaines écoles, les installations ne sont bien faites, le matériel ne correspond pas aux besoins, sinon même obsolète. Je pense qu’il faut voir comment améliorer tout cela avec la CBG.

A part la contribution des sociétés minières, est-ce qu’il y a d’autres sources de revenus pour votre collectivité ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : pas beaucoup. Puisque nous n’avons pas assez d’activités génératrices de revenus. Nous comptons par exemple sur le parc à bétail. Tous les dimanches, nous avons un marché de bétail. Chaque animal payait 5000 francs guinéens. Si vous multipliez cela par 200 bœufs, vous n’avez qu’un million de nos francs. Dans le mois, vous avez 4 millions. Alors, quand je suis venu, j’ai décidé de rehausser ces taxes à 10 000 par animal et par vendeur et proposer 15 000 par animal et par acheteur. Cela a fait des cris. Les discussions sont ouvertes, je pense qu’on va s’entendre. Actuellement, toutes les hypothèses sont sur la table. Je proposerai même de louer le parc à l’union des éleveurs et des bouchers pour qu’à la fin de chaque mois, ils nous versent un montant acceptable.

On apprend que vous avez proposé aussi de bâtir une clôture pour sécuriser ce marché à bétail.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : bien sûr. Dès notre arrivée, nous avons bâti un quai d’embarquement à 6 millions 500 mille francs. Et nous envisageons de faire une clôture et un bureau pour les vétérinaires à partir des taxes qu’ils vont nous verser. La clôture qui était là était en bois puis en barbelé. Ce qui ne tient plus. Nous voulons que ce parc soit clôturé en dur en vue de sécuriser les bêtes et empêcher que les animaux malades ne soient mélangés à ceux qui sont bien portant.

A l’entame de vos propos, vous avez souligné avoir entrepris des démarches pour contrer la fièvre aphteuse. Qu’avez-vous fait réellement pour empêcher sa propagation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est d’abord de circonscrire la maladie. Nous avons interdit pour un premier temps de recevoir au marché de bétail, les bœufs en provenance de Kembéra et environs. Puisque c’est par là-bas que la maladie avait commencé à se propager. Après, nous avons informé les autorités pour que des dispositions soient prises. Actuellement, des vaccins sont disponibles et les équipes de vétérinaires sont sur le terrain pour faire le travail.

Il faut rappeler également que le secteur éducatif ne se porte pas bien. Quelles sont les mesures que vous avez envisagées à ce niveau ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un secteur abandonné. J’ai été au collège-lycée de Koumbia, c’est incroyable. Ce que j’ai vu sur le terrain est révoltant. Les parents d’élèves ont démissionné et l’école est en panne. Il n’y a pas d’enseignants presque partout. Au collège-lycée, il y a un manque de 8 enseignants au total. Sans compter que dans les écoles primaires, c’est encore plus sérieux. Donc j’ai convoqué une réunion avec les parents d’élèves et le personnel enseignant. Nous avons décidé que chaque parent versera 10 000 francs par personne et par mois pour payer les contractuels. Et la commune va compléter le reste.

L’année dernière, Koumbia n’a eu qu’un seul admis au Bac. Ce n’est pas acceptable. Je demande à tous les jeunes diplômés sans emploi qui sont dans les villes, de revenir apporter un coup de main à leurs frères et sœurs, en attendant que le problème soit résolu. A l’Etat, nous demandons des enseignants professionnels et pas des clients. Ceux ne sont pas formés pour enseigner, s’ils sont recrutés à la fonction publique, c’est pour tout de suite changer de département et aller ailleurs. Ils refusent de rejoindre leur poste d’affectation et ils n’encourent aucune sanction. C’est ce qui encourage les autres à les imiter et aujourd’hui, notre système éducatif est malade. Mais à Koumbia, nous avons décidé de faire face à ce problème. Nous demandons l’aide de tout le monde pour relever le défi qui est colossal.

La commune rurale de Koumbia est confrontée aussi à un sérieux problème environnemental, avec la coupe abusive des bois. Qu’avez-vous envisagé pour faire face à cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut le reconnaitre, tout est rasé à Koumbia. Tous les gros arbres et maintenant même les arbres à petit diamètre n’échappent pas aux tronçonneuses. Le conseil communal a décidé de suspendre la coupe du bois jusqu’à nouvel ordre. Nous voulons voir clair et identifier tous les coupeurs de bois. Après, nous envisageons des mesures de reboisement. Nous encourageons les jeunes et les femmes à se constituer en ONG pour restaurer les berges et les têtes des cours d’eau.

Récemment, vous avez rencontré des ressortissants de votre collectivité. De quoi il a été question au cours de cette rencontre ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous avons dit qu’on va bâtir un hôtel de ville. Le terrain est là, c’est le camp de marié. Les militaires vont déménager et aller dans leur domaine à Thiankoun N’Diaré. Egalement, nous entendons relancer la radio rurale de Koumbia. Elle sera dotée d’un statut, et puis nous allons l’équiper. Déjà, nous avons contacté le ministre de la communication et nous avons été bien compris. Le projet de relance avance bien. Nous voulons payer dans les meilleurs délais un émetteur de 500 ou 600 watts et puis la rénovation des locaux, la construction d’un studio et son équipement vont bon train.

En plus de ce projet qui nous tient à cœur, il y a l’implantation d’une banque à Koumbia. Nous sommes sur les démarches. A l’image des MUFFA (Mutuelle des femmes africaines), nous sommes en discussion avec la LC2 banque. Le Conseil d’administration est recruté et les gens commencent à faire le dépôt. Ça avance bien à ce niveau également.

Nous arrivons au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer à l’endroit des ressortissants de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un message patriotique. Koumbia est chez nous. Où que vous soyez à travers le pays, en Afrique ou ailleurs, participez au développement de notre commune rurale. Elle a besoin de nous tous pour son épanouissement. Des dispositions sont prises pour faciliter la communication entre la municipalité et les ressortissants qui ont le droit d’être informés de tout ce qui se passe sur le terrain. Je sais qu’ils ne vont plus tarder à réagir et à soutenir les actions de développement de notre commune, chacun dans son domaine de prédilection. Ce que j’ai cité dans cet entretien, n’est pas exhaustif. Je rappelle qu’à Koumbia, depuis l’installation de l’exécutif communal, nous travaillons en symbiose, il n’y a pas de partis politiques ou de militants d’un parti. Ce sont les fils et filles de Koumbia qui sont là pour toutes les populations. Nous appelons chacun d’œuvrer au maintien de ce climat de paix, de concorde et de cohésion sociale.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Assainissement : « Conakry ville Propre sera une réalité », dit Mouctar Diallo

26 janvier 2019 à 14 02 08 01081

La campagne d’assainissement initiée par le gouvernement, et dénommée Conakry Ville Propre, se poursuit avec l’implication de certaines personnalités du pays. Pour la journée ce samedi, 26 janvier 2019, comme à son habitude, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a mobilisé de nombreux citoyens pour assainir le secteur Morykantéyah, au quartier Nongo, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’insalubrité dans la capitale guinéenne est devenue une préoccupation pour le gouvernement mais aussi pour la population. C’est dans le souci de rendre la ville de Conakry plus propre, que le gouvernement a lancé depuis quelques mois une journée d’assainissement, tous les derniers samedis de chaque mois.

Au compte de la journée de ce samedi, plusieurs habitants du quartier Nongo dans la commune de Ratoma, se sont joints au ministre Mouctar Diallo pour nettoyer leur quartier. « Vous avez constaté une forte mobilisation des citoyens de mon quartier Nongo. Des hommes et des femmes mais aussi des jeunes, nous avons commencé par nettoyer la devanture de ma maison, nous avons fait beaucoup d’axes, beaucoup d’artères notamment les lieux publics comme le marché de Nongo et nous sommes aussi en train d’impliquer les gens. Quand nous venons trouver des citoyens qui ne s’impliquent pas, nous leur donnons le bon message, nous cherchons à les sensibiliser pour qu’ils fassent de cette action, une action de tout le monde, pour qu’ils intègrent cette activité comme une activité normale pour chacun », a dit le ministre.

Par ailleurs, Mouctar Diallo soutient qu’avec cette journée d’assainissement initiée par le gouvernement, le concept « Conakry ville propre » sera une réalité. « Vous avez constaté de plus en plus, l’engouement est en train de naitre et les guinéens de plus en plus sont en train de se mobiliser, surtout ici à Conakry pour travailler, pour nettoyer devant chez eux, leurs maisons, leurs quartiers, leurs secteurs et leurs lieux de travail. Et donc, effectivement Conakry ville propre, bientôt la Guinée ville propre sera une réalité. Et la Guinée sera l’un des pays les plus propres au monde », a-t-il annoncé.

En ce qui concerne le transport des ordures collectées, le ministre a précisé «nous sommes en train de travailler avec des Groupements d’Intérêt Economique (GIE). C’est aussi une façon de permettre aux guinéens qui sont dans ces GIE d’avoir de l’argent. Nous sommes en train de voir avec ces GIE comment faire, pour que derrière ces groupements d’intérêts économiques viennent ramasser et aller les mettre là où il faut. Au niveau du gouvernement, on est en train de travailler sur un dispositif complet avec des professionnels, avec le soutien de l’Union Européenne pour professionnaliser la gestion des ordures dans notre pays en commençant par Conakry. Ça sera une chaîne qui va intégrer non seulement la collecte dans les ménages, le dépôt, le transport, la transformation et même l’exploitation positive des ordures. Toute cette chaine est en train d’être mise en place par le gouvernement pour que notre capitale et notre pays soient très propres », a annoncé Mouctar Diallo.

A noter que plusieurs habitants du quartier Nongo ont félicité le ministre Mouctar Diallo pour sa contribution au nettoyage de leur environnement. L’imam du quartier et les femmes vendeuses du marché de Nongo ont à tour de rôle loué les efforts du ministre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kony Kourouma sur la prorogation du mandat des députés : « je ne partage pas l’avis de Dr Ousmane Kaba »

26 janvier 2019 à 13 01 49 01491
Honorable Holomou Kony Kourouma

La prorogation du mandat de l’actuelle législature continue de susciter des débats en Guinée. Le député Holomou Kony Kourouma s’est prononcé sur le sujet au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, vendredi 25 janvier 2019. Pour lui, ce débat n’a pas lieu d’être puisque la question a été résolue depuis longtemps par la loi. « Au niveau du groupe parlementaire Libéral-démocrate auquel j’appartiens, il est envisagé de prendre une décision sur cette question au courant du mois de février.

Mais en attendant, je dois quand même contribuer à la réflexion. Il me semble que cette question de savoir si les députés vont ou non siéger, est une perte de temps énorme. Puisque la question est réglée depuis longtemps. Dans ce règlement intérieur voté à l’unanimité, il est dit que le mandat de l’Assemblée nationale expire à l’installation des nouveaux députés. Il se trouve que les élections n’ont pas été organisées à temps. Et à ce jour, on ne sait même pas quand est-ce que les élections législatives vont avoir lieu », souligne-t-il.

Le président du PDDP (Parti des Démocrates pour le Développement de la Patrie), indique qu’en pareilles circonstances, deux possibilités s’offraient à la Guinée : « c’est ou il y a une Assemblée nationale ou on procède à la mise en place d’un CNT bis. Je pense que la seconde option est mauvaise. Pourquoi ? Parce que la Constitution dit qu’en Guinée, en cas d’empêchement définitif du Chef de l’Etat, c’est le Président de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim et organise l’élection présidentielle », a dit Holomou Kony Kourouma, qui rappelle que la prorogation du mandat des députés est légale, puisque prévue par la loi.

Ce député s’oppose donc à la position de son collègue Dr Ousmane Kaba, qui a annoncé qu’il ne siégera pas au Parlement suite à la prorogation du mandat des députés. Le président du PADES a appelé aussi les autres députés de l’opposition à refuser de siéger pour exiger l’organisation des élections législatives. « Moi je ne partage cet avis de Dr Ousmane Kaba. Un pays comme le nôtre n’a pas besoin de créer un tel vide institutionnel (…) Je reste certain que la prolongation du mandat des députés n’ira pas au-delà de 2019. A défaut, l’opposition fera tout pour contraindre le gouvernement à les organiser pendant cette année et éviter surtout un couplage avec la présidentielle prévue en 2020 ».

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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« Conakry Ville Propre » : les femmes de Sonfonia dénoncent le manque de matériels

26 janvier 2019 à 13 01 39 01391

Le gouvernement guinéen a appelé les citoyens de Conakry à participer ce samedi, 26 janvier 2019, à la septième journée d’assainissement. A Sonfonia, dans la commune de Ratoma, les femmes se sont peu mobilisées pour exécuter cette consigne des autorités. Elles dénoncent le manque de matériels y afférents, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La campagne Conakry Ville Propre se poursuit dans la capitale guinéenne. A Sonfonia, les femmes ne se sont pas suffisamment mobilisées pour assainir leur quartier. Elles expliquent cet état de fait par le manque de matériels de travail pour mener à bien l’assainissement.

Mme Bintou Kaba

Très tôt le matin, madame Bintou KABA et ses amies sont sorties pour assainir les rues et ruelles du quartier Sonfonia. Munis de petits ballets, ces femmes ont lancé un appel aux autorités. « Depuis 6h nous sommes là avec nos petit ballets que nous avons apporté de la maison. C’est vrai que c’est un sacrifice que nous sommes en train de faire. Il faut que tous les guinéens aient la croyance et la bonne conscience. C’est de la bonne citoyenneté. Mais, le gouvernement ne peut nous dire qu’ils n’ont pas les moyens de nous apporter les matériels d’assainissement. Nous sommes en manque de plusieurs choses. Surtout, nous sommes en train de travailler alors que les voitures et les motos ne font que circuler. Ça nous empêche de travailler normalement. Mais, ça ne nous décourage pas. Nous demandons qu’ils nous assistent en matériels de travail. Nous sommes livrées et exposées aux maladies. Ça ne peut pas aller si nous ne sommes bien équipées. Il faut qu’ils nous aident », a lancé la présidente des femmes de Sonfonia.

Aïssatou Camara

Malgré leur dévouement à ramasser les ordures, ces femmes disent souffrir dans le cadre de la collecte des ordures. « Nous sommes en train de ramasser les déchets, mais nous n’avons pas là où les déposer. Nous sommes en manque de brouettes, de voitures de ramassage des ordures, de ballets, de gants et nos nez ne sont protégés contre la poussière. Nous manquons aussi d’eau de javel. Je demande au gouvernement d’aider nos responsables du quartier à trouver les moyens pour mieux travailler », a dit Aissata Camara.

De Sonfonia, Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Tougué : le directeur préfectoral de l’éducation dans le collimateur du SLECG

26 janvier 2019 à 12 12 36 01361

Depuis quelques semaines, le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de Tougué, Fodé Moussa Traoré est accusé de continuer à muter arbitrairement les enseignants affiliés au bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) contre le contenu de l’accord obtenu le 10 janvier 2019 entre le gouvernement guinéen et les leaders nationaux du SLECG, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon la secrétaire générale du bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) de Tougué, Mme Kadiatou Djoloki Baldé, son directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Fodé Moussa Traoré, refuse de se conformer au contenu de l’accord obtenu entre le gouvernement et le SLECG le 10 janvier 2019. Car, dit-elle, l’accusé continuerait à réprimer les enseignants affiliés à son organisation syndicale, à travers des mutations arbitraires.

Pour illustrer ses propos la syndicaliste de l’éducation cite le cas d’un certain Niouma, un enseignant de la 6ème Année de Tougué II.

« Au moment où le protocole d’accord invite les DPE à rétablir les enseignants à leurs postes respectifs, celui de Tougué continue jusqu’à présent d’intimider les gens. Il refuse de ramener les enseignants mutés pour fait de grève à leurs postes » indique-t-elle.

Interrogé sur cette accusation portée contre sa personne, le directeur préfectoral de l’éducation (DPE) de Tougué, Fodé Moussa Traoré rassure qu’il n’a jamais muté arbitrairement un enseignant, à plus forte raison un syndicaliste.

A l’en croire, la mutation de l’enseignant de Tougué II dont il est question est intervenue quand il est venu l’absenter à l’école pendant la grève. Il estime que cette absence de l’enseignant n’était pas justifiée parce qu’il avait été nommé à ce poste pour être le répondant des encadreurs de l’éducation.

« Pendant la grève, j’ai muté des directeurs, parce que le directeur de l’école, c’est moi qui l’ai nommé. Il est mon répondant. Si je viens dans une école, je ne trouve pas de répondant, je suis dans les droits de laisser un répondant » a expliqué le DPE de Tougué, Fodé Moussa Traoré.

Par contre, il semble que le secrétaire général adjoint du SLECG de Tougué a été même rendu par le DPE à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé.

« Il a rendu encore le secrétaire général adjoint du bureau préfectoral du SLECG de Tougué, Amadou Baïlo Baldé, qui était jusque-là directeur de l’école primaire de Tougué I, à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé, parce que l’intéressé est efficace. Il n’a pas joué au mouchard derrière lui » ajoute la syndicaliste de l’éducation.

Sur cette question, pour le directeur préfectoral de l’éducation de Tougué, les mutations dont il s’agit se justifient par une nécessité de gestion du personnel enseignant relevant de son ressort.

« Faudrait-il ne pas gérer mon personnel, parce que tel ou tel est syndicaliste. Il faisait Tougué II où il y a 11 groupes pédagogiques pour 12 enseignants. J’ai envoyé avec une promotion là où il y a 2 enseignants pour 5 groupes pédagogiques. Il a refusé de rejoindre. Il est resté couché à Labé » conclut le DPE de Tougué.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Promo End Of Year : Orange Guinée offre des cadeaux aux heureux gagnants de la semaine

26 janvier 2019 à 12 12 05 01051

La société téléphonique mobile Orange Guinée, à travers la promo de fin d’année dénommée End of Year, a procédé hier, vendredi 25 janvier 2019, à la cinquième remise des cadeaux aux heureux gagnants de la semaine. Cette cérémonie de remise a lieu au rond-point Gbessia, dans la commune de Matoto, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de cette 5ème remise, quarante-huit (48) clients ont bénéficié de lots physiques, composés entre-autres, de tablettes Pixi 4 avec 1 Go; un téléviseur 55 pouces avec un abonnement canal d’une année ; un IPhone XS avec 3 Go de connexion renouvelable chaque mois pendant une année ; un téléphone Rise 32 avec une connexion de 500 Mo renouvelable par mois, pendant un an. En plus, 952 bénéficieront des positionnements automatiques sur leurs numéros téléphoniques orange.

Mme Baldé Adama Traoré

Selon madame Baldé Adama Traoré, cheffe de produit Marketing à Orange Guinée, l’objectif de cette promo est de venir en aide aux abonnés afin de bien accueillir la nouvelle année. « C’est une émotion de satisfaction que nous avons. Par ce que, voyons aujourd’hui 5 000 abonnés entrés en possession de leurs lots. C’est un plaisir de les voir partir avec sourire aux lèvres. C’est vraiment un sentiment de les récompenser. On a décidé de lancer la promo pour les accompagner au moment de la fin d’année. Par ce qu’on l’a lancé le 17 Décembre 2018 je rappel. C’était pour finir l’année en beauté avec nos abonnés et aussi entamer la nouvelle année qui commence avec sérénité. Nous avons des lots que nous allons leurs offrir chaque mois pendant un an. Ils sont au total 48 abonnées physiques qui vont recevoir des lots physiques et 952 qui vont recevoir des positionnements automatiques sur leurs numéros. Il reste un seul tirage et c’est ce jour-là que nous allons déterminer le gagnant du gros lot. Les 10.000.000 de nos francs », a-t-elle expliqué.

Sékou Oumar Cissé

Du côté des heureux gagnants, la satisfaction est de taille. Mr Cissé Sékou Oumar, qui a remporté un téléphone Rise 32 avec une connexion de 500 Mo, a dit toute sa joie avant d’inviter les citoyens à tenter leur chance. « Si tu reçois un appel pour dire que vous tu as gagné un cadeau, c’est une joie, c’est une satisfaction. Parce que, ça prouve à suffisance qu’Orange Guinée fait son maximum pour satisfaire sa clientèle. Orange Guinée nous permet aujourd’hui de rester au bureau transférer de l’argent aux proches depuis nos téléphones portables. Je demande à Orange de bien vouloir améliorer son service. Plus on a des cadeaux, plus on est content. Ce que je pourrais dire aux gens qui veulent gagner comme moi, c’est de continuer à recharger comme moi 5000 francs par jour. Qu’ils n’hésitent pas à recharger 5000 FG par jour. Je les encourages à augmenter leur chance », demande-t-il.

Fatou Cissé

Une autre gagnante, Fatou Cissé, n’a pas caché ses satisfactions d’avoir reçu 1 million de francs guinéens. Cissé Fatou explique comment elle a remporté ce cadeau. « Je viens de recevoir 1 million de la part d’Orange Guinée et je les remercie beaucoup. Je suis vraiment contente. C’est par rapport aux recharges que je fais chaque semaine ou chaque jour. C’est vraiment un tirage auquel moi je ne m’attendais pas. Par ce que, je reçois toujours les SMS d’Orange, mais je ne prends pas la peine de les lire. Même quand j’ai été appelé, je ne croyais pas. Je le prenais comme si c’était de l’arnaque. Je dis vraiment merci à orange Guinée ».

A rappeler que cette promo a été lancée depuis le 17 Décembre dernier et prendra fin le 27 Janvier 2019.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Siguiri : un chèque de 10 millions de GNF pour la brigade des jeunes volontaires

26 janvier 2019 à 11 11 49 01491

Devant l’insécurité grandissante que connait la ville de Siguiri, une brigade de jeunes volontaires a été constituée. La démarche vise à assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens dans la ville où les attaques, parfois mortelles, sont récurrentes. Devant le manque d’équipements de ces jeunes, un bienfaiteur a décidé de voler à leur secours pour qu’ils puissent mener à bien leurs activités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis six (6) mois, la sécurité de la ville de Siguiri est assurée par des jeunes volontaires qui manquent cruellement de moyens matériels : pas de pullovers, pas de torches, ni de gilets. Une situation qui rend difficile leur travail à cette période où l’harmattan fait rage dans la région.

C’est pour leur permettre de faire face à ces difficultés que monsieur Ousmane Dadi Camara, PDG de l’entreprise Construction Internationale Frenkamaya-Guinée (CIFRE-Guinée) leur a fait don d’un chèque de 10 millions de FG.

Selon Ousmane Dadi Camara, « je suis rentré tardivement la nuit à Siguiri. J’ai vu ces jeunes, sous le froid, sécuriser nos parents, pendant que ceux-ci sont en train de dormir. Ça m’a fait beaucoup réfléchir. C’est pourquoi j’ai fait ce don de chèque de 10 millions pour aider les jeunes à trouver quelques matériels. Ces jeunes ne sont pas payés par l’Etat ni par la commune. Nous avons le devoir de les aider, puisqu’ils sécurisent nos parents. J’invite les autres à penser à eux ».

Les bénéficiaires, par la voix Noufodé Camara, ont exprimé leur satisfaction devant ce geste. « C’est un don qui nous va droit au cœur, qui nous réconforte de plus. Nous remercions monsieur Camara. Ils sont nombreux les fils de Siguiri, mais il est le premier à penser à nous », a expliqué le président de la coordination des jeunes brigadiers.

Il faut rappeler qu’ils sont au nombre de mille (1000) jeunes bénévoles à assurer la sécurité de la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kindia : des citoyens sensibilisés sur les conséquences de l’immigration clandestine

26 janvier 2019 à 11 11 32 01321

Les actions visant à dissuader les jeunes guinéens à prendre les chemins incertains de l’immigration clandestine se poursuivent dans notre pays. C’est dans cette dynamique que le mouvement Jeune Aide Jeune (JAJ), a organisé une campagne de sensibilisation hier vendredi, 25 janvier 2019, dans la commune urbaine de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs citoyens, composés de jeunes, d’ex-migrants et de responsables de familles, se sont mobilisés dans la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes) de Kindia où s’est tenue une conférence axée sur les conséquences de l’immigration clandestine.

Idrissa Baldé

Selon Idrissa Baldé, président de JAJ (jeune Aide Jeune), « nous sommes dans le cadre de la sensibilisation des parents, des ex-migrants, de ceux qui rêvent d’y aller et de l’ensemble des citoyens de Kindia par rapport aux conséquences de l’immigration clandestine. D’abord, nous avons planifié beaucoup de choses. En amont, on a jugé nécessaire de trouver un conférencier qui connait les thèmes et les techniques. On a ensuite cherché des ex-migrants, des jeunes à travers les grandes bases dans les quartiers. On a cherché aussi les parents, les citoyens et les femmes pour qu’ils puissent assister à ce message qui sera livré ».

Parlant de ce qui a été fait concrètement, Idrissa Baldé a expliqué que des expositions de photos et des projections de films ont été mises à contribution. « On avait commencé par l’exposition des photos. On a eu à faire une projection de film au départ, pour que les participants sachent comment les jeunes sont entrain de souffrir sur la route de la Libye ; et, des ex-migrants ont témoigné ».

Pour ce qui est de l’atteinte des objectifs, le président de JAJ (jeune Aide Jeune) a laissé entendre qu’à l’issue de cette conférence, les jeunes ont compris qu’on peut rester chez soi et travailler.

Revenant sur les impacts négatifs de l’immigration clandestine à Kindia, Idrissa Diallo a donné des chiffres exacts. « Ce qui nous a motivés à organiser une telle activité, c’est qu’à Kindia, de 2013 à nos jours, il y a eu 25 à 30 jeunes qui sont morts suite à l’immigration clandestine. Au quartier Sambaya par exemple, il y a cinq (5) personnes d’une même famille qui ont perdu la vie ».

Mme Sylla Fanta Sylla

Pour sa part madame Sylla Fanta Sylla, présidente de l’ONG Femmes, Enfants, Jeunes, Education et Développement (FEJED/Guinée), qui est en partenariat avec JAJ, s’est réjouit de cette initiative. « Nous sommes là pour participer à la conférence du projet de l’immigration clandestine. Ce projet est en consortium avec 4 ONG. Pour cela, nous avons eu à sensibiliser. Nous avons touché plus de 2000 jeunes, parce que ce projet consiste à sensibiliser, à éduquer et à informer pour lutter contre l’immigration clandestine qui est devenue aujourd’hui un fléau, qui a endeuillé tant des familles à Kindia ».

Mohamed Kassy

C’est Mohamed Kassy, acteur local de la société civile, qui a animé la conférence. Selon lui, « c’est une problématique aujourd’hui de dimension internationale. C’est vrai que c’est une préoccupation de toutes les générations. Le principe de base d’abord, c’est de fait de vider l’Afrique de sa main d’œuvre, ses bras valides… La lutte contre l’immigration clandestine doit se faire à deux niveaux: le niveau occidental et le niveau africain ».

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Affrontement à Kintinian (Siguiri) : 9 blessés

26 janvier 2019 à 10 10 25 01251

Dans la journée d’hier, vendredi 25 janvier 2019, des violences ont été enregistrées dans la commune rurale de Kintinian, préfecture de Siguiri, dans la région de la Haute Guinée. Selon le correspondant local de Guineematin.com, c’est la mise en place du bureau de la Direction Sous-préfectorale de la Jeunesse (DSPJ) qui a opposé les partisans du pouvoir à ceux des indépendants qui dirigent actuellement la mairie de la commune rurale.

Deux groupes de jeunes de la commune rurale de Kintinian sont en conflit ouvert en rapport avec la mise en place de la structure locale de la jeunesse. Cette opposition est liée à la victoire d’un candidat indépendant lors des communales du 04 février 2018, au détriment du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, l’actuel bureau de la DSPJ serait soutenu par le parti au pouvoir, alors que le second groupe est constitué de jeunes favorables aux indépendants qui occupent la mairie actuellement.

L’actuel bureau de la DSPJ accuse l’autre camp de l’avoir agressé. Selon Mamadou 2 Camara, vice-président de la DSPJ, « ils avaient fermé une première fois notre bureau. Le préfet a fait une lettre circulaire en demandant aux jeunes de rester calme. Ce matin, nous étions au bureau quand ils sont venus nous trouver. Ils étaient armés de couteaux et de machettes et nous ont demandé de déguerpir. Ils ont commencé à nous frapper à coups de couteaux et de machettes. Sept (7) jeunes ont été grièvement blessés au couteau ».

Cette version des faits a été aussitôt rejetée par l’autre camp. N’Fally Camara, porte-parole des jeunes, accuse l’actuel bureau d’être entretenu par le parti au pouvoir. « Ils sont soutenus par le RPG. On leur avait demandé de fermer le bureau jusqu’à l’installation d’un bureau consensuel. Ils sont venus rouvrir le bureau. Ce matin, nous sommes poliment venus leur demander de fermer le bureau. Mais, ils avaient recruté des mercenaires à Doko et à Siguiri. Ceux-ci ont commencé à nous lapider. C’est ainsi que l’affrontement a eu lieu. Deux de nos jeunes ont été blessés », a-t-il expliqué.

A rappeler que les blessés ont été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins.

De Siguiri Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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